Retour dans le passé.

1309 Words
Maria C'est le jour du défilé, et j'ai un stress énorme. Nous sommes arrivés hier soir à l'hôtel, et tôt ce matin nous avons eu les essayages et un défilé sur le podium pour que nous puissions nous repérer. Un photographe, visiblement payer par l'hôtel a fait quelques photos. Je profite du spa qui se trouve dans le bâtiment pour m'offrir une séance de massage pour pouvoir me détendre, et je dois dire que c'est plutôt une réussite. Après deux heures de palpations, je monte dans ma chambre pour prendre une douche, dans environ une heure, je vais devoir me rendre dans la loge et me mettre au travail. Je pose mon téléphone sur le lit pour profiter d'une bonne douche quand il sonne. - Ciao ragazza ! ( Bonjour jeune fille). - Salut Giovani. Rassure-moi, tu viens toujours. - Bien sûr, j'arrive dans quarante minutes. - Tu restes après ? - Je ne vais pas trouver de place, toutes les chambres sont prises. - Reste dormir avec moi. - Si je reste avec toi, tu ne voudras pas dormir, et tu seras fatigué pour ton deuxième jour de travail. - Je suis angoissé Giovani, j'ai besoin de toi. - Tu as peur de quoi au juste ragazza (jeune fille) ? C'est le stress du défilé ou celui de tombé sur ton cher Travis ? - Tu m'as déjà vu anxieuse pour un défilé ? Et puis ce n'est pas MON Travis. Je veux juste éviter de revoir ce connard pour ne pas rater mon défilé. - Tu es une Professionnelle Maria, tu dois être capable de gérer tes émotions sans que cela n'influence ton travail, tu vaux mieux que ça. - Voilà la raison pour laquelle je veux que tu restes cette nuit. - Parce que je te connais par cœur ? - Non, enfin aussi. Mais c'est surtout parce que tu n'hésites pas à me dire franchement les choses. - Mi fai disperare. ( Tu me désespères). OK, je dormirai avec toi cette nuit. Heureusement que je suis encore à la maison. - YESSSSSSSS. Merci, merci ! - Tu me remercieras devant une bonne assiette d'agnolotti del plin. - Toi et tes pâtes farcies à la viande et aux légumes. En plus, tu veux perdre du poids, la sauce au rôti qui est servi avec ne va pas t'aider. - Tu peux parler Madame Fabada asturiana ! Tu penses que les haricots blancs, le porc, le bacon, le chorizo et la morcilla c'est mieux ? - Quoi ? Ce ragoût est parfait pour tenir toute la journée quand il fait froid. - Sauf que tu n'attends pas l'hiver pour en manger. - Pourquoi devrai-je attendre pour déguster ce que j'aime ? - Et tu oses me faire la leçon ? Mi sto arrendento. (J'abandonne). - Hé ! Tu abandonnes quoi d'ailleurs ? - Te faire retrouver la raison, c'est mission impossible. - No importa que ! ( N'importe quoi ! ). Bon, on parlera plus tard, je dois partir pour finir de me préparer. Tu as une place réservée au premier rang, donnes juste ton nom à ton arrivé et on te conduira à ta place. - Hooo, en mode VIP, je suis gâté ! - Hombre estúpido.( Homme stupide). - Continue à m'insulter et je ne viens plus ! - Allez, je t'embrasse, à tout à l'heure. Je raccroche, soulagé de savoir qu Giovani sera présent. Au moins, si jamais je tombe sur Travis, je pourrai me retourner vers mon ami. Je croise tout de même les doigts pour ne pas le rencontrer. Travis Cette journée a été harassante, j'ai couru partout pour que tout se déroule à la perfection. Je me suis réfugié dans mon bureau pour me refaire, et je profite de cette accalmie pour appeler Greg pour savoir où ça en est avec notre mannequin rebelle. Je sais qu'il ne dort pas encore puisqu'il m'a envoyé un mail il y a cinq minutes. - Salut Greg. Tu fais des heures supplémentaires ? - On peut le voir comme ça. Je termine des contrats pour trois de nos mannequins qui doivent partir dans deux jours aux Iles Canaries. - Pourquoi tu dois travailler dans l'urgence ? - Les mannequins qui avaient été choisis sont tombés malades, alors il a fallu trouver des remplaçantes. J'ai tout de même cherché des suppléantes au cas où. - Je comprends, une chose est sûre, c'est que tu ne chômes pas. Dit moi, ou en es-tu avec ta sœur. Qu'as-tu décidé ? - Je lui ai trouvé une autre agence, c'est une petite structure. Je lui ai donné une année pour qu'elle me prouve qu'elle est capable de changer. À la moindre incartade, sa carrière avec nous est définitivement finie. - En faisant ça, tu sais que le risque est grand ? Si jamais on refuse de travailler avec elle, plus personne ne la prendra comme mannequin . - Je le sais, mais elle doit comprendre que chacune de ses actions à des conséquences. La, il n'y aura plus de frère pour rattraper ses bêtises. Elle est seule. J'espère qu'elle comprendra. - Moi, j'espère qu'elle réalisera ce que son frère a fait pour elle. Tu l'éduques en douceur, apprendre par soi-même, c'est une bonne stratégie. Tu veux l'obliger à grandir. - ... - Je ne retiendrais pas plus longtemps, ne tarde pas trop. - Ne t'en fais pas. J'ai à peine raccroché qu'Elliot entre dans mon bureau avec un large sourire. - Pourquoi reviens-tu aussi tôt dans mon bureau. - Je voulais te montrer quelque chose, je pense que tu vas adorer. - Montre-moi. Il prend son appareil photo Nikon D850, puis fait défiler les images avant de sourire et me le tendre. - Je suis photographe depuis bien longtemps, et se genre de mensuration ne se trouve pas à chaque coin de rue. Je suis sûr que tu vas vite comprendre. Je regarde l'écran et je reste sans voix. Ce corps, ses yeux, cette couleur de cheveux. Non, c'est impossible ! Maria SANCHEZ est cette femme qui m'a retourné la tête la dernière fois ? Alors elle est mannequin maintenant , et elle est dans mon hôtel? - Alors, tu restes silencieux pour une fois. Une danse et elle t'a marqué. - Tu ne l'as pas reconnu ? - C'est la femme du club de salsa. - Regarde-la bien. - Si j'avais déjà rencontré cette nana, je m'en souviendrais. - Elle a pourtant gardée le même visage. C'est Maria. - Maria, Maria, Maria. Non, je ne vois pas. - La dernière fille d'Edouardo SANCHEZ. - Non ! Tu rigoles. - Pas du tout, c'est bien elle. - Eh ben ! Elle a bien grandi. Elle était déjà jolie ado, mais là ! Mais j'y pense, à l'époque, tu l'aimais bien. - Je l'aimais bien ? - Ne fais pas celui qui ne comprend pas s'il te plaît. - Mais, je ne comprends pas ce que tu veux dire Elliot. - Ne me fais pas croire que tu es stupide. Très bien, tu l'aimais bien dans le sens ou si elle n'était pas si jeune à l'époque elle serait passé à la casserole. - Très poétique de ta part. - C'est toi qui as lancé le jeu je te rappelle. C'est tout de même étrange, quand elle était adolescente elle te faisait déjà un certain effet, et l'autre nuit sans savoir que c'était elle, tu étais encore tout retourné. Je ne peux rien répondre à ça, je n'ai aucun argument. Si elle m'avait reconnu cette nuit-là, jamais elle n'aurait réagi de la sorte.Maria pense que nous ne voulions pas aider son père, mais c'est tout le contraire. Pour l'instant, j'ai envie de continuer à profiter de ces soirées masquées avec elle. La sentir bouger tout contre moi. J'espère juste qu'elle ne me démasquera pas trop rapidement.
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