Moi : tu veux par-là dire quoi?
Albert : Je veux par-là dire que si tu me choisis comme compagnon de vie alors on finira cette vie à deux. Je t'aime déjà tellement.
Moi : tu penses que je blague quand je dis que je veux tout faire avec toi? Je suis très sérieuse.
Albert : alors tu auras ton concours.
Moi : comment ça?
Albert : je vais mettre un peu ma main de chance et tu vas voir. Tu vas devenir un grand docteur de ce pays et pas seulement hein. D'ailleurs aussi.
Moi : jure mon bébé
Albert : je te l'assure ma belle. Tu es une jeune fille très vaillante. Je veux que tu entres dans ma vie à tous les niveaux. Surtout au niveau du boulot.
Moi : du boulot? Être enseignante?
Albert : tu penses que c’est seulement l'enseignement qui me permet de bien vivre comme ça? J'ai mes busines et si tu deviens docteur, ça va beaucoup m'aider. Tu es jeune et intelligente donc ça va vite aller. J'ai des projets pour toi.
Moi : hayaaa... Mon cœur va sortir du ventre. Pardon je veux savoir de quel travail on parle. Ça donne de l'argent? Je veux savoir oooo
Albert : tu le sauras en temps voulu ma belle.
Je n'avais pas cherché à savoir de quoi il s'agissait. Je m'étais mise à gesticuler dans tous les sens tellement j'étais heureuse. Je me voyais déjà riche. Je ne voulais même plus réfléchir, j'allais rester avec Albert le temps qu'il faudra pour devenir une grande dame.
Le temps passa, les choses allèrent rapidement. Sachant que j'allai d'office réussir, j'avais cessé d'étudier comme avant. Je passais mes journées dans les grands restaurants et piscine avec Albert. Carine et moi prenions de plus en plus de la distance. Curieusement, je n'avais plus jamais vu la fameuse fille du restaurent. Ce matin, dans les bras d'Albert à la piscine, on regardait les informations dans son téléphone jusqu'à ce qu'on tombe sur un fait divers. Une jeune fille tuée et vidée de ses organes. C'était elle, c'était cette fille.
Moi : hayaaa... Tu vois ça chérie? Tu vois ce que je vois? C'est Diane, ton ex de l’autre jour au restaurent. C'est elle. On l'a tué? Maaasssaaa.... Le dehors est risqué.
Albert : c'est la vie hein, elle seul sait ce qu'elle faisait.
Moi : en tout cas...
De toutes les façons sa mort n'augmentait rien à ma vie. Je continuai à me faire câliner par Albert. Curieusement, il n'avait pas demandé à vouloir coucher avec moi depuis tout ce temps. Certainement qu'il se soulageait assez avec sa femme. Une femme dont il ne parlait jamais. Je voulus en savoir plus sur cette femme anonyme.
Moi : dis mon chéri, comment va ta femme? Je vois toujours ta fille mais jamais ta femme.
Albert : ma femme? Hahaha... Si tu veux continuer à être ma chérie pendant longtemps, ne cherche pas à trop savoir. Contente-toi de ce que je te dis. Ne fouille pas, okay?
Moi : je veux juste savoir nor. C'est mal?
Albert : c'est très mal. Ma femme va bien, ça te va?
Moi : ça me va.
Je n'étais pas du genre à me contenter de ce genre de réponse alors je devais fouiller et connaitre le fond de cette histoire. Nos moments de bonheurs se prolongèrent jusqu'au concours.
J'étais sorti très tôt de la maison ce matin du jour-j sans prendre les encouragements de maman parce que Albert m'attendait dans sa voiture au carrefour. En sortant, maman cria mon nom.
Maman : tu pars sans dire au revoir ma fille?
Moi : je suis très pressé maman. Tu veux me dire quoi?
Maman : que Dieu te guide mon enfant
Moi : han... C'était juste ça? Merci quand même.
Maman retourna à l'intérieur sans plus rien dire. Cela m'était bien égal. Au carrefour, Albert était là. Il m'attendait déjà. On alla jusqu'à l'université qui était le centre du concours.
Albert : même si tu n'écris rien tu vas passer hein. J'ai déjà tout arrangé.
Moi : merci mon chéri. Tu es un ange
Dans ses bras j'avais plongé. Pour une première fois, j'avais presque senti mon cœur battre. Était-ce de la joie ou autre chose? Je ne voulais même pas y penser. Il en profita pour me relever le visage et m'embrasser. J'avais accepté ce b****r sans un seul moment de doute. Quand on eut terminé, j'allai en salle. Carine était assise juste devant moi et se concentrai du mieux qu'elle pouvait. Je me demandais pourquoi elle perdait son temps à composer ce concours qu'elle allait échouer.
La journée passa rapidement. Avec Carine, je débattais sur les QCM de l'épreuve. J'avais néanmoins traité toute l'épreuve qui était assez abordable. Ce jour, on recommença à se parler. Pour ne plus nous mettre en mauvais point, je ne lui avais pas parlé de ma relation avec Albert. J'ignorai que tout le monde était au courant de mes allées et retours en Rav-4.
Carine : tu as fait comment avec le prof? Tu joues toujours avec lui?
Moi : non ooo, j'ai déjà eu mon téléphone.
Carine : donc c'est son sosie qui t'a laissé à l'entrée campus hein.
Moi : Hummmm... Je ne veux pas qu'on se dispute.
Carine : j'espère juste que tu vas t'en sortir.
Moi : tu as fait comment avec monsieur Henry? Je vois bien comment il te jette des regards en classe.
Carine : pour le moment je ne fais que l'observer. C'est vrai qu'il me plait beaucoup mais… Je vais voir avec lui ce soir si on peut se mettre ensemble ou pas. Tu sais que depuis la naissance de ma fille je n’ai pas eu de relation.
Moi : han d'accord. C'est bien ooo. Il a même l'argent?
Carine : il est débrouillard comme tu vois là. Il a eu son concours de médecine il y'a cinq ans déjà. Donc avec un peu de chance il pourra bientôt terminer de se former. Il aime beaucoup le travail et m'encourage fortement. Vraiment il a l'aire d'un type bien.
La jalousie et moi étions bons amis. Même si Carine était ma copine, j'étais capable de l'empêcher de vivre ce bonheur que je voyais de loin. En arrivant à la sortie du campus, Henry courut vers Carine avec un large sourire.
Henry : alors? Comment c'était?
Carine : espérons qu'on me prenne parmi les mérites. Je sais au moins que je ne t'ai pas déçu.
Henry : c'est ce que je voulais entendre.
Moi : on ne me demande pas aussi comment c'était?
Henry : je ne t'avais même pas vu. Vraiment désolé.
Il ne m'avait pas vu? J'étais sidéré par cette phrase, j'avais envie d'exploser. Comment ça il ne m'avait pas vu? Je le regardai un long moment. Il bavardait et riait avec Carine. Je voulais tellement être à sa place.
Moi : vous parlez seulement entre vous?
Henry : c'est toi qui as décidé d'aller rester derrière. Sinon tu peux nous rejoindre dans la conversation.
Moi : merci bien
Je ralentis un moment pour les laisser marcher. Je voulais m'insérer au milieu d'eux sans même savoir pourquoi. Je réussis mon coup. Ma taille me permettait d'empêcher Carine de le regarder. Son regard n'était plus posé que sur moi lorsqu'il marchait.
Moi : dites-moi alors, vous disiez quoi?
Henry : peu importe ce qu'on disait, était-ce une raison pour que tu viennes te mettre entre nous?
Moi : akieuuu...
Henry : tout le monde te connaît Belinda. Tout le monde connais ce que tu es, avec qui tu marches et ce que tu fais avec ces personnes. Donc sache qu'avant de lancer ton caillou l'oiseau avait déjà vu.
Carine : ça va nor Henry, toi aussi.
Henry : il y'a des choses que je n'aime pas. Tu sais que je la supporte juste à cause de toi. J'ai voulu la remettre plusieurs fois à sa place mais tu m'en as empêché.
Me sentant humilier, j'avais pressé le pas en les laissant. Me manquer de respect de la sorte était tout simplement inconcevable. Je voulais que comme Albert, c’est idiot d'Henry tombe amoureux de moi. Il jouait au saint mais j'étais certaine qu'il aimait mon corps. J'avais tout ce que Carine n'avait pas. Un corps de rêve, une intelligence qui faisait des envieux, qu'est-ce qu'il pouvait bien trouver à ma copine?
Une fois à la maison, je cherchai un moyen de mettre un terme à leur relation avant même qu'elle ne naisse. J'étais bien déterminer à ce qu'il soit seul plutôt que d'être avec elle. En fouillant dans ma tête, je me rendis compte que moi à la place de Carine, je n'aurai pas encore dit à mon partenaire que j'avais une fille. C'était là le point faible de leur sentiment. En fouillant dans les groupes du centre de formation pour concours, je tombai enfin sur le numéro d'Henry. J'allai changer les paramètres de mon compte manière à rester anonyme. Je commençai la conversation qui allait bouleverser bon nombre de chose au courant de ma vie.
Moi : salut Henry, c'est comment?
Il n'était apparemment pas connecté. J'écrivis à Carine et elle non plus n'était pas connectée. Ils devaient être ensemble. Qu'est-ce qui pouvait autant me choquer dans cette relation? J'allai tout de même vérifier chez elle. En arrivant, je les aperçus dans un coin caché du carrefour en train de s'emmouracher. Prise de colère, j'envoyai un enfant du quartier appeler la mère de Carine et je me tins de loin pour observer la scène.
Sa maman n'avait pas digéré le fait qu'elle ait ramené un enfant à la maison pour ajouter à leur situation déjà précaire. De ce fait, sa rage fut de taille. Carine n'avait pas eu le temps de s'expliquer qu'elle en avait déjà pris une. Ne pouvant se battre contre la mère de sa copine, Henry fut obligé de se rabaisser en prenant sur lui toutes les injures de la maman enragé. Je filmais tout. Je comptais bien salir leur réputation pour m'assurer que cette relation s'éteigne complètement. La noirceur de mon cœur caractérisé par mon hypocrisie démesuré envers ma soit disant amie dépassait mes entendements. C'était tout simplement de la jalousie.
Après avoir fini de filmer, je courus vers la scène déjà pleine de monde pour retirer Carine des griffes de sa mère.
Moi : héééééé mama, tu veux la tuer? Ça va nor, laisse. Elle ne va plus recommencer.
-ferme te bouche idiote, c'est votre travail dans ce quartier.
Moi : laisse je pars avec elle mama, le temps que tu te calme.
Ce qui fut fait. Je ramenai Carine chez nous en compatissant à ce qui lui arrivait. Au fond je mourais de rire mais je devais faire ce semblant qui m'allait très bien. Une fois à la maison, elle se mit à me raconter ce qui s’était passé. Elle pleurait à chaude larme.
Carine : je voulais comme ça amener Henry à la maison pour le présenter à maman au moins en tant que mon ami. Je ne sais pas comment maman a su que j'étais en route. Vraiment les gens sont mauvais. C'est certainement une personne du quartier qui m'a fait ça.
Moi : tu connais les gens nor. Avec le cœur noir de jalousie.
Carine : je voulais par la même occasion lui présenter ma fille.
A suivre...