Chapitre 1
Le bruit tapotait bruyamment dans la chambre vierge de la jeune femme. Le fil blanc qui laissait passer un liquide rougeâtre, lié au bras de la patiente, la maintenant en vie. Le peu de lumière qui traversait les nuages venaient taper contre les murs blancs de la pièce, rendant la pièce encore plus froide qu'elle ne l'était. Alitée dans son lit, ses cheveux blonds étaient éparpillés sur le coussin donnaient l'impression qu'elle n'avait plus de vie. Les rougeurs de ses joues connus par ses amis ne s'y trouvaient plus là.
- Angèle... Chuchota une voix basse à ses côtés.
Louis assit sur la chaise juxtaposée au lit, tenant fermement la main d'Angèle. Il essayait de la garder parmi les vivants encore un peu plus de temps en serrant celle-ci. Chaque tuyau qui sortait de son corps le rendait plus inquiet. Fermant ses doigts entrelacés le plus fortement possible, rendant ses jointures blanchâtres, il soupira. Elle était passée si proche de la mort, son heure de décès ayant même était annoncé. Il ne pourrait jamais se remettre de cette situation. Il la vengerait !
Qui aurait cru qu'il y a une semaine il se retrouverait ici. Policier de ville, sa coéquipières et lui n'enquêtaient que sur des petits délits mineurs : un fauteur de trouble qui fait griller les poubelles, au petit bandit vendeur de d****e.
Mais il y a une semaine, il se souvenait clairement de l'annonce terrifiante qu'ils avaient reçus.
Louis remit ses cheveux en arrière en passant le portique qui signalant qu'il portait des objets métalliques. Mais il n'y pouvait pas grand-chose, il portait des piercings à l'abri des regards. De toute manière, avec l'agitation environnante, personne ne lui rappela qu'il devait enlever ses bijoux. Il tourna son regard charbonneux sur la pièce, évaluant l'état critique de celui-ci.
Deny n'avait pas touché aux donuts posés sur le comptoir de la secrétaire. Celle-ci fouillant dans tous les documents empilés qui se retrouvèrent très vite éparpillés sur son petit bureau ovale. Elle répondait avidement à chaque sonnerie mais était débordé par la situation.
C'est à ce moment qu'une petite furie blonde débarqua à l'arrière de Louis, lui donnant un petit coup de coude pour le réveillait. Elle avait aussi été sonné par son bipper à rejoindre le commissariat. Sa journée de repos était clairement fichu. Elle s'était rapidement habiller et remarquait enfin son style quelque peu étrange. Un gros sweat gris avec un jogging jaune moutarde et des baskets rouge. Passant rapidement une main pour démêler ces cheveux, elle finit par dompter sa tignasse pour un chignon.
- ça sent le roussi Blondie, déclara Louis en dépassant le secrétariat. Même Deny ne mange pas.
Angèle lança un regard sur la personne concernée, il était vrai que ce n'était pas courant. Du peu qu'elle était ici, elle ne l'avait jamais vu comme ça.
- Il va neigé en été !
Elle essaya de faire rire, et elle avait un bon public car son collègue l'a suivit rapidement alors qu'ils dépassèrent leurs collègues déjà changés pour rejoindre les vestiaires.
Tournant à gauche, la jeune femme abandonna Louis. Elle ouvrit la petite porte pour regarder la propreté du lieu. Elle n'était que trois femmes dans ce bâtiment, et elles prenaient soin de leur lieu. Ouvrant son casier, elle sourit en regardant l'homme brun aux yeux verts qui lui souriait, un vieux labrador à ces pieds l'accompagnait en laissant sa langue sortir sur le côté.
Elle se souvenait qu'elle n'avait pas eu beaucoup de nouvelles de son père dernièrement. Surtout depuis son déménagement en Bretagne. Quitté le Canada pour la France l'avait bien trop éloigné de son père mais elle en avait rêvé de ce pays où sa mère était née. Elle voulait retracé ces origines, et pour l'instant, elle n'avait rien trouvé que de magnifiques paysages.
Enfilant sa tenue, elle ajusta au mieux son chemisier avant d'attraper son arme de service pour la tester avant de l'enfiler sur sa ceinture. Il ne lui fallu que dix minutes pour ressortir de la pièce vide.
Face à elle, Louis s'était posé contre le mur, un pied contre celui-ci et l'autre tendu.
- C'est bien les femmes à mettre autant de temps, se moqua son collègue en se relevant. Réunion dans la salle ronde.
- Allons dans le terrier !
D'un hochement de tête, ils repartiront à l'inverse, reprenant les mêmes escaliers grinçant pour arriver devant la pauvre secrétaire qui s'arrachaient les cheveux sous la masse de papier.
- Ne te noie pas trop Jenny, rassura Louis. Tu pourrais faire couler ton beau maquillage !
- Tais-toi ! Gronda sa voix aiguë, faisant frémir tout ce environnant. Tu te rends compte de la pagaille que je dois gérer ? Tu n'en ferais même pas un millième...
- Je lance le drapeau blanc !
Louis leva rapidement les mains en l'air en reculant tout doucement. La furie semblait sans fin. Mais il ne pouvait pas comprendre à quelle point Jenny était en panique. On l'avait réveiller plus tôt, sans lui expliquer la situation et lui mettant devant les mains toute les paperasses des agents réquisitionnés d'urgence tandis qu'elle essayait de contenir les journalistes qui insisté sur le téléphone de la centrale. Elle devait aussi gérer son travail standard, gérer les équipes qui partaient sur le terrain pour aider les victimes. Elle se demandait si elle ne devait pas démissionner ou passer en arrêt pour des journées comme celle-ci.
Et Louis n'arrangeait rien, lançant un regard sur Angèle, celle-ci essaya de lui donner de la force avec un sourire léger mais ce n'était pas suffisant.
Jenny ne perdit pas une seconde de plus et décrocha à la première sonnerie, le boulot n'attendait pas.
- On va être en retard Louis, on y va !
Pressant l'allure, ils prirent une porte qui les emmena dans un couloir de bureau. Les deux frissonnèrent, ce lieu n'était pas du tout ce qu'ils préféraient.
- J'ai l'impression qu'on va en heure de colle
- Ou au purgatoire, renchérit Angèle en se mordillant la lèvre inférieur.
Ils n'eurent pas à aller bien loin, la deuxième salle était ouverte pour accueillir le plus de monde possible, les chaises étaient disposés tout autour de la table ronde sauf vers le grand tableau pour l'instant encore vide.
Saluant rapidement leurs collègues, Angèle ne perdit pas de temps pour prendre sa chaise assez éloigné des autres. Elle voulait pouvoir voir le tableau correctement et entendre tout aussi bien. Maintenant l'attente de leur chef allait pouvoir commencer : Jacob Hamilton.
Et l'attente dura bien dix minutes, ressentiment de deux heures pour la jeune femme qui eu le droit à l'explication détaillé du match de foot du week-end par ses collègues.
À peine rentré, suivit de son assistant qui tenait difficilement tous les documents, le silence fut de mise. Ce fut un moment si agréable pour la blonde mais si court car Mr Hamilton avait une grosse voix qui fit vibrer ses tympans.
- Nous faisons face à une crise qui va être difficile pour notre ville. Vous devez savoir depuis quelques temps déjà qu'un malade se déplace partout en France. Pour autant, depuis quelques temps il ne bougeait plus de Perpignan. Au total il aurait fait neuf victimes là bas.
Un gros bruit coupa la discussion, faisant tourné toute les têtes vers le secrétaire de direction qui s'excusait en baissant la tête. Devant lui, la pile de dossier s'éparpiller sur la table. Il s'en voulait, et il le sut, Hamilton ne lui laisserait pas passer cette erreur.
Angèle glissa sa main pour attraper l'un des dossiers qui s'étaient échappés, sur le papier kraft du dessus elle put y lire un nom : John Conway. Ouvrant celui-ci, elle commença sa lecture suivit par la voix de son chef.
- Malheureusement pour nous, cette nuit un corps à été retrouvé. Et tout laisse à penser au tueur en série de la javel...
Plusieurs personnes commencèrent à émettre leur avis, stressés de découvrir sur le tableau la tête d'un mort suivit par plusieurs clichés de la scène d'horreur.
Louis regardait par-dessus l'épaule de sa collègue mais avait vite laisser tomber en remarquant qu'elle avait juste les informations personnelles du cadavre. Face à lui il observa le premier visage de l'homme. La trentaine, une barbe bien taillé, des yeux charbonneux avec un sourire doux et bienveillant. Il dénotait avec sa mâchoire carré très en avant.
La deuxième photo était plus sordide, le cadavre gisant de son sang était exposé, sa cage thoracique semblaient avoir été vidé d'un de ces organes ; le cœur.
Angèle fixait elle aussi les photos mais été déjà à la suivante, sur ce cliché, la scène de crime. On y voyait le corps dans une petite ruelle désaffectée, proche de lui une montagne de mégots. Des poubelles étaient à côté de lui, et elle pensa immédiatement à aller les regarder de plus près.
- L'expertise du corps n'apporte rien pour l'instant. Il manque le cœur comme pour les autres victimes et nous avons aussi, s'exclama notre chef avant de sortir une feuille qu'il fixa à la suite des photos. Sa lettre d'adieu. Comme chacune des victimes, il semble d'accord pour mourir des mains du tueur. Nous ne savons toujours pas pourquoi.
Il souffla finalement, se tournant vers son équipe. Il y avait réfléchit toute la nuit en apprenant cette nouvelle. Les autres commissariat n'avait eu aucun résultat, ni d'indice et ce serait pareil ici.
Mais il n'acceptait pas de laisser un tueur, alors il fit face à son assemblé, car ce moment était crucial.
- Vous pouvez tous prendre l'affaire, essayer de trouver des indices mais il n'y a rien, nous avons déjà vu à Perpignan que le tueur leur a échappé à chaque fois.
Il prit un longue pose, regardant chacune des personnes autour de la table, il savait pertinemment que ces mots allaient les blessé mais ils devaient tous comprendre que ce n'était pas possible.
- J'ai fait appel à l'équipe Alpha 1, Tonna-t-il, ils arriveront d'ici une semaine.
Le choc dût passer entre chaque personne, leurs visages passèrent de la surprise à la colère puis la haine. Le blanc ne resta pas bien longtemps.
- NON ! Pourquoi on leur laisserait notre affaire ?
- Vous nous pensez si nul que ça chef ?
- Je vais faire ma propre enquête !
Toute les personnes parlèrent en même temps, même Louis tapait du point sur la table mais Angèle regardaient tous le monde sans comprendre. Une équipe nommé Alpha 1 ? C'était plutôt étrange.
Elle tira légèrement sur la manche de son collègue pour attirer son attention.
- C'est qui cette équipe ? Questionnant la petite blonde avec un regard d'incompréhension.
- Une équipe d'enquêteur reconnu par le gouvernement, Louis discuta à voix basse tandis qu'il s'enfonçait profondément dans sa chaise. Personnes ne les connaît physiquement, ils agissent en solo, résolvent et prennent les honneurs. Des fois ils les laissent même aux enquêteurs qui n'ont rien fait.
- J'ai entendu dire qu'ils se permettaient beaucoup de liberté, informa un collègue sur leur droite qui avait tout entendu. Ils passent au-dessus des lois et ne sont jamais réprimandé !
- En gros, ils jouent sur vos plates-b****s et vous êtes jaloux ?
Le silence qui suivit la question d'Angèle la fit sourire. J'ai raison, pense-t-elle victorienne. Louis l'a dévisagea une seconde avant de souffler, oui, ils étaient envieux de leur capacité.
- ASSEZ ! Hurla la voix de Mr Hamilton pour redonner contenance à la réunion. Prenez chacun un dossier, si vous voulez le résoudre allez-y mais cette équipe viendra que vous le vouliez ou non !
Et sans un mot de plus, leur directeur tourna les talons et sortit en claquant la porte qui la fit résonner un instant. Chacune des personnes autour se précipitèrent vers la pile au milieu tandis qu'Angèle avait gardé précieusement le sien dans ses mains. Elle se leva pour faire un signe de tête vers la porte à Louis. Il comprit rapidement et lui emboîta le pas pour sortir de la pièce qui était un grand sketch entre ceux qui se battait pour avoir tous les dossiers et d'autres pour regarder de plus près les photos.
- Tu veux qu'on commence par quoi ?
- Tu devrais pourtant savoir, rigola la jeune femme en lui tendant le dossier. Le lieu du crime !
Louis sourit un instant en regardant sa partenaire prendre les rênes de l'enquête. Malgré qu'elle soit un bleu dans l'entreprise, elle aimait son travail et ne relâchait jamais ces efforts. Il l'appréciait pour ça, il l'aimait bien aussi car elle était sublime, il devait l'avouer.
En sortant de la salle, les deux coéquipiers entendant certaines suppositions.
- Le cœur est assez dérangeant, un crime celtique ? Proposa Deny avant de gémir de douleur dû à un coup derrière la tête.
- Culte satanique pas celtique ! S'exprima la personne qui lui avait donné le coup.
Continuant leur chemin, les deux coéquipiers se lancèrent un regard.
- Il n'a pas tort, on va devoir aller à la bibliothèque ensuite !
- Oh non ! Gémit Louis en levant les mains en l'air.
Il détestait lire, il aimait bien plus travailler l'enquête avec ces poings que de chercher le pourquoi du comment. Et il avait son idée pour la suite de leur journée. La pauvre coéquipière allait encore se faire avoir, il en était sûr.
Il avait eu de la chance d'avoir été choisi pour être son coéquipier, et ils ne le regrettaient pas du tout. Même si leur enquête n'était pas aussi exaltante que celle entre leurs doigts.
- Tu as trouvé des indices sur la famille de ta mère ? Questionnant Louis en ouvrant la porte menant aux voitures de fonction.
- Toujours rien, mais ce week-end je vais aller visiter sa maison. Je trouverai peut être quelque chose sur elle !
Elle l'espérait vivement. En six mois aux côté des Bretons, elle n'avait eu le droit qu'à des déceptions. Sa grand-mère maternelle se trouvait bien ici accompagné de son grand père. Tout deux enterrés ensemble dans le tombeau familiale. Sa mère n'y figurant pas avec ceux-ci.
Le maigre indice qu'elle possédait lui a été donné par son père : une lettre datant de dix ans. L'adresse de l'expéditeur était presque effacée mais elle avait su déchiffrer et maintenant elle allait pouvoir connaître un peu plus sa mère, sa vie, et peut être pourquoi elle avait fui son mari.
Entrant dans l'habitacle, les menottes à fourrure rose bougèrent devant les yeux d'Angèle tandis que Louis vint les toucher pour leur faire émettre un petit bruit.
- Tu as des goûts que je ne comprendrais jamais, souffla la passagère.
- Unique comme moi !
Il était vrai, quand on le regardait de plus près, on pouvait voir son côté atypique. Ses tatouages qui recouvraient ses bras étaient colorés de couleur criardes et dans un thème enfantin. On y apercevait du Disney, du Ghibli sur d'autres. Ses ongles qui tenaient le volant était aujourd'hui en rose et bleu et les lacets de ses rangers d'un vert pétant. Il n'avait pas touché à l'uniforme plus qu'il ne le devait. Il avait subi assez de remontrance par leur supérieur pour éviter de changer la couleur de sa chemise ou le plastron.
La route fut fluide, les tonalités dans l'habitacle assez agréable pour que la blonde s'endorme. Il était vrai que pour tout les deux, ils étaient en congé.
Louis se stationna assez proche de la scène de crime dont il voyait déjà les charognards essayaient de passer les limites des banderoles pour avoir la plus belle photo à afficher.
- Blondinette C'est l'heure de se réveillé, ton prince charmant t'attend !
Pour la réveiller il lui donna une pichenette sur le nez, lui valant plusieurs surnoms d'oiseaux alors qu'elle passa une main sur son visage.
- Les vautours sont déjà là, souffla-t-elle en remettant ses affaires en ordre. Allons combattre la zone de guerre.
Ce n'était pas pour rien qu'elle le disait. À peine avait-elle fait un pas sur le bitume qu'une horde de journaliste se poussèrent pour venir le plus vite devant eux.
- Monsieur, comment s'appelle notre victime ? Questionnant l'un deux à Louis.
- Madame, est-il la première victime en Bretagne du tueur sans cœur ?
Sans donner aucune réponse, les deux collègues continuèrent d'avancer mais avant de rentrer sous les banderoles d'accès réservé une journaliste attrapa durement la jeune femme qui manqua de tomber. Se retournant pour lui faire face.
- Pourrait-il avoir un lien avec la tuerie de la lune qui a eu lieu il y a deux cent ans ? S'exprima la femme en lui mettant le micro dans le visage.
Angèle grimaça, supportant de moins en moins la situation et la force que la rousse venait de prendre pour la stopper.
- Que s'est-il passé il y a deux cent ans ? Se demanda pour elle-même Angèle.
La jeune femme la regarda étrangement mais elle sentait le bon filon. Un échange d'information qui pourrait lui obtenir le sésame qu'elle voulait depuis longtemps : présentatrice de sa propre émission. Alors ni une ni deux, elle chercha dans son blazer pour sortie une carte de son agence : Madeleine Emmery, journaliste du journal News Finistère, les gros titres.
La policière se retrouva avec cette carte entre les doigts et le sourire commercial face à elle. Petit clin d'œil avant de la relâcher.
- Si vous voulez en savoir plus, contactez-moi !
Et elle fila sous ses yeux. Son regard émeraude essaya de retrouver la tignasse orangé mais ce fut peine perdu car d'autres journalistes commencèrent à l'incendier de demande. Un bras se plaça autour de ces hanches pour la ramener derrière le fil, dans leur zone.
- Louis, fidèle serviteur de son Ange, toujours prêt pour sauver une demoiselle en détresse !
- Arrête de te foutre de moi ! Sourira la blonde en s'échappant de son emprise.
Ils rirent qu'un instant car devant eux se trouver les restes de la scène de crime. Un scotch blanc détourait le corps, qui était là quelques heures avant, pour montrer sa position sur le lieux. Louis partit vers le bout de la scène de crime pour aller discuter avec un collègue. Voulant savoir si quelqu'un, autre que les journalistes étaient apparu.
Pendant ce temps, elle venait d'ouvrir la poubelle, laissant une odeur nauséabonde lui remplirent les narines. Il lui fallu deux mouvements de reculent avant d'oser plonger sa main vers les sacs. Elle en sortit 3 qu'elle entreprit de vider à même le sol. De toute manière il n'y avait rien sur cette endroit. Dans le premier sac, elle fit choux blanc avec devant elle des détritus de nourrisson. Elle comprenait mieux l'odeur.
Le deuxième sac fut un petit jackpot.
- Louis, vient voir ! Cria-t-elle à son collègue.
Il se détourna de son collègue qui l'avait attiré sur trois personnes étant passer longtemps autour du lieu de crime. Mais l'être humain était étrange, la morbidité les rendait curieux mais il lui dit tout de même d'envoyer les photos à la centrale.
Arrivant devant les poubelles, il passa une main sur sa bouche en manquant de vomir, cette odeur lui prit tellement le nez qu'il ne comprenait plus la blonde qui semblait insensible.
Celle-ci se pencha pour lui montrer une chemise déchirer en lambeau, un couteau de boucher et une seringue vide.
- Tu penses que ça appartient au meurtrier ? Essaya de parler Louis, la bouche couverte.
- J'en suis certaine. On pourrait savoir ce qui lui a injecté en premier lieu mais aussi de le confondre avec cette chemise.
Louis leva la main pour faire signe aux autres de venir ramasser ce qu'Angèle avait trouvé. Il était á chaque fois plus surprit de ces compétences. Car des meurtres, ils n'en voyaient jamais, et elle prenait la situation en main. Mais le brun n'était pas sans reste derrière elle.
- Je vais aller me renseigner au près de la famille s'ils ne reconnaissent pas un des hommes qu'on a photographiés aujourd'hui. Toi va à la bibliothèque pour trouver un peu plus sur les légendes celtiques ou satanique !
- Tu arrives toujours à te débarrasser de moi pour que je fasse le sale boulot, se moqua la blonde en haussant les épaules.
Après plusieurs mois avec lui, elle savait qu'il ne la suivrait pas. Alors elle irait d'elle-même et trouverait les réponses. Elle l'espérait plus qu'autre chose. Louis lui lança sa pair de clef qui l'a fit grimacer. Monter sa voiture était toujours spécial pour elle.
Rattrapant au vol le porte clef licorne, elle regarda son ami qui était déjà reparti vers un collègue. Elle savait déjà qu'il allait y aller à pied, le meurtre se trouve proche du domicile de la victime. Elle ne perdit pas de temps pour se glisser dans sa voiture. Direction la bibliothèque principal.
Louis lança un regard d'adieu à sa voiture de fonction, il espérait qu'elle reviendrait en l'état. Car il connaissait la conduite approximative de sa collègue qui était connu pour ramener des voitures aux nombreuses rayures. Il priait le ciel que tout se passe bien.
- Allons voir Madame Conway, déclara – t-il à Erwan.
Celui-ci hocha la tête en gardant en main le cliché de photo pour se diriger vers l'habitation de la femme. Ils le s'avèrent en avance, ce serait un moment difficile pour la famille composé de deux enfants en bas âge.
La maison se trouvait de l'autre côté de la route, un petit jardin composé de beaux rosiers les accueillir alors que de nombreux jouets pour enfant était émietté dans celui-ci. Ils passèrent une nouvelle fois devant un cortège de journaliste avant de sonner à la porte.
Une femme l'ouvrit. Les yeux boursouflés montrant les heures difficiles qu'elle avait passé. Elle portait un châle sur ces épaules, tandis que sa petite robe à fleur caché son corps menu. Ses yeux gris étaient aussi terne que la couleur de sa peau alors qu'elle les firent entrer dans son humble demeure. Louis prit la tête en regardant la jeune femme, prêt à intervenir si jamais elle tombait.
Le salon s'ouvrit devant eux, laissant une douce odeur de fleur les accueillir sur un canapé en cuir marron dès plus confortable.
- Vous désirez un café ? Questionnant-elle en les regardant un à un.
- Bien s-
- Non, ne vous inquiétez pas, asseyez-vous. Coupa Louis en lançant un regard à son collègue.
Il n'allait pas déranger une veuve qui était si fragile à leur préparer un café. Impassable. Ils allaient faire succin, éviter de trop lui en parler sachant qu'elle avait déjà subi un interrogatoire assez long.
- Je vais vous montrer trois photos, j'aimerais savoir si vous reconnaissez l'une de ses personnes.
Tandis qu'il parlait, Erwan posa les trois clichés devant elle. Lui laissant le temps de bien voir ces trois hommes qui ont été vu à être un peu trop curieux. La femme ne sembla pas s'intéresser au premier, elle resta plus longuement sur le deuxième.
- C'est Jo, expliqua la voix faible de la femme, il est notre voisin depuis plusieurs années.
Elle ne paraissait pas inquiète mais il mit cette information de côté. Ça pouvait être utile dans le futur. Elle s'arrêta sur le troisième homme. Il portait un imper long de couleur noir, on distinguait un pantalon de la même couleur et ses long cheveux noir dépassait, les laissant flotter. Son visage était presque blanc, comme livide. Il devait sûrement être choqué de ce qu'il voyait et son regard était caché par une paire de lunette.
La femme tressaillit en le voyant, perdant ses mots tout de suite. Louis fronça les sourcils en ce penchant pour regarder la photo.
Pourquoi réagit-elle comme ça ? Se questionna-t-il.
Il paraissait d'être une personne tombée par hasard par là et trouvant cette situation écœurante.
- Il venait souvent chez nous ! Expliqua la femme en bégayant regardant Louis d'une façon terrorisé.
- Il semble vous faire peur, constata le policier en fronçant les sourcils. Pourquoi ?
- Il... venait depuis un mois chez nous chaque vendredi soir à vingt-trois heure précise. Pas une minute de moins ou plus ! Et mon mari semblait... très bien le connaître alors que je ne l'avais jamais vu. Il nous ignorait et ne parlait qu'à mon mari. Mon fils... il y a deux semaines, à trébucher sur sa jambe et il l'a regarder avec dégoût avant de le repousser durement avec son pied...
- Qu'à fait votre mari ? Demanda Louis après un moment de silence pour qu'elle continue.
- Il s'est excusé énormément de fois avant de punir notre petit garçon. Ensuite ils passaient leur temps dans le bureau, je n'avais pas le droit de venir et dès que je m'approchais de la pièce, mon mari sortait pour me faire fuir... Mais depuis une semaine après l'incident, il n'est plus revenu. Cet homme... on dirait que ces yeux ressemblaient à celui d'une bête ! Comme ceux d'un serpent venimeux !
Louis la regarda avant de soupirer. Elle délirait sûrement. Un regard comme décrit n'existait pas, et elle voulait un coupable facile. Et cet homme flippant était trop facile, un pain béni.
- Je vous remercie pour votre temps, déclara Louis en se levant. Vous nous avez beaucoup aidé, nous vous rappellerons si nous avons d'autres questions.
- Oh... oui merci messieurs...
Il espérait que du côté de Blondie elle est plus de résultat alors qu'il entama d'une visite avec le voisin Jo.