Adeola. Une fois mon dîner terminé, je repose ma fourchette. Un dernier bruit métallique résonne dans la cuisine avant que tout ne retombe dans le silence. Je reste immobile quelques secondes, les yeux fixés sur mon assiette vide, comme si j'attendais quelque chose, une pensée, une sensation, une réponse que je ne trouverai pas. Puis, lentement, je me lève et me dirige vers le lave-vaisselle. Le claquement de la porte en se refermant est le seul son qui trouble l'air. J'éteins les lumières, laissant la pénombre reprendre ses droits, et monte les escaliers d'un pas mesuré. Les bruits de mes pas résonnent dans le couloir, sonnant creux, comme une mélodie sans harmonie. Une impression étrange flotte dans l'air—celle d'une présence qui s'efface doucement, d'un vide qui s'installe avec une

