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INAYA et ENDER

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INAYA & ENDER : L'étincelle des blocsElle est le feu du quartier, il en est l’ombre la plus glaciale.À 18 ans, Inaya est une force de la nature. Marseillaise d’origine sénégalaise et libérienne, elle porte en elle la joie bruyante de sa famille, les rires de ses frères et la fierté d'un teint métissé qui fait tourner les têtes. Inaya ne baisse jamais les yeux, surtout pas devant les codes de la cité. Elle est l’insoumise, celle que personne ne dompte.Et puis, il y a Ender. 25 ans, un corps sculpté par le silence et un mystère qui pèse sur ses épaules aussi lourdement que son nom turc aux accents chic. Contrairement aux autres, Ender vit seul. Pas de famille, pas de cris, juste une berline noire et un regard de braise qui semble cacher un passé dont on ne ressort pas indemne.Quand leurs mondes s’entrechoquent au pied d’un bâtiment, c’est tout le quartier qui retient son souffle. Entre les traditions familiales envahissantes d'Inaya et la solitude dangereuse d'Ender, une tension électrique s'installe. Elle veut percer ses secrets, il veut la tenir à distance pour la protéger de son obscurité.

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Chapitre 1
Chapitre 1 : L'étincelle sous le bloc POV : Inaya Le soleil de Marseille tapait fort sur le goudron de la cité, cette chaleur qui te colle à la peau et qui rend tout le monde électrique. Je portais mon jean fendu aux genoux et un débardeur blanc qui ne laissait aucun doute sur mes formes. Maman me disait toujours que j'avais hérité des courbes de ma grand-mère du pays, un mélange de la carrure sénégalaise et de la finesse libérienne, avec mes seins pointus et mon fessier rebondi que la nature m'avait donné sans effort. Quand je marchais dans le quartier, je savais que les regards se posaient sur moi, mais je gardais la tête haute, le regard fier. Personne ne m’intimidait, surtout pas les petits qui squattaient les bancs. — Inaya ! Descends les poubelles et passe prendre du pain chez l’épicier, et grouille-toi avant que ton père ne rentre ! cria ma mère depuis le balcon du troisième. — C'est bon maman, j'y vais ! Je descendis les escaliers en courant, croisant mes deux grands frères qui faisaient les protecteurs dans le hall. Ils me surveillaient du coin de l’œil, mais ils savaient que je n'avais pas besoin de garde du corps. J'avais la langue bien pendue et une répartie qui calmait direct les plus courageux. En sortant du hall, je le vis. Il était là, appuyé contre sa voiture, une berline allemande noire aux vitres teintées. Ender. C'était le mystère en personne. Un nom turc qui sonnait chic, presque noble, mais un regard de braise qui sentait le danger. Il avait 25 ans et un corps de rêve, des épaules larges et des bras sculptés qui tendaient le tissu de son t-shirt noir. Il vivait seul dans le bâtiment C, ce qui alimentait toutes les discussions. Pourquoi un mec comme lui, avec cette carrure et ce charisme de patron, n'avait pas de famille autour de lui ? Il ne parlait à personne, ou presque. Je sentis mon cœur rater un battement quand nos regards se croisèrent. Je décidai de ne pas baisser les yeux. — Tu devrais faire attention où tu regardes, l’aguerrie. Tu vas finir par te prendre le poteau, lança-t-il d'une voix rauque, un petit sourire en coin qui me rendit folle. Je m'arrêtai net, les mains sur les hanches, le défiant du regard. — Et toi, tu devrais faire attention à ta voiture, Ender. Elle prend toute la place, comme ton ego. Il se redressa, quittant son appui contre la carrosserie. Il était grand, imposant. Quand il fit un pas vers moi, je sentis son parfum, un mélange de musc et d'oud qui me fit tourner la tête. — T'as toujours autant de répondant, à ce que je vois. Tu sais que c'est dangereux pour une petite de 18 ans de chercher les problèmes ? — Déjà, je suis pas une petite. Et les problèmes, c'est moi qui les crée, je les subis pas. Il laissa échapper un rire bref, presque un grognement. Ses yeux parcoururent ma silhouette, s'attardant sur mes courbes avant de remonter vers mon visage avec une intensité troublante. — Sah, t'es culottée. C’est pour ça que tout le monde parle de toi ici, Inaya. — Laisse les gens parler. Ils n'ont que ça à faire dans ce quartier. Toi le premier, t'es le sujet numéro un des commérages. Pourquoi tu vis tout seul ? T'as peur que ta famille voit qui tu es vraiment ? Le sourire d'Ender disparut instantanément. Son regard devint sombre, impénétrable. La tension entre nous changea de nature, passant de la provocation à quelque chose de beaucoup plus lourd, presque électrique. — Occupe-toi de tes baguettes et de tes darons, Inaya. Ma vie, c'est pas un film que tu regardes le soir. — On verra bien, Ender. Le mystère, ça finit toujours par lasser. Je tournai les talons, sentant son regard brûlant dans mon dos pendant que je m'éloignais vers l'épicerie. Mon sang bouillait. Il était arrogant, solitaire et bien trop beau pour son propre bien, mais il venait de comprendre une chose : je n'étais pas une fille qu'on impressionnait d'un simple regard

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