Chapitre 5

2100 Words
Malgré mon désir qu’on aille plus loin, mon égo pris le dessus et je le repoussai avec colère. Moi : tu n’es pas un homme de parole Il me remit sur le siège avant de prendre un air de chien battu. Albert : je suis désolé chérie, je suis un homme amoureux. Comment m’arrêter au b****r quand tu bouges ton corps sur moi avec autant de sauvagerie ? Moi : humm… Albert : d’accord, on le fera après tes résultats. Tu descends ici ? Moi : oui ! Albert : ne me dit pas que tu es fâché alors que j’ai bien vu comment tu désirais la même chose que moi. Moi : c’est vrai que j’en ai envie mais tu sais… Je suis vierge et je ne veux pas encore perdre ça. Après les examens au moins. Albert : humm… Vierge ? Moi : oui ! C’est étonnant ? Albert : très ! Venant de toi c’est même incroyable. Moi : tu vas être confirmé le jour qu’on va le faire. Pour le moment ne m’excite plus comme aujourd’hui. J’aime bien que mes principes soient respectés. Il changea de mine et devint plus sérieux. Comme s’il avait trouvé ce qu’il cherchait en moi. Un léger baisé sur ma bouche et il sortit vérifier qu’il n’y avait personne en route avant de me faire sortir en me rendant mes affaire. Je m'en allai en grande car je n’étais pas tombé dans son piège. Un taxi me laissa juste devant le quartier car même s'il voulait aller plus loin, la route ne pouvait le permettre. J'avais tellement honte de devoir entrer dans cet endroit avec un téléphone comme celui que j'avais dans le sac et l’homme que j’avais dans ma vie depuis quelques heures. En arrivant à la maison, je rencontrai ma mère qui avait trébuché au carrefour et avait renversé les ingrédients pour le repas du soir. Elle se forçait à tout ramasser dans cette boue immonde. Prise de colère devant les railleries de certaines personnes qui passaient par là, j'allai remettre chacun à sa place en commençant par la vendeuse dans un kiosque de call box. Moi : quand une maman comme ça tombe, au lieu d'aller l'aider tu te mets à rire, c'est ce que ta s****e de mère t'a appris? C'est comme ça qu'on t'a éduqué? Regardez-moi cette chose. Attends, tu vas voir comme je vais te faire virer d'ici. À tour de rôle, je fis comprendre à tous ces gens qu'un jour viendra où ils se coucheront pour que je fasse de leur dos mon tapis. Je passai devant ma mère comme si je ne la connaissais pas tout en lui faisant signe de laisser tout ce qui était par terre. Elle m'ignora et ramassa tout avec l'aide de certains jeunes du quartier. J'étais tellement en colère qu'elle se rabaisse à ce point. Elle me faisait de plus en plus honte, ce qui me donnait encore plus envie de quitter cette maudite vie de pauvre. J'avais à peine mis mon téléphone en charge lorsqu'elle entra. Maman : tu fais la morale à tout le monde pour s'être moqué de ta mère mais toi-même tu passes en laissant des inconnus m'aider. Tu es quel genre de fille? Moi : je suis le genre de fille qui refuse de se faire honte en route en aidant une femme qui se rabaisse à ramasser du poisson sec dans la boue. C'est quoi comme ça? Tu ne peux pas un peu te respecter? C'était quoi comme ça? Elle posa ses sacs et s'avança vers moi. Du revers de la main, elle me donna une gifle qui fit tourner mes yeux. Pour qu'elle en arrive là, il fallait qu'elle soit vraiment en colère. Maman : c'est comme ça que j'ai fait de toi ce que tu es. C'est comme ça que je t'ai élevé jusqu'aujourd'hui. Je la regardais, elle me répugnait. J'étais en colère contre Dieu. Il aurait pu me faire naitre dans un cadre mieux que celui-ci. Le visage de ma mère s'était attristé, je l'avais blessé mais je m'en foutais. J'allai me réfugier dans ma chambre et je me mis à pleurer. Je ne sus ce qui me faisait pleurer mais je pleurais. Une fois plus calme, je m'endormis en pensant à un lendemain aux caresses d’Albert, c’était tout simplement magique. Je devais le mettre en confiance en le repoussant donc je ne regrettais pas d’avoir coupé de bon moment. Tout était bien planifié dans ma tête. Mon avenir ne pouvait en aucun cas être comme la vie de mes parents. Je devais montrer à tous que moi aussi je pouvais marcher la tête haute. Quelques heures plus tard je m'étais réveillé. Mon téléphone devait faire encore une heure de temps alors je m'occupai avec mes cahiers. Au moins dans ce domaine, j'excellais naturellement. Pendant que j'étudiais, je ne cessais de penser à des manières d'avoir mon concours d'un coup. Je savais que sans y mettre un peu d'argent ou même beaucoup d'argent, il n'y avait pas moyen d'obtenir son concours dans ce pays. Si Albert était capable de débourser de telles sommes rien que pour mon plaisir, j'espérais qu'il puisse m'aider également dans cette lancée. Je décidai donc de lui en parler à notre prochain rendez-vous. Sachant qu'il était intéressé juste par ce que j’'avais entre les jambes pour le moment, je devais le rendre fou de moi et ceux par tous les moyens. Minuit venait de sonner, mon téléphone était prêt à usage. Il se faisait tard mais je voulais parler avec Albert. Et si sa femme était avec lui? Je m'en foutais éperdument. J'activai ma carte Sim et lançai l'appel en suivant la notice du téléphone. Il ne mit pas du temps à me répondre. Albert : je vois que tu as déjà activé ton téléphone Moi : et j'avais hâte de t'appeler; Qu'est-ce que tu fais? Albert : je viens de rentrer comme ça, j'étais à une petite soirée avec mes collègues. Moi : tu ne m'as même pas invité hein Albert : je sais que tu es encore mineure. Je ne voudrai pas avoir à te mettre dans les ennuis. Je t'aime beaucoup trop pour ça. Qu'il m'aime ou pas était bien le cadet de tous mes soucis. On se raconta des histoires d'amour sans tête ni queue jusqu'à ce que je raccroche. Curieusement, il parlait à haute voix comme s'il n'eut pas eu de femme près de lui. Je n'avais pas sommeil alors je commençai à profiter des bienfaits de l'internet. Je réactivai tous mes comptes dans les réseaux sociaux. Ils étaient tous en pause à cause de maman. Elle s'était plainte à l'administration de l'école pour qu'on me prenne mes téléphones dont elle ne connaissait pas la provenance. Une fois connecté, mes amans virtuels commencèrent à m'envoyer des tonnes de messages. Je me voyais renaitre. Sans m'en rendre compte, je m'endormi avec le téléphone dans les mains. Au moment où j'étais sensé entendre les joyeux cris d'oiseau à six heure du matin, j'entendis plutôt les cris de ma mère. À peine réveillé, elle me criait déjà dessus. Maman : qui t'a encore donné le téléphone? C'est quoi ça? Hein Belinda? Moi : ça devient seulement quoi maman? Aka il faut me laisser dormir. J’ai étudié jusqu'à très tard et je suis encore fatigué. Aujourd'hui là il faut me laisser tranquille. Maman : je vais casser ce téléphone. Elle tendit la main pour me le prendre mais je fus plus rapide qu'elle. Moi : je ne suis plus une petite fille maman. Je ne vois pas pourquoi tu devrais me prendre mon téléphone. Maman : pourquoi tu ne veux pas attendre d'avoir ton bac pour que je t'achète un téléphone qui viendra du cœur? Pourquoi tu te comportes ainsi ma fille? Moi : une chose est certaine maman, tu ne pourras jamais m'offrir un téléphone comme celui-ci. Tu ne peux pas me donner ce qui me fait envie alors laisse-moi chercher toute seule. Maman : j'ai tellement peur pour ton avenir. Je prie Dieu chaque jour pour qu'il te guide. Tu t'égares et je n'arrive pas à te redresser. Moi : je fais ce que ni toi ni papa n'arrivez à faire. Je me bats pour avoir une vie un peu plus facile. Je ne veux pas finir mes jours dans un quartier aussi crasseux que celui-ci. Je refuse de me laisser aller à la pauvreté comme toi. Ça jamais. Maman : je suis fière de ma pauvreté. J'ai beaucoup bataillé pour construire cette maison qui t'énerve. Je me bats chaque jour pour te faire à manger, je me fais même insulter pour ça. J'ai même brulé ma chair pour te sauver. Moi : comment ça? Maman : je veux juste que tu comprennes que dans cette vie on se contente de ce que Dieu nous donne. On doit gagner sa vie à la sueur du front. Moi : tu penses que j'ai eu ce téléphone à la sueur de quoi? Pardon ma'a il faut même souvent me faire confiance. Quand je réussis à faire quelque chose tu n'es jamais avec moi. Elle me laissa seule en baissant la tête. Je ne savais parler à personne, pas même à ma propre mère. L'état dans lequel je venais de la mettre m’était égal. Tout ce qui m’importait c'était qu'elle ne touche pas à mon téléphone. Je n'avais même prêté attention à ce qu'elle m'avait dit. Qu'elle s'était brulé la chaire pour moi. Que voulait-elle dire? Pendant que je calmais ma colère, Albert m'appela. Je soupirai un instant puis décrocha. Moi : bonjour prof Albert : oulala, tu es en colère ou quoi? Moi : c'est juste que j'ai une mauvaise mine ce matin. Comment tu vas? Albert : je vais très très bien. Tu as bien dormi j'espère Moi : c'était calme. On pourra se voir aujourd'hui? Je devenais de plus en plus douce. Albert : je suis disponible à plein temps pour toi. Choisi juste le lieu et l'heure. Moi : au restaurant d'hier, à l'hôtel. Dès que je fini avec mes cours, on se retrouve là-bas. Albert : c'est compris ma belle. On va faire comme tu veux. L'objectif de ce jour était de trouver un moyen pour qu'il m'aide à m'acheter ce concours. Même si mon mérite pouvait être valorisé, je devais mettre la main à la pâte pour maximiser mes chances. Comme à la veille, je mis sur moi un vêtement valorisant mes formes. Cette fois j'avais des écouteurs relié à un téléphone dernier cri comme bonus. Sans attendre que Carine vienne me chercher, j'allai à l'école. À mon arrivé, elle était en train de converser avec Henry, le fameux enseignant qui avait un faible pour elle. Une colère vive m'enflamma. Elle n'était pas venue me chercher mais elle était là avec ce jeune vacataire. J'allai vers eux. Moi : mama, je suis à la maison je t'attends alors que tu es ici hein Carine : à mon arrivé tu te disputais avec ta mère. Je n'ai pas voulu déranger alors je suis parti. Moi : han d'accord. J'ai cru que tu avais oublié Elle était plus sèche avec moi. Je n'aimais pas du tout ça même si je faisais mine de m’en foutre. On passa la journée sans parler ni rire aux éclats comme d'habitude. Elle préférait sourire aux clins d'œil de l'enseignant. Pour le moment je devais m'occuper d'Albert avant d'en arriver à ces deux. Pour ma part, l'enseignant était trop bien pour s'intéresser à elle et non à moi. Le cours fini, j'allai directement à l'hôtel où Albert m'attendait déjà. Il avait mis un gros boubou qui le rendait encore plus influent. Une fois là-bas, il remarqua ma mauvaise mine. Albert : mais c'est quoi cette tête? Tu es en colère contre qui? Moi : contre le pays Albert : moi, y compris? Moi : c'est juste cette affaire de concours qui me stresse. Tu connais le pays si nor. Tu peux travailler dure comme ça alors qu'on a déjà acheté toutes les places. Albert : je te comprends ma chérie mais on va faire comment? C'est le pays. C'est l'argent qui parle. Moi : pourtant je veux devenir une grande femme parmi les docteurs de ce pays. Je veux qu'on me connaisse et qu'on connaisse mon homme. J'ai tellement envie de finir cette vie avec toi. Albert : tu sais, tout est possible avec moi. Il te revient de choisir si tu veux vraiment finir cette vie avec moi. Mais tu dois bien réfléchir, une fois le train lancé, il ne s'arrête qu'à la destination. #À_suivre…
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