Chapitre 12 — La nuit des chasseurs

560 Words
La pluie frappait toujours la fenêtre du motel. À l’intérieur de la petite chambre, la lumière jaune de la lampe créait une atmosphère calme. Trompeusement calme. Gabriella dormait à moitié. Son corps reposait contre celui d’Adrien. Depuis plusieurs heures, la fatigue avait finalement pris le dessus sur l’adrénaline. Mais quelque chose la réveilla. Un bruit. Très léger. Un craquement. Ses yeux s’ouvrirent immédiatement. Son instinct d’enquêtrice reprit le contrôle en une seconde. Elle posa doucement la main sur l’épaule d’Adrien. — Réveille-toi. Adrien ouvrit les yeux presque aussitôt. — Quoi ? Gabriella murmura : — Il y a quelqu’un. Le silence s’étira dans la chambre. Puis… un clic métallique. La poignée de la porte. Adrien se redressa immédiatement. Gabriella attrapa son arme. La poignée tourna lentement. Puis la porte s’ouvrit. Un homme entra. Grand. Silhouette calme. Une arme équipée d’un silencieux dans la main. Gabriella tira immédiatement. La balle frappa le mur. L’homme se déplaça avec une vitesse presque irréelle. Il plongea derrière le meuble. — Merde, murmura Adrien. Gabriella tira une deuxième fois. Le tueur répondit. La balle traversa l’abat-jour. La chambre plongea dans l’obscurité partielle. Adrien attrapa Gabriella. — La salle de bain. Ils se précipitèrent à l’intérieur. La porte se referma. Une balle traversa le bois. Gabriella retint son souffle. — Ce n’est pas un amateur. Adrien hocha la tête. — Non. Ils entendirent les pas du tueur. Lents. Méthodiques. Gabriella regarda autour d’elle. La petite fenêtre de la salle de bain. — On sort par là. Adrien l’ouvrit. La pluie entra immédiatement. Le tueur tira encore. La porte de la salle de bain explosa en éclats. Gabriella sauta par la fenêtre. Adrien la suivit. Ils tombèrent dans la ruelle derrière le motel. La pluie rendait le sol glissant. — Par ici ! cria Gabriella. Ils coururent. Mais le tueur apparut déjà à la fenêtre. Il sauta lui aussi. Atterrit parfaitement. Puis se mit à courir. Adrien jeta un regard derrière lui. — Il est rapide. — Je vois ça ! Ils tournèrent dans une ruelle plus sombre. Gabriella s’arrêta brusquement. — Attends. Adrien la regarda. — Quoi ? Elle leva son arme. Le tueur arriva. Gabriella tira. Une balle. Deux. L’homme plongea derrière une voiture. Puis le silence revint. Adrien murmura : — Tu l’as eu ? Gabriella secoua la tête. — Non. Une ombre bougea derrière eux. Le tueur apparut soudainement. Il frappa Adrien violemment. Adrien s’écroula contre le mur. Gabriella tira. La balle frôla l’épaule du tueur. Mais il disparut déjà dans l’ombre. Le silence retomba. Adrien se releva difficilement. — Il est parti. Gabriella serra les dents. — Non. Elle observa la ruelle. Le sang sur le sol. — Je l’ai touché. Adrien respira profondément. — Ça ne l’empêchera pas de revenir. Gabriella regarda la pluie tomber. — Vargas. Adrien hocha la tête. — Oui. Puis il la regarda. — Et ce n’était qu’un avertissement. Gabriella essuya la pluie sur son visage. — Alors la prochaine fois… Elle arma son pistolet. — On sera prêts. Au même moment. Dans un immeuble du centre-ville. Le sénateur Vargas observait l’homme blessé entrer dans la pièce. — Ils sont toujours en vie ? demanda-t-il. Le tueur hocha la tête. — Oui. Vargas resta silencieux quelques secondes. Puis il sourit légèrement. — Intéressant. Il se leva. — Très bien. Sa voix devint glaciale. — La chasse continue.
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