MON BEAU BOURREAU.
Quand je me suis réveillée, j’étais dans une salle obscur, je ne voyais pratiquement rien. J’étais épuisé et apeurée. Je pensais surtout à ma mère et je me demandais pourquoi ils m’en veulent. Qu’est-ce que j’ai fait ? D’où me connaissent-ils ? Toutes ces questions restaient sans réponses. En voulant descendre du lit, je me suis heurté le pied sur un objet et je suis tombé. Un homme est entré, ce n’était pas l’un des hommes qui m’ont enlevé mais un autre.
_ Que me voulez-vous ? Demandais-je en larmes
Il sorti et ferma la porte après lui sans me répondre.
Ensuite deux filles sont entrées avec des robes et des chaussures en main.
_ Bonjour la nouvelle, me dit l’une
Elle éclata de rire quand elle me vit en pleur,
_ Ma chérie bienvenue en enfer, sèche tes larmes car tu en auras besoin pour plus tard. Ajouta-t-elle
_ Arrête ça Aria, tu crois que c’est drôle ? Lui reprocha l’autre fille. Bonsoir moi c’est Emilie nous sommes là, pour t’aider à t’habiller.
_ Où suis-je ? Questionnais-je et pourquoi m’a-t-on emmené ici.
_ Nous ne le savons pas, nous sommes au camp, nous avons aussi été enlevé comme toi, ils ne vont pas te faire de mal si tu fais ce qu’on te demande de faire. Lève-toi nous allons t’aider.
_ Ils ont tué ma mère… Dis-je avec la plus grande tristesse.
_ Je suis désolé, ça va aller, me dit Emilie
_ Ecoute Emilie nous ne sommes pas ici pour jouer les psychologues ok, ma chérie tu vas prendre un bain et tu mets ses vêtements sinon tu vas passer un sale quart d’heure, elle s’en alla.
_ ne Fais pas attention à elle, elle est perturbée.
_ Qu’est-ce qu’ils vont faire de moi ? Qui sont-ils ?
_ Ce sont des terroristes, tous ce qu’ils savent faire c’est tuer, ils n’hésiteront pas à te tuer, il faut faire attention tu sais.
_ Je préfère mourir tu sais, ils ont tués mes parents, je n’ai plus aucune raison de vouloir vivre…
_ Ne t’en fais pas avec le temps chacun récolte ce qu’il a semé un jour, on sortira d’ici.
_ Est-ce qu’ils te font du mal ?
_ Non c’était seulement au début, maintenant il nous utilise tous simplement pour accomplir leur désir, on a fini par gagner leur confiance, nous sommes devenue des leurs…
Je ne comprenais vraiment pas ce qu’Emilie me disais. J’ai surmonté ma douleur et j’ai fait ce qu’elle m’a demandé de faire. Elle m’avait apporté une robe rouge en dentelle et m’a maquillée aussi.
_ T’es jolie tu sais, il va t’adorer.
_ Qui ? De qui tu parles ? Demandais-je surprise
_ Personne, oublies ce que je viens de dire dit-elle en s’en allant.
Quand j’ai voulu la suivre, le gars qui était à la porte m’a empêché de sortir.
Quelques heures plus tard, il est venu et m’a demandé de le suivre.
_ Pour aller où ? Demandais-je
_ Ne posez pas de questions et suivez-moi.
_ Je n’irai nulle part lui répondis-je
_ Je vous le répète mademoiselle suivez-moi ou je serai obligé de vous y emmener par force.
_ Je n’irai nulle part… Criais-je
Il me porta mais cette fois avec une grande délicatesse et m’emmena dans un autre bâtiment, il me posa devant la porte et me demanda d’entrer. Je suis entré. La salle était grande et très belle on dirait le salon d’un collectionneur d’objet d’art. Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’ils me voulaient, pourquoi leur « boss » a-t-il voulu qu’on m’emmène ? Et pourquoi a-t-il fait tuer ma mère ? Si y’a une chose que je sache c’est que ces gars n’étaient pas des gentils. J’étais en train de regarder la salle quand j’ai entendu quelqu’un arriver.
_ Bonsoir ma douce ! Me dit-il
Je suis retourné et je suis tombé nez à nez avec un bel homme, très charmant robuste, grand de taille je le connaissais pas bien évidemment.
_ Comment tu vas ? Me demanda-t-il
_ J’ai été enlevé, ma mère a été tué, j’ai été brutalisée…
_ Je suis désolé que ça ne se soit pas passé comme prévu, je ne voulais pas te faire de mal.
_ Alors c’est vous le « boss » de tous ces tueurs ?
_ Non, ce sont des guerriers pas des tueurs. Me dit-il tout doucement
Il était vraiment différent de celui que j’imaginais. Je m’attendais à tout sauf à un homme aussi beau et aussi posé que lui, il semblait inoffensif, doux et innocent. Je n’arrivais pas à croire que c’était lui en plus il semble jeune comme s’il avait 20ans.
_ Assieds-toi ma douce on va parler me dit-il. Je me suis assise.
_ Qu’est-ce que tu veux ? Questionnais-je est-ce que tu me connais ?
_ Non mais je veux te connaitre, t’es si belle et courageuse tu me plais beaucoup, je crois que je suis tombé amoureux de toi la première fois que je t’ai vu.
_ Qu…Quoi.. Où m’as-tu vu ?
_ Tu sais je me promène souvent dans ton village, mais rassure toi je ne t’ai pas vu au marché ou quelque chose du genre. Je t’ai vu dans un marécage, ça fait pas longtemps.
J’étais vraiment étonnée, vraiment surprise par ce que je venais d’entendre. Il est amoureux de moi… ?! Sans le vouloir j’ai éclaté en sanglot, j’étais choquée il a tué ma mère parce qu’il m’aime, de quel amour parle-t-on ? Je n’avais même pas digérer la mort de mon père que ma mère aussi fut tué, de la même manière et par les mêmes gens.
_ Ecoute je ne te veux aucun mal ok, je te veux juste pour moi.
_ Eh bien tu ne m’auras jamais est-ce que tu as compris ? Lui criais en m’en allant mais une fois à la porte son garde de corps me porta et me ramena à l’intérieur. Il sourit et me dit.
_ Je vois que tu n’as pas compris, en fait tu es à moi maintenant, je te veux et tu es à moi, c’est comme ça. Et comme je te l’ai dit en s’approchant de moi, je ne veux pas te faire de mal si tu ne me pousse pas à le faire, tu comprends. Ajouta-t-il en me donnant des baisers au cou.
_ Tu ne me fais pas peur lui dis-je en m’éloignant de lui
_ Ce n’est pas mon intention, mon intention c’est de te rendre folle dingue de moi et je sais que j’y arriverai, je vais voler ton cœur. Me dit-il sereinement. Cependant tous ceux qui ont dit ne pas avoir peur de moi ne sont plus de ce monde, je tiens à te le signaler.
Il alla mettre de la musique et revint vers moi.
_ Tu m’accordes cette danse mon soleil, me dit-il en me tendant la main ;
Sans répondre je suis allée m’asseoir ;
_ Tu es têtue et ça me plait beaucoup. Ensuite il a frappé dans ses mains et des danseurs sont entrés.
Ils ont dansés pendant environs trente minutes, avant de partir, je n’avais rien dit et je n’y avais pas prêté attention.
_ Pourquoi tous mes efforts pour te faire plaisir sont vains. Me dit-il
_ Tu veux vraiment me faire plaisir, lui demandais-je avec perspicacité
_ Oui je veux te faire plaisir répondit-il
_ Laisse-moi m’en aller dans ce cas, c’est le seul plaisir que tu peux me donner,
_ Ah non chérie, je peux te donner un autre plaisir, répliqua-t-il en s’approchant plus prêt et en me prenant le visage entre les mains, puis il essaya de m’embrasser je l’ai repoussé et je me suis levée.
Mais il se leva aussi et me prit de force et m’obligea à l’embrasser. Je l’ai repoussé à nouveau et je lui ai craché sur le visage. Ce qui l’énerva, il me prit brutalement par les cheveux et me traina jusqu’à une chambre puis me jeta violemment sur le lit.
_ La récré est finie ma puce ; il se coucha sur moi il m’obligea à l’embrasser.
_ Noooonn faites pas ça je vous en prie.
Il ne m’écoutait plus du tout, je criais, je me débattais comme je pouvais mais il était vraiment trop fort, il m’avait presque immobilisé. Il était excité et m’avait déshabillé. J’avais vraiment peur j’essayais de toutes mes forces pour me défaire de lui en vain. Puis j’ai senti sa peau nue sur la mienne ;
_ Faites pas… ça… s’il vous plait… Mais il ne m’écoutait plus…
J’étais vierge, il était vraiment trop brutal. Il réussit à me pénétrer de façon très violente, j’ai ressentie une douleur que je n’avais jamais ressentie auparavant, il m’a fermé la bouche avec ses mains et à commencer à faire des vas et vient. Mon Dieu j’ai cru que j’allais mourir. Ensuite il s’est levé et est parti.
Je n’arrivais plus à me lever, je suis restée coucher, j’avais aussi beaucoup saigné. J’ai vu ma vie défiler sous mes yeux. J’ai entendu la voix d’Emilie, je ne voyais plus claire, elle m’a soulevé mais je n’arrivais pas à me tenir débout.
_ Je vous ai dit de la nettoyer pas de l’emmener Emilie, entendis-je une autre voix. J’avais l’impression de rêver.
Le lendemain matin je me suis réveillée dans une autre chambre, j’arrivais à me lever malgré la douleur, j’ai voulu sortir mais la porte était verrouillée. Je me suis assise en pleurant, toute la nuit je n’ai fait qu’avoir des cauchemars, je revoyais ce gars poignardé ma mère à mort, je revoyais le corps sans vie de mon père et comment ce type m’immobilisais avec sa grande force. Ma souffrance était immense.
_ Pourquoi moi ? Pourquoi tout ceci m’arrive ?
Un instant après la s’ouvrit et Emilie entra avec un plat en main et un gars qui la suivait. Je l’ai attrapé la main, je voulais qu’elle reste avec moi. Mais le gars n’a pas voulu qu’elle reste il a retiré sa main de ma main et elle s’en alla sans me dire un mot.
Je me suis couchée en pleur. Est-ce ça ma vie dorénavant, qu’est-ce que je serai ? Une prisonnière qu’on abuse sexuellement à vie. Tout ce que je voulais c’était de mourir.
Je n’avais aucune envie de manger alors je n’ai pas touché au plat qu’avait déposé Emilie.
Des heures plus tard, mon bourreau arriva. J’étais assise à l’extrémité du lit. Il vint s’asseoir à l’autre extrémité.
_ Comment tu vas ? Me demanda-t-il
Je suis restée sans réponse
_ En fait je ne me suis même pas présenter je m’appelle Jason et toi à partir d’aujourd’hui tu t’appelles Cristal c’est un joli prénom non.
_ …
_ Tu es fâché contre moi pour ce qui s’est passé hier, je sais que j’ai été brutal, je ne suis pas comme ça tu sais mais tu ne m’as pas laissé le choix. Il faut que tu saches que tu vas souffrir si tu ne fais pas ce que je dis car je n’accepte pas qu’on me dise non.
Il a parlé encore et encore avant de s’en aller, à un moment je ne l’écoutais plus car ma peine était trop grande surtout en sa présence qui en elle-même une toute autre souffrance. Je le hais vraiment de tout mon cœur. Il s’est levé et est venu vers moi.
_ Tu sais il faut que tu manges quelques choses, passer toute une journée affamé ce n’est pas chose facile. Il a voulu me donner un b****r sur la joue, mais j’ai évité.
Il avait une sérénité incroyable, il parlait avec aisance et ne se sentait coupable de rien. Après son départ je me suis couchée, pleurant ma mère et Amina qui ont été tuées à cause de moi. Je pensais pourvoir reconstruire ma vie après la mort de mon père, je commençais à peine à surmonter la douleur de son absence qu’il est venu m’arracher ma mère brutalement aussi.
_ Je te vengerai papa, je te vengerai maman, je me vengerai aussi, je vais nous venger tous ; m’écriais-je
À suivre