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La Louve Rejetée

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Blurb

Ils l’ont rejetée sous la lune.Ils pensaient qu’elle disparaîtrait dans le silence.Aylia était destinée à être la compagne de l’alpha.Loyale. Discrète. Parfaite aux yeux de la meute.Jusqu’au soir où elle devient le sacrifice nécessaire pour préserver l’ordre.Rejetée publiquement, effacée socialement, privée de tout lien, Aylia n’est pas chassée par la violence… mais par l’oubli. Une méthode propre. Efficace. Cruelle.Ce que la meute ignore, c’est que l’invisibilité est une arme.Loin des regards, Aylia observe.Elle comprend les règles cachées, les mensonges transmis comme des traditions, les failles d’un pouvoir fondé sur la peur et le silence.Elle ne cherche pas à revenir par la force.Elle attend le moment où le système commencera à se fissurer.La Louve Rejetée est un roman dark et intense, où le rejet devient le point de départ d’une transformation froide et implacable.Pas une héroïne naïve.Pas une vengeance explosive.Mais une montée lente, psychologique, irrésistible.Parce que dans une meute,ceux qu’on sacrifie aujourd’huisont souvent ceux qui dominent demain.

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Avant la lune
La meute s’éveillait toujours avant le soleil. Ce n’était pas une règle écrite, mais une habitude profondément ancrée, presque biologique. Les portes s’ouvraient dans un ordre précis, les pas se répondaient, les voix se calibraient instinctivement. Chacun savait où se placer, quoi faire, quand parler et quand se taire. L’ordreússiait avant même qu’on le nomme. Aylia faisait partie de ce mécanisme depuis toujours. Elle ouvrit les yeux avant l’aube, comme chaque matin, sans sursaut, sans rêve persistant. Son corps savait. Il savait quand il fallait se lever, quand il fallait écouter, quand il fallait se fondre dans le rythme collectif. Elle resta allongée quelques secondes, attentive aux bruits autour d’elle : une respiration calme à l’autre bout de la cabane, le bois qui craque sous la fraîcheur nocturne, le vent qui glisse contre les parois. Rien d’anormal. Et pourtant, quelque chose était différent. Pas une alarme. Pas une peur claire. Plutôt une sensation diffuse, comme une tension qui s’était installée sans bruit et refusait désormais de partir. Aylia posa une main sur sa poitrine. Son cœur battait normalement. Trop normalement. Elle n’aimait pas cette impression de calme artificiel. Elle se leva, enfila ses vêtements sans allumer de feu. Dans le miroir terni accroché au mur, son reflet lui rendit un visage fermé, concentré. Elle n’était ni belle ni insignifiante. Juste… fonctionnelle. Une louve qui n’attirait pas l’attention, et qui avait appris très tôt que c’était souvent une force. Dehors, la brume couvrait encore le sol. Le village semblait flotter dans un silence organisé. Les premières silhouettes apparurent, discrètes, efficaces. On se saluait brièvement. On observait plus qu’on ne parlait. Aylia rendait les signes de tête sans ralentir, déjà en train de décoder ce qui, d’ordinaire, lui échappait peu. Ce matin-là, les regards duraient une fraction de seconde de plus. Pas assez pour être une insulte. Trop pour être un hasard. Aylia poursuivit son chemin sans modifier son allure. Elle avait appris depuis longtemps à ne pas réagir aux variations subtiles de l’atmosphère collective. Dans une meute, montrer qu’on sent le changement revenait à s’offrir en cible. Elle atteignit la zone d’entraînement alors que le ciel pâlissait. Quelques guerriers s’échauffaient déjà, répétant les mêmes gestes, jour après jour, jusqu’à ce qu’ils deviennent des réflexes plus que des choix. L’endroit sentait la terre battue, la sueur séchée et le métal. Une odeur rassurante pour ceux qui croyaient encore que la force brute suffisait à garantir une place. Aylia prit un bâton et entra dans le cercle sans demander la permission. Personne ne protesta. Elle avait le droit d’être là. Officiellement. Son premier adversaire fut Lior. Il la salua brièvement, le regard attentif. Il était de ceux qui observaient avant d’agir, un trait rare dans une meute qui valorisait surtout l’impact et l’obéissance. Ils commencèrent sans parler. Le bois frappa le bois. Les corps se déplacèrent avec précision. Aylia esquiva, attaqua, recula. Ses gestes étaient propres, économes. Elle n’aimait pas le spectacle inutile. Elle préférait l’efficacité silencieuse. Mais son esprit n’était pas totalement présent. À chaque échange, elle sentait ce décalage infime, cette impression d’être légèrement en avance sur le moment. Comme si elle observait la scène depuis un pas de côté. Une dissociation légère, mais persistante. Lior s’en rendit compte avant elle. « Tu réfléchis trop. » murmura-t-il en profitant d’un rapprochement. Aylia para sans répondre. Il continua, plus bas : « Ou peut-être pas assez. » Elle désarma volontairement, laissant le bâton tomber dans la poussière. Le bruit sec attira quelques regards. « Dis ce que tu veux dire. » dit-elle. Lior hésita, jeta un coup d’œil autour d’eux. « Ce n’est pas à moi de parler. » Aylia le fixa. Elle connaissait ce regard. Celui de quelqu’un qui savait, mais qui n’avait pas décidé s’il avait le droit de transmettre l’information. « Depuis quand la vérité a besoin d’autorisation ? » demanda-t-elle. Il esquissa un sourire sans joie. « Depuis toujours. » Ils furent interrompus par un changement net dans l’air. Les conversations se turent. Les mouvements ralentirent. Comme une vague invisible qui traverse un espace sans qu’on la voie. Aylia se redressa instinctivement. Kaël venait d’arriver. Il ne faisait jamais de bruit inutile. Sa présence s’imposait sans annonce, sans geste théâtral. Les corps s’ajustaient autour de lui par réflexe, comme si chacun connaissait déjà la place qu’il devait occuper en fonction de celle de l’alpha. Aylia le vit avant qu’il ne la regarde. Kaël observait le terrain comme on observe une carte stratégique. Pas les individus. Les positions. Les dynamiques. Son visage était fermé, maîtrisé. Trop lisse. Cette neutralité récente lui donnait un air presque étranger. Ils étaient liés. Officiellement. Rituellement. Biologiquement, selon les anciens. Et pourtant, depuis des semaines, quelque chose s’était fissuré. Il n’y avait pas eu de dispute. Pas de rupture visible. Juste une série de retraits progressifs. Des silences allongés. Des gestes qui ne venaient plus. Une distance installée avec une précision presque cruelle. Aylia sentit le lien réagir malgré elle. Une tension familière, devenue désagréable. Elle détesta cette trahison de son propre corps. Kaël croisa enfin son regard. L’échange dura une seconde. Pas plus. Mais cette seconde suffit. Il n’y avait ni chaleur ni colère dans ses yeux. Seulement une retenue ferme. Comme s’il avait placé une barrière volontaire entre eux. Aylia comprit alors que ce qui se jouait n’était pas intime. C’était structurel. Kaël se détourna et parla à Mael, l’alpha secondaire. Leurs voix étaient basses, mais la posture de Mael trahissait une tension inhabituelle. Il opinait trop vite. Évitait certains gestes. Aylia observa. Elle avait toujours observé. C’était sa manière de survivre dans un système qui n’aimait pas les écarts. Elle ne dominait pas par la force, ni par la séduction. Elle dominait par la compréhension des règles non dites. Et ce matin-là, les règles semblaient s’être déplacées sans qu’on l’ait prévenue. Un murmure circula autour du terrain. Pas un mot précis. Une idée. Une attente collective qui se formait, insidieuse. Aylia sentit quelque chose se cristalliser. Elle rangea le bâton, essuya la poussière de ses mains et quitta l’enceinte sans se presser. Personne ne tenta de la retenir. Personne ne la suivit. Sur le chemin du retour, elle croisa plusieurs membres de la meute. Des visages connus. Des gens avec qui elle avait partagé des saisons entières. Certains détournèrent le regard. D’autres l’observèrent avec une curiosité mal dissimulée, comme si elle était déjà en train de devenir autre chose. Aylia sentit une lucidité froide s’installer. Ce n’était pas une intuition mystique. C’était un constat politique. La meute se préparait à désigner un problème. Et, pour la première fois, Aylia eut la certitude que ce problème portait son nom. Parfait. Je continue dans le même souffle, sans répéter, sans accélérer artificiellement. On reste dans le psychologique, le politique, le non-dit. Aylia ne rentra pas directement à sa cabane. Elle fit un détour volontaire, longeant les zones moins fréquentées du village. Pas pour éviter les autres — pour observer. Depuis l’enfance, elle avait compris une chose essentielle : quand un système commence à bouger, il faut regarder ses marges. C’est là que les signes apparaissent en premier. Près des réserves, deux femmes parlaient à voix basse. Elles s’interrompirent net en la voyant passer. Le silence n’était pas gêné. Il était calculé. Aylia nota le détail sans ralentir. Plus loin, un ancien se tenait devant une habitation, les mains croisées dans le dos. Il ne la regarda pas directement, mais elle sentit son attention glisser sur elle comme une ombre. Elle reconnut cette posture : celle de quelqu’un qui évalue un problème déjà identifié. Aylia sentit un léger resserrement dans sa poitrine. Pas de panique. Pas encore. Juste la confirmation progressive de ce qu’elle avait pressenti sur le terrain d’entraînement. Quelque chose se préparait sans elle.

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