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L'Éclat des Mensonges, le Silence des Ombres

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Blurb

Plongez dans l'épopée de Maximiliana, une jeune femme à l'éclat solaire dont l'innocence vole en éclats le jour où le prince Alistair, son premier amour, la trahit pour les sombres desseins de la Couronne d’Orynthia. Propulsée dans une fuite éperdue, sa route croise celle de Seraphine, une fille de comte à l'élégance glaciale, et de la mystérieuse Irina, une rescapées des expériences monstrueuses menées par leur sinistre père Valerius. Ensemble, à bord du légendaire Nebula, elles devront réapprendre à faire confiance et à survivre dans un monde qui veut les transformer en armes. C'est dans ce chaos que surgit Killian, un maître des ombres aux intentions troubles, initiant avec Max une relation électrique et magnétique où la haine et le désir se confondent. Entre trahisons royales, magie interdite et une romance enemies-to-lovers à vif, préparez-vous à un voyage où chaque battement de cœur est un acte de rébellion.

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Prologue
​Avant de plonger dans les ténèbres de cette cale, je vous invite à lancer All That Pretty Love par Atom & Breathe. Cette mélodie a été le souffle de ce chapitre, capturant parfaitement cette tension entre la douceur d'un souvenir perdu et la morsure du métal froid. ••• Le noir ici est si épais qu'il me semble peser sur mes épaules. Il n'est pas comme le noir de la forêt la nuit, qui palpite de vie et de secrets ; c'est un noir de tombeau qui sent le vieux bois qui pourrit, le sel qui brûle la gorge et cette odeur de peur, une odeur de métal rouillé qui vous colle à la peau. Le navire ne glisse pas sur l'eau, il cogne, il hurle, comme s’il voulait nous briser contre les vagues en nous arrachant pour toujours aux côtes d'Orynthia. À côté de moi, Séraphine est une statue de givre. Elle ne bouge pas, mais son froid me traverse. Et il y a Irina. Elle respire comme un oiseau blessé, trop vite, trop fort. À chaque souffle, j'ai l'impression qu'elle perd un peu de sa couleur contre mon épaule. ​Moi, je garde les yeux grands ouverts. Je refuse de fermer les paupières. ​Avant, tout était si simple. J'avais l'impression que tout était sucré, comme des fruits sauvages qu’on cueille à l’aube. Je possedais la naïveté de celle qui croit que le soleil brille pour elle seule. Je me revois avec mes rubans et mes sourires, écoutant Alistair comme s’il m’offrait les étoiles dans un coffret de cristal. Quelle folie. Son amour n’était qu’un décor de théâtre, une jolie cage pour m’empêcher de voir plus loin que les murs du palais. ​Je ne pleure pas. Quelque chose en moi est en train de se changer en pierre, ou peut-être en acier. Le souvenir de ses mains sur les miennes me brûle encore la peau, mais c'est une brûlure qui réveille. Sa voix, autrefois douce comme le nectar des fleurs de lune, a changé de ton la dernière fois que nous avons dansé. C’était devenu sec, tranchant, comme le bruit d'une hache sur une souche. ​Je me déteste de chercher encore une lueur à l’horizon, d’espérer qu’une voile amie vienne me sauver. La vérité me frappe plus fort que l'écume : je ne suis pas une héroïne de conte qui s'évade. Je suis une intruse dont on s'est débarrassé, une orpheline renvoyée au néant dans un trou qui pue la défaite. ​Mes doigts sont engourdis, presque morts de froid, mais je les fais glisser sous ma chemise de grosse toile. Là, contre mon cœur, je sens la forme ronde et dure du médaillon. C’est la seule chose que je possède vraiment, le dernier débris de mon naufrage. ​Je retire lentement mon gant de cuir usé. Le cuir est râpé, il sent la poussière des chemins et le voyage, mais en dessous, ma main est restée pure, vibrante, d’une blancheur de lait qui semble presque luire dans ce cachot. C’est ma seule noblesse. Dès que ma peau nue touche l’air glacé de la cale, une étincelle court le long de mes bras. Je saisis le bijou. Le métal est d’abord un morceau de glace, puis, en une seconde, il s'embrase. Une lumière rose et dorée explose derrière mes yeux. Elle est si violente, si belle, qu'elle déchire les ténèbres du bateau. D'un coup, la cale disparaît. L'odeur de moisi s'efface devant un parfum entêtant de roses anciennes, de ces fleurs sauvages qui grimpent aux murs et dont le parfum vous enivre jusqu'au vertige. C’est une odeur de vie, de sève, de terre chaude. ​Je suis de retour là-bas. Dans ce lit où les draps de soie ressemblaient à de l'eau calme. ​La chambre est baignée par la lumière orange d’un soleil qui refuse de mourir. Alistair est là, tout contre moi. Il dégage cette chaleur d'incendie, cette force tranquille qui me faisait croire que rien ne pourrait jamais m'atteindre. Sa peau est comme du sable chaud. Je tremble, mais c’est un tremblement de joie, un frisson d’aventure. Je me sens comme une terre vierge qu'on découvre. La douleur est un lointain murmure, étouffée par son souffle dans mon cou. Tout est lent, puissant. Il bouge comme la marée, m’emportant vers un horizon que je ne connais pas encore. ​Je bois chaque battement de son cœur. Je me sens vibrante, magnifique, indestructible. Dans ses bras, ma propre force semble s'éveiller. ​Il se redresse, ses cheveux clairs captant la lumière comme une couronne de feu. Il sort le médaillon de sous l'oreiller. Il ondule au bout de sa chaîne, capturant chaque rayon de soleil pour le transformer en éclat pur. ​« Pour que tu te souviennes, » murmure-t-il avec cette voix qui me faisait vibrer jusqu'aux os. « Pour que tu n'oublies jamais que tu es à moi, Max. Nos destins sont tressés ensemble, quoi qu'il arrive. » ​Il passe la chaîne à mon cou. Le métal brûle ma peau de sa chaleur. L'odeur des roses devient si forte qu'elle m'étouffe presque, une promesse gravée dans l'air. Je caresse son visage, certaine que cet amour est le début d'une odyssée éternelle. ​Je suis sa reine de l'ombre, il est mon maître de lumière. Le monde extérieur n’est qu’une rumeur sans importance. Il n’y a que nos corps et ce métal qui palpite contre mon buste comme un organe vivant. ​Soudain, la vision se brise comme un miroir. L'odeur des roses devient aigre, rance, comme des pétales pourrissant dans une mare de boue. La chaleur s'évapore et je ne sens plus que le métal du médaillon qui me brûle de froid. La réalité de la cale me revient en plein visage. Les ténèbres ne sont plus dorées ; elles sont sales et oppressantes. ​J'arrache ma main du bijou et je renfonce mon gant en cuir, comme si je voulais étouffer une flamme interdite. Mais le mal est fait. Le contraste entre ce luxe de soie et ce sol poisseux de sang et de sel me tord les entrailles. ​Ma naïveté n'était pas un bouclier, c'était un bandeau sur mes yeux. ​Comment ai-je pu croire que l'éclat d'un prince durerait toujours ? Je pensais que ce médaillon était une boussole vers mon avenir, mais ce n'était qu'une marque de propriété. Alistair ne cherchait pas une égale, il s'offrait un trophée sauvage pour pimenter ses nuits avant de s'en lasser. ​« Pour que tu te souviennes », avait-il dit. ​Oh, je me souviens. Je me souviens du mépris de glace dans ses yeux le soir où tout a basculé. Il m'a regardée comme on regarde une poussière gênante sur un vêtement de fête. Orynthia, les bals, les promesses au clair de lune... tout cela n'était qu'une cage dorée dont j'étais l'oiseau de passage. ​Le bateau craque sous l'assaut d'une lame de fond. Je me recroqueville contre la paroi humide. Le médaillon pèse sur ma poitrine, mais ce n'est plus un morceau de soleil. C'est une ancre qui veut m'entraîner au fond. ​Je regarde Séraphine et Irina, brisées dans l'ombre. Nous sommes les déchets qu'un royaume trop brillant refuse de voir. Le prince a gardé la lumière pour lui, et il m'a condamnée à la nuit. ​Mais dans le silence de cette cale, au fond de mon sang, je sens quelque chose d'autre s'éveiller. Ce n'est pas la douceur des draps, ni le sucre des promesses. C'est quelque chose de sauvage, d'ancien, qui a le goût de l'orage et la force des racines qui percent la pierre. ​Je ne suis plus la petite orpheline fragile qu'ils ont voulu briser. Je suis une fille qui n'a plus rien, et cela me rend libre. Une envie d'ailleurs, de contrées inconnues et de revanche me brûle les veines. ​Le navire pousse un long gémissement en s'enfonçant dans le brouillard épais. Derrière nous, Orynthia s'efface comme un mauvais rêve. Devant, il n'y a que l'inconnu, le danger et le vent. Et c'est exactement ce qu'il me faut. ​Ils pensent m'avoir jetée dans le noir pour m'éteindre. Ils vont découvrir que je suis celle qui porte le feu.

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