IX — Retour dans la nuit Le dimanche matin, Bob Eden se leva à une heure extraordinairement matinale pour lui. Et cela pour plusieurs raisons : les torrents de lumière du soleil californien et le chant des coqs de P.J. Madden qui claironnaient dès l’aube. À huit heures, Bob, debout dans la cour du ranch, attendait les événements. Il faisait un temps splendide. C’était le meilleur moment du jour, la fraîcheur nocturne s’attardait encore dans l’air d’un bleu opalin. Bob contemplait le sable, les nuages, les sommets des montagnes, dont les reflets changeants eussent terni par leur éclat les pierreries et les joyaux de la bijouterie paternelle. Il n’était pas insensible aux beautés de la nature. Ébloui par cette radieuse matinée, il se préparait à faire le tour du ranch, lorsque, derrière la

