Le vent tourna au milieu de la nuit. Ce ne fut pas un grand changement. Pas une bourrasque spectaculaire. Juste une variation subtile, comme une respiration qui se décale. Dans une forêt normale, personne ne l’aurait remarqué. Ici, ce simple détail suffisait à annoncer quelque chose. Raphaël se figea près de la porte. Aylia, assise à même le sol, le dos contre le mur, releva la tête avant même de comprendre pourquoi. Ses sens n’étaient plus les mêmes depuis la pleine lune. Elle percevait maintenant l’air comme une matière. La nuit n’était plus un vide. Elle était remplie de traces. Raphaël ne dit rien tout de suite. Il s’approcha de la fenêtre, écarta légèrement le tissu et observa la ligne sombre des arbres. Sa silhouette ne tremblait pas, mais Aylia sentit une tension différente dan

