Un retour annoncé

1332 Words
Travis Hier soir a été une explosion de sensation. Si je n'avais pas cet événement à organiser à l'hôtel, je serai retourné cette nuit. Malheureusement, je ne peux pas laisser mes émotions gérer ma vie. Même si, je dois l'avouer, l'envie de tout lâcher pour la retrouver est très, très forte. Mais ce défilé que nous organisons est très important. C'est un peu l'équivalent de la fashion week, sauf que c'est sur deux jours. Je dois être présent pour tout organiser. J'ai demandé à Elliot d'être le photographe de la soirée et de se charger d'en mettre sur le site de l'hôtel. J'attends justement qu'il arrive pour que nous finalisions les détails du contrat. Je fais le tour des différents services, me rends en cuisine pour vérifier le menu du restaurant, j'enchaîne avec le service d'étage et quand j'arrive dans le hall pour vérifier si les décorations sont en place, je vois arriver mon frère. - Salut chef ! - Arrête tes bêtises Elliot. - Tu m'as engagé et tu me payes, ça fait de toi mon patron. - Si tu veux jouer à ça, très bien. Tu as deux heures de retard, je te l'enlève de ta paye ? - Pourquoi réagis-tu comme ça frérot ? - Je ne suis plus ton patron alors ? - Tu joues su les mots. Alors, tu t'es remis de ta rencontre ? -De quoi me parles-tu ? - Danse sensuelle, femme au déhancher à faire b****r un aveugle... - Stop, c'est bon. - Alors ? - Elle m'a plu, c'est vrai, j'ai eu terriblement envie de l'emmener chez moi et de lui faire hurler mon prénom. Et si elle n'était pas en compagnie de cet homme, j'aurais volontiers tenté ma chance. - Tu penses qu'ils sont ensemble ? J'ai un gros doute. Surtout que je l'ai vu partir avec le barman. - Je ne sais pas. Elle était vraiment aguicheuse, et notre petit jeu m'a plu. En plus, quand je l'ai vu partir à moto... - Tu es sérieux ? Habillé comme elle l'était ? Merde j'ai manqué ça. Elle devait être bandante. - Tu ne peux pas imaginer à quel point. Rien que d'y penser je deviens tout dur. - Hoooo, ok. On va en rester là pour aujourd'hui. - Ha, ha, ha, petite nature ! - Tu peux te moquer si tu veux, je suis certain que si je te donnais les détails de ma vie sexuelle, tu réagirais de la même façon. D'ailleurs, hier soir... - Finalement, je crois que c'est toi qui as raison. On va éviter ce genre de conversation. - Ha, ha,ha. Cette fois, c'est toi qui retournes ta veste ! - La ferme ! Allez, nous sommes là pour parler boulot. Je vais déjà te montrer les installations que nous avons mises en place, comme ça, tu pourras voir où installer ton matériel. - Oui chef ! À cause de mon idiot de frère, je me suis remémoré sa position sur cette machine infernale, et il m'est difficile, voir impossible d'empêcher à mon érection de se manifester. Je vais devoir vraiment me concentrer pour faire redescendre la pression, ça va être dur. Maria Après deux séances photo, un essayage en vue de mon prochain défilé, je suis vanné, ma matinée a été épuisante. Je me rends chez mes parents pour un petit repas entre nous. Mon travail me prend beaucoup de temps, alors de temps en temps, je passe pour que nous passions un petit moment ensemble. Je gare la moto de Giovani devant la maison familiale et j'enlève le casque. Je lui apporterai à son salon de coiffure tout à l'heure. Ma mère ouvre la porte et sort dans l'allée. - Maria Rosa ¿ pero niña qué hacesen esta máquina de la muerte ? ( Ma fille que fais-tu sur cette machine de la mort ?) - Maman, une voiture est tout aussi dangereuse, tu sais. - Elle ne t'envoie pas valser à plusieurs mettre ! - C'est une question de point de vue mamá. ( Maman). - Edouardo, parle a tu hija ! ( Ta fille ) - Pour lui dire quoi ? Tu penses qu'elle va m'écouter ? Elle a hérité de ton caractère, alors débrouillez-vous. - Dios mio, (mon Dieu), que vais-je faire de ces deux-là ? Allez, rentrons. Je récupère les clefs et je suis mes parents à l'intérieur de la maison. Je suis vraiment heureuse des moments que nous partageons. Pour nous, la famille, c'est sacré et il est important que nous puissions nous voir aussi souvent que possible. Nous, nous installons à table, et nous commençons à déguster les délicieux plats que ma mère nous à cuisiné. -Maman, je ne vais pas pouvoir goûter à tout, j'ai un défilé important dans quelques jours. - Ici, à Londres ? - Oui, pendant deux jours, je vais être très prise, on ne se verra pas, et je ne vais pas avoir de temps pour moi. - Et ça se passe où? - Au grand hôtel B.F.S - Vraiment. Mes parents se regardent et leur mine devient plus sérieuse. Ça n'annonce rien de bon. - Pourquoi vous regardez-vous comme ça? - Tu connais le propriétaire de cet établissement ? Tu en as une petite idée ? - Je ne connais pas tous les responsables des lieux où je vais travailler. Pourquoi cette question ? Mon père secoue la tête da gauche à droite, puis regarde ma mère avant de plonger son regard dans le mien. - Les initiales de ce grand hôtel signifient BARKLEY Father and Son. (Père et fils). Je relâche mes couverts et regarde chacun de mes parents. J'avoue que je n'ai jamais fait le rapprochement. - C'est son établissement ? - Oui, comme la moitié des hôtels de la ville. - Y mierda ! ( Et merde) - Surveille ton langage Maria. - Pardon maman. Les mots sont sortis tous seules. De toutes les façons, ça n'a pas vraiment d'importance puisqu'il n'est pas à Londres. - Tu te trompes encore ma fille. Il est revenu depuis quelques jours maintenant. - Quoi, mais comment... Comment es-tu au courant d'ailleurs ? - Nous discutons de temps en temps lui et moi, et il m'a dit qu'il revenait. - Comment peux-tu parler avec lui après tout ce qui... - Assez ! Tu ne sais pas ce qui s'est passé, alors je t'interdis de dire quoi que ce soit. - Si tu avais dénié me dire ce qui c'est passé peut-être que... - Les affaires des adultes ne regardent pas les enfants. Tu le détestes et tu ne sais même pas pour quelle raison, c'est irresponsable de ta part. - À qui la faute dit moi ? Même aujourd'hui, tu refuses de... - Silence ! J'en ai assez de vous deux. On ne se dispute pas sous mon toit. Te voy a regalar uno, ya verás. ( Je vais vous en mettre une, vous allez voir). Je regarde mon père, et je sens la colère monter en moi. Il me considère toujours comme une petite fille et ne me parle pas de certaines choses. Pourquoi ? Je l'ignore. Il vaut mieux que je m'en aille avant de dire quelque chose que je regretterais. - Je dois partir, on se verra un autre jour. Je pars récupérer ma veste et le casque et je m'en vais en claquant la porte. Alors que je mets le casque et referme la veste, j'entends la porte s'ouvrir et une personne qui arrive en courant. Ma mère. - María asiste !( Maria attend). Je ne peux pas rester, je risque de devenir méchante voir insultante, et elle ne mérite pas ça. Je monte à moto et je mets les gaz, la vitesse m'aide à décompresser. Finalement, je suis heureuse de l'avoir gardé, ma voiture ne m'aurait pas procuré autant de sensation. Il est revenu, Travis est de retour, et c'est dans l'un de ses hôtels que je vais défiler. J'espère ne pas tomber sur lui.
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