Chapitre 7
******rabya*****
Policier : ok nous avons pris votre plainte, les officiers sont entrain de faire une enquête sur ça. Que voulez-vous d'autre ?
Moi : mais je ne comprends pas, qu'est-ce que je dois faire pendant ce temps ?
Lui : vous devez patienter madame, pour le moment c'est la seule chose que vous puissiez faire. Désolé on a du boulot.
Moi : ok merci.
Je quitte le bureau du commissaire avec le cœur qui tambourine, depuis une semaine que je fais des vas et vient pour voir où se situe l'enquête et à chaque fois on me répète la même chose. Est-ce que même Gora réapparaîtra un jour ? La naïveté a toujours été mon pire défaut. Si j'avais seulement été un peu plus prudente suis sûre que rien de tout cela ne serait arrivé. Voilà maintenant la marchandise qui a disparu et l'argent que je devrais rembourser dans les jours à venir.
N'est ce pas une malédiction ?
C'est bon d'essayer de se convaincre que tout va s'arranger mais c'est difficile de se reconstruire. Au début j'avais espéré que le père s'occuperait de ses enfants en envoyant leur ration. Mais depuis c'est le silence total de son côté et celui de sa famille. Si ce n'est son père qui est passé quelque fois ici voir ses petites-filles, à part ça rien d'autre.
Après mon retour, ma mère a bien essayé de convaincre mon frère de m'aider à démarrer quelque chose mais comme d'habitude, il tangue que c'est dur pour lui en ce moment.
****
Le retour de chez moi, ne se compare pas à ce qu'était mon départ. L'enthousiasme, l'espoir étaient mon arme pour retourner à la police. Dès que je passe, voilà ma mère qui est tout excitée à savoir ce que j'ai bien trouvé de mon rendez-vous.
Maman : alors toujours rien ?
Moi : rien de rien.
Maman : mais ils ne font pas leur boulot ou quoi ? Plus d'une semaine et ils ne savent toujours pas où se trouve cet imbécile.
Moi : en tout cas, il n'y a aucun avancement en plus les documents qu'il m'avait remis sont tous des faux.
Maman : le salaud
Moi : ce n'est pas la peine de le dire
Maman : tu sais au lieu d'attendre qu'ils réagissent, nous devrions faire notre propre enquête. On est au Sénégal quand même, une personne ne peut pas disparaître comme ça sans laisser de traces.
Moi : s'il se trouve toujours sur le territoire.
Maman : et même ? il ne doit pas être loin.
Moi : et par où commencer notre recherche ?
Maman : Nogaye doit certainement savoir où il habite.
Moi : hum
Elle : on ira là bas pour avoir des renseignements, je suis sûre que quelqu'un sait où se cache ce truand. S'il pense bouffer l'argent comme ça facilement c'est qu'il se fourre le doigt dans l'œil. Et ce sera jusqu'au bout.
*****Lysa*****
J'ai les mains posées sur le marbre de la commode, me cambrant bien et d'un coup je laisse échapper un gémissement calculé. L'homme qui se tient derrière moi, et qui me contemple avec un plaisir manifeste notre double reflet dans le grand miroir, lâche mes seins dont il pince rudement la pointe depuis dix bonnes minutes, et m'agrippe aux hanches : ses coups de reins se font plus puissants, plus précipités.
« Il était temps, pensais-je. Je vais avoir les tétons enflés pendant une semaine. Et dire qu'il croit me faire jouir... »
Je baisse la tête pour dissimuler mon sourire moqueur et me mis à crier, offrant davantage mes fesses.
Moi : Oh... oui ! Oui, oui ! Comme tu es fort, comme tu es...
Malik (me pilonnant) : Tu aimes ça, hein ? Tu aimes ça ? Tu aimes ça, dis ?
Je ne pris pas la peine d'acquiescer ; je sais que cette question n'est que le prélude à sa délivrance. Malik ne peut parvenir à l'o*****e qu'en prononçant ces mots, toujours les mêmes. Dans quelques secondes, je serai libre. Ou presque. Le temps d'assurer à ce... comment
Moi (me dérobant) : arrêtes !
Malik (le souffle coupé) : qu... quo.. quoi ?
Moi (levant un sourcil) : tu n'as pas oublié un truc ?
Lui (essayant de me ramener vers lui) : encore un peu s'il te plaît.
Moi (secouant la tête) : non je veux d'abord quelque chose.
Lui (le regard suppliant) : tout ce que tu veux, mais s'il te plaît reviens.
Moi : tu sais ce qui se passera si jamais tu ne respectes pas ta parole ?
Lui (s'approchant) : oui maîtresse.
Moi (souriante) : ok donc c'est conclu pour l'appartement (le regardant en écartant les jambes) tu peux terminer.
****
Assis devant sa famille, Malik n'arrête pas de taper son pied droit sur le carrelage montrant sa nervosité. Alors que de mon côté je suis aussi sereine que possible, pourquoi me stresser où ne pas sembler être heureuse alors que c'est bien moi qui ai concocté cette idée de génie de ce pourquoi on est là ? C'est juste quelques semaines que je suis là mais déjà j'étouffe à habiter avec la famille, je veux avoir mon chez moi, pour être libre et faire à ma guise.
Belle-maman : tu peux nous dire pourquoi cette réunion Malik ?
Malik : ...
Beau-père (regardant sa montre) : j'ai des choses à faire et ça fait une demi heure que tu es là à juste nous regarder.
Je lance un regard à mon soi-disant mari et constate que si je le laisse faire, on y passera la journée, alors sans sourciller je laisse les mots sortir de ma bouche.
Moi : on déménage !
La mère écarquille les yeux avant de sortir un hoquet de sa bouche.
Belle-maman : QUOI ?
Moi (pouffant) : vous voulez que je me répète ?
Malik : Lysa !
Moi (tchippant) : quoi ? Ta mère fait semblant de ne pas bien entendre ce que j'ai dit non alors je vais le lui répéter, (la regardant dans le blanc des yeux) on déménage.
Belle-maman (se levant) : ce n'est pas vrai.
Moi : si ça l'est, on a besoin d'intimité et ici avec ça (faisant les signes avec les mains) on ne le peut pas.
Beau-père (à Malik) : c'est pour ce genre de truc que tu m'as convoqué ?
Sans une autre formalité, il se lève, récupère son chapelet avant de sortir sans jeter un regard derrière lui.
(Hum un de moins )
Belle-maman : Malik, c'est à toi que je parle. Tu vas déménager ?
Malik : .....
Moi (soupirant) : oui dès que nous trouverons l'appartement adéquat, ce qui ne tardera sûrement pas.
Belle-maman (m'indexant du doigt) : toi je ne te cause pas.
Moi (souriante) : ha ha
Malik (voulant calmer le jeu) : maman écoutes un peu.
Belle-maman (le toisant) : non je n'arrive pas à y croire, je t'ai posé une simple question. Tu vas déménager ?
Malik (baissant la tête) : c'est ce que veut Lysa.
Belle-maman : et depuis quand tu dois suivre les caprices d'une femme ?
Moi (sur mon téléphone) : ça il le fait depuis sa naissance mais ça vient de changer de camp depuis que je suis sa femme.
Belle-maman (se tournant vers moi en m'indexant du doigt) : toi tu la fermes.
Moi (me levant et la fixant) : je ne la fermerai aucunement, vous savez quoi laissez moi vous dire que vous êtes étouffante et envahissante.
Belle-maman :
Moi (tirant la bouche) : oui vous couvez votre fils, comme s'il était un bébé alors que c'est un homme qui a besoin de son indépendance et non que vous dirigiez sa vie. Vous voulez à chaque fois savoir ce qu'il fait, ce qu'il mange combien il gagne. Trop c'est trop.
Belle-maman (choquée) : c'est toi qui me parles aujourd'hui comme ça, de cette façon ? Tu as oub...
Malik : ça suffit !
On se tourne toutes les deux vers lui les lèvres suspendues.
Malik : ça suffit !
Belle-maman : enfin tu retrouv...
Malik (levant la main) : laisses moi continuer maman.
Belle-maman : ....
Malik (gêné) : c'est vrai que depuis que je suis tout petit, on a eu une vraie connexion mère fils. Tu n'as jamais coupé le cordon avec moi et j'en étais content. Mais c'est vrai que ce que viens de dire Lysa. Je suis assez grand pour vivre en intimité avec ma femme.
Belle-maman :
Malik : ce n'est pas que je t'abandonne mais on en a besoin maman.
Belle-maman (les larmes aux yeux) : c'est pour une femme que tu veux m'abandonner ?
Moi () : rohhhhhhh
Malik : ne le vois pas ainsi maman.
Belle-maman (reniflant) : pour cette garce...
Moi (avec une voix dangereusement douce) : eh évitez de parler de moi ainsi depuis tout à l'heure je ne vous ai pas manqué de respect.
Malik : elle a raison.
Belle-maman (criant) : au secours, à l'aide, eh qui va venir à mon rescousse...
Moi (la regardant faire sa comédie) : vous voulez que je me joigne à vous afin d'alerter plus de monde possible ?
Révulsée, elle recule pour se cogner sur sa chère fille qui vient de faire son apparition.
Astou : il se passe quoi maman ?
Belle-maman (pleurant) : ton frère... ton frère veut... partir de... la maison
Astou : quoi ?
Ohh cette famille
Astou (se tournant vers son frère) : tu as une maison ?
Malik : non avec Lysa, on va louer un appartement.
Astou : et la maison ?
Belle-maman : c'est à cause de sa femme, cette maudite femme.
Moi : c'est bon vous avez fini de m'insulter ?
Belle-maman (séchant d'un coup ses larmes) : si tu crois que tu peux me séparer de mon fils, c'est que tu mens.
Je ne sais pas si c'était même de vraies larmes
Astou : Lysa c'est quoi le problème.
Moi (soupirant) : je n'en ai aucun à part vous.
Astou : comment ça ?
Moi : je ne vais pas me répéter, mais j'ai besoin de vivre seule avec mon mari et notre future famille. Il y'a quoi de problématique là dedans ?
Astou : tu es enceinte ?
Moi : pas que je sache en plus cela ne te concerne pas.
Astou : non mais tu t'entends parler, c'est comme ça que tu dois t'adresser à ta belle-famille ?
Moi (eclatant d'un coup de rire) : belle-famille ? Laissez-moi rire, si vous pensez que je vais me laisser marcher sur les pieds comme votre ex belle-fille, sachez que vous vous fourrez le doigt dans l'œil. Moi personne ne me dit quoi faire.
Astou : mais nous n'avons pas de problème à ce que je sache.
Moi (tirant la bouche) : peut-être vous n'en avez pas avec moi mais de mon côté vous êtes un problème pour mon épanouissement. En plus sachez que Malik ne pourra plus prendre en charge toutes les dépenses de la maison après notre déménagement.
Astou :
Moi (d'une voix sifflante) : oui inutile de me regarder comme ça, bref j'ai assez parlé pour aujourd'hui, je monte me reposer.
La mère saute sur l'occasion pour venir vouloir m'attaquer, heureusement son fils anticipe le geste et vient se mettre entre nous.
Belle-maman (hors d'elle) : sorcière ! g***e ! je vous ai fait sortir ta mère et toi de votre taudis et c'est comme ça que vous pensez me rembourser ?
Moi (épouvantant avec ma main) : évacues ta rage, c'est bon pour la santé
Astou (le regard de haine) : calmes toi maman, inutile de t'emporter de cette manière.
Belle-maman (hors d'elle) : je vais la tuer, je jure que je vais la tuer cette p****n de rien du tout. Toi la fille qui n'apporte rien de bon depuis ta venue, veut m'enlever mon fils sache que tu viens de signer ton arrêt de mort.
Moi (sortant du salon) : après vous belle-maman
La roue tourne on dirait ?Bonne lecture mes cocos bisou de moi