Adeola. Mon courage solidement ancré après ma confession à mes amis, je me tiens devant la porte du bureau de la directrice et rédactrice en chef du magazine. L'attente me semble interminable. Je jette un regard furtif derrière moi, tentée par l'idée de battre en retraite, quand, enfin, sa voix claire résonne : — Entrez. Trop tard pour fuir. J'inspire profondément, pousse la porte et entre avec une retenue calculée. Derrière son bureau impeccablement rangé, elle m'accueille d'un sourire mesuré. Son allure est toujours aussi soignée, élégante sans excès, avec cette classe naturelle qui force l'admiration. — Bonjour, madame, dis-je en prenant place face à elle, le dos raide d'appréhension. — Bonjour, répond-elle, son regard perçant captant le moindre de mes mouvements. Je prends une

