Adeola. Je monte les escaliers et pousse la porte de sa chambre . La pénombre enveloppe la pièce, seule la lueur diffuse d'une lampe de chevet éclaire les contours du mobilier. Il est là, allongé sur son lit, son bras replié derrière sa tête . Nos regards se croisent une fraction de seconde, mais je fais mine de ne pas y prêter attention. Son indifférence apparente me rend la pareille. Sans m'attarder, je me dirige vers le dressing et ouvre la porte qui y mène directement ,évitant soigneusement son regard pesant derrière moi. L'odeur subtile de son parfum flotte dans l'air, mêlée à celle du bois verni et du cuir . Je retire à la volée plusieurs robes, sans prendre la peine de choisir. Mes gestes sont rapides, presque brusques. J'ajoute quatre paires de chaussures, trois sacs... Peu impor

