22.Léocadie au baron Conrad Mon cher vieux, Décidément nous n’avons pas de chance et toutes nos combinaisons avortent. Paul Gantois ne s’est pas battu. Clémence a tout avoué et est partie pour je ne sais où ; Gérard est plus que jamais amoureux de Juliette et Juliette a pardonné. C’est après-demain la première représentation de la pièce de Gérard ; si elle n’est pas sifflée, nous sommes perdus. Or, voici le sixième mois de la subvention, et le dernier terme est passé. Marchez donc, baron de mon cœur, ou je vous flanque tout à fait à la porte. M. le baron Conrad de Wilmhaüsen méditait cette lettre en cheminant vers le théâtre. Quand nous disons cheminer, c’est une erreur, M. le baron était en calèche à deux chevaux, conduite en daumont. Deux grands laquais à moustaches et en reding

