Luizzi allait parler, quand Bertrand reprit la parole en disant : – Puisque vous avez voulu voir le trou du Vieux-Pont, dit Bertrand, il faut y venir tout à fait à présent ; et puisque vous êtes si curieux, je vais vous montrer un chemin que vous ne connaissez ni les uns ni les autres. Aussitôt, Bertrand se mit en marche en prenant une espèce de fossé à moitié plein d’eau. Comme Luizzi hésitait à le suivre, Bruno lui dit tout bas : – Il ne s’agit point de reculer maintenant. Il doit y avoir des gars à droite et à gauche de nous, et peut-être derrière, qui vous saleraient les reins d’une balle, si vous faisiez mine de broncher. Luizzi se mit à marcher, et, au bout de dix minutes ils arrivèrent dans le creux d’un ravin dont les deux bords avaient été joints autrefois par un pont à deux a

