Promesse tenue

1788 Words
Travis Nous sommes arrivés depuis un peu plus d'une heure dans ce club, et je ne vois toujours pas de trace de Maria. Malgré les masques, je la reconnaîtrais les yeux fermés, comment ne pas la remarquer. Installé à ma table, je regarde mes amis et mon frère profiter de la piste de danse en très bonne compagnie. Mon verre à la main, je scrute chaque personne qui entre. J'allais perdre espoir quand deux personnes passent l'entrée. La femme sourit et se déhanche au rythme de la musique. C'est elle, enfin. Elle porte une jupe noire évasée qui lui arrive à mi-cuisse, son haut de la même couleur dévoile son ventre et son léger décolleté laisse deviner l'oasis de plaisir qu'est sa poitrine. Ce soir, elle porte un masque rouge, qui lui cache la moitié du visage. J'ai terriblement envie d'aller la saisir et l'emmener avec moi sur la piste de danse, mais je ne veux pas l'effrayer. Je peux bien lui accorder quelques minutes. Ils se dirigent vers le bar et commandent. Je l'observe taper les doigts sur le comptoir en attendant son verre. Elle se meut au rythme de la musique, mes yeux se fixent à ses hanches qui semblent m'appeler. J'imagine mes mains s'agripper de part et d'autre de son corps pour la faire vibrer, mais mon très cher frère vient me gâcher la vue. - Tu comptes rester assis toute la soirée ? - Ne t'inquiète pas pour moi, je vais passer une excellente soirée. Il regarde dans la direction que je fixe, et un sourire se forme sur son visage. - Je comprends mieux pourquoi tu es resté ici et que tu n'as pas remarqué le groupe de femme qui t'observe depuis un moment déjà. Amuse-toi bien, moi, j'y retourne ! Il s'en va en cherchant avec qui il va danser, et moi, j'observe ma proie dans l'attente du moment propice pour l'approcher. Je les observe avancer vers la piste, Giovani la fait tourner pour qu'elle se retrouve face à lui. Ils se collent l'un à l'autre avant de commencer à bouger sur un Mambo. Maria Après avoir bu un verre, et que Giovanni ait salué le barman de la dernière fois, nous partons enflammer la piste de danse. Les morceaux s'enchaînent et je me suis complètement détendu. Je libère mon stress et ma frustration à chaque chorégraphie et j'en suis heureuse. Giovani avait raison, cette sortie me fait le plus grand bien. Mais avant que la musique ne se termine, nous sommes interrompus par un homme. - Comme on se retrouve ma belle inconnue. Je peux être le prochain ? Je regarde cet homme, surprise de le retrouver ici, je ne pensais pas le revoir. Je sens Giovani qu s'éloigne de moi pour lui laisser la place, puis il me fait un clin d'œil. - Ça tombe bien, je voulais justement prendre une pause. - Tu ne peux pas... - Amusez-vous bien ! Il s'en va, en m'abandonnant encore une fois aux mains de cet homme sans m'avoir laissé le temps de parler. - Je suis ravi de te revoir, belle inconnue. Cette fois, j'espère bien avoir la chance d'avoir plus d'une danse. Il m'attrape la hanche pour me rapprocher de lui, et nous joignons nos mains pour débuter une Rumba. Cette danse est comme une communication non-verbale, nos gestes, notre langage corporel semble nous envoyer des signaux d'alerte et je commence à m'en inquiéter. À chaque déplacement de sa main sur mon corps, une chaleur se diffuse en moi. La salsa est une danse sensuelle, mais contrairement à notre première rencontre, la Rumba est plus sportive, on la considère même comme une danse de salon. Alors pourquoi mon corps réagit autant à son toucher ? Et son regard plein d'avidité qui me consume... - J'avais hâte de te revoir. - Vraiment, et pourquoi. - Parce que tu déclenches en moi un feu ardent et que je rêve de te faire jouir et crier de plaisir. - On peut dire que tu es direct. - Je suis un homme qui dit ce qu'il pense, et là, maintenant, je te désire. - Tout ça, sans avoir vu mon visage, tu n'as pas peur du risque. Je suis peut-être affreuse. - Mon métier m'a appris une chose, on ne doit pas s'arrêter à un physique. Tes yeux parlent pour toi, et les frissons que tu me fais ressentir me disent que je ne dois pas attendre pour te le dire. - Et si je ne suis pas intéressé ? - Je n'ai pas peur des défis. Je te parie que je parviendrais à capturer ses douces lèvres avant la fin de la soirée. - Ha, ha, ha, buena suerte para ti.( Bon courage à toi). - Cet accent que tu as est le meilleur des aphrodisiaques. - Je te laisse te calmer, je prends une pause. Je pars en le laissant sur la piste et passe devant Giovani en lui montrant l'étage. Je vais faire un tour aux toilettes avant de venir le rejoindre pour boire un verre. Cet homme à tout de même réussit à me faire douter de mon self-contrôle. Travis Je la regarde prendre les escaliers en laissant derrière elle une multitude de regards d'hommes affamés. Le balancement de ses hanches pendant qu'elle monte est un supplice pour moi. Soudain, sans réfléchir, je décide de la suivre, une idée à jailli de mon cerveau dérangé. Je lui ai fait une promesse et je ne compte pas attendre plus longtemps pour faire ce que j'ai dit. Je reste à une distance raisonnable pour ne pas qu'elle me remarque, mais assez près pour voir dans quelle direction elle va. Elle longe le long couloir en regardant chaque porte, puis elle finit par entrer dans une pièce. Je ne lui laisse pas le temps de fermer à clef et je l'ouvre doucement . Elle ne m'a pas entendu, elle est perdue sur son téléphone, certainement à cause d'un message. J'observe les lieux, ça ne ressemble en rien à ce à quoi je m'attendais. La pièce est propre, il y a une porte que je pense être les toilettes, un lavabo avec une grande vasque, il est posé sur un meuble en bois, sur le mur un immense miroir, c'est lumineux, et une senteur capiteuse à la note épicée flottes dans l'air. Elle a encore les yeux fixés sur son téléphone. Je tourne le loquet de la porte doucement et me rapproche d'elle. Au moment où elle range son portable, elle relève la tête et ses yeux tombent directement dans les miens alors qu'elle est encore face au miroir. - Mais que... - Il y a une chose que tu dois savoir à mon sujet, je suis un homme de parole. Et sans lui laisser le temps de comprendre ce qui se passe, je la colle à moi, la retourne et saisis ses lèvres. Son goût est délicieux, un mélange de barbe à papa et de mojito. Elle essaie de se débattre, mais ma prise est trop ferme. Je la serre un peu plus , ce mouvement lui fait ouvrir la bouche et sans attendre ma langue s'y introduit. - Hum, Humm. Elle pousse de petits gémissements qui me guident aux portes de l'enfer, je me sens complètement grisé. Mes mains caressent son corps et elle fond entre mes bras. Je la soulève du sol et ses bras s'enroulent autour de mon coup. Mon autre bras passe sous ses fesses et je la place sur le meuble en bois . Je laisse mes mains se balader sur son corps, et je me faufile sous son haut. Je sens ses tétons pointer, ses gémissements se font plus intenses. Ma main gauche glisse le long de son dos et passe sous sa jupe. - p****n, merde. Tu veux ma mort ? Elle me regarde et encre ses yeux dans les miens. Elle semble réfléchir à ce qu'elle doit faire, mais je ne veux pas lui laisser l'occasion de me repousser. Ce n'était pas mon plan initial, mais je ne pense pas être capable de la laisser s'en aller avec juste un b****r. Je la désire bien trop pour ça, j'en veux beaucoup plus, alors je ne la laisse pas penser davantage et je m'empare à nouveau de ses lèvres, je déplace sur le côté son string et introduis en elle un doigt. Sa tête bascule vers l'arrière, mes lèvres se déplacent le long de son coup et je remonte jusqu'à son oreille. - Je suis désolé ma belle, je pensais être capable de m'arrêter après un b****r, mais il semblerait que tu aies plus d'effet sur moi que je ne le pensais. Alors si tu veux que ça s'arrête dit le maintenant. Elle gémit encore plus fort et bouge les hanches enfonçant mon doigt en elle encore plus. Je prends cette réponse pour le signal et sans attendre, je cherche un préservatif dans ma poche. Je remercierai Eliot plus tard pour ce cadeau. Tout en continuant à l'embrasser, je baisse mon pantalon et mon caleçon en une seule fois, elle attrape le préservatif, l'ouvre et me le met d'une rapidité déconcertante. - Si tu savais comment tu m'excites ma belle ! Je la pénètre sans attendre et son geignement de satisfaction au moment où je m'enfonce totalement en elle devient la plus belle chose que j'ai entendue. Elle s'agrippe à moi, enfonce ses ongles dans mon dos et je sens ses cuisses se refermer autour de moi. Je sombre dans la luxure, j'ai l'impression de perdre la tête, mon corps se dissocie de mon cerveau tellement, je me sens comblé. Mes mouvements se font plus rapides et ses cris deviennent plus intenses, dans un dernier aller-retour, nous finissons par jouir ensemble. Je lui vole encore un b****r avant de la regarder. Sa respiration est encore saccadée, et elle semble se demander ce qui vient de se passer. Je vais profiter de ce moment pour lui faire une proposition, c'est une idée folle, mais je tente le coup. Je retire le préservatif, remonte mon pantalon et je lui remets ses vêtements et son string en place. - C'était génial ! J'aimerais te faire une proposition, je voudrais que l'on se revoie hors de ce club, mais il faudrait que nous gardions encore nos identités secrètes. Je connais certains lieux discrets et plus propices , mais je te laisse le temps d'y réfléchir. Nous pouvons nous revoir dans 3 jours ici pour en discuter et tout mettre au point si tu es d'accord. - Je ne... - Non, pas de réponse immédiate. Réfléchis à mon offre. 3 jours, et nous en reparlerons. À bientôt ma belle. Je l'embrasse une dernière fois avant de partir. J'espère vraiment qu'elle acceptera...
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