IVéritablement, lecteur, tu as raison de te plaindre de moi ; et s’il n’est pas trop tard, je vais réparer immédiatement ma faute. Tu veux, avant tout, un esclave, au moins un courtisan dans l’auteur qui sollicite ta faveur. Rien de plus légitime. Et moi, pourtant, je n’ai jamais suivi tes fantaisies, caressé, comme je le devais, tes caprices souverains. Au contraire, le plus souvent je t’ai conduit où tu n’avais aucun désir d’arriver. Moi, moi seul, j’ai frayé ma route à mon gré, sans te consulter ni craindre de me brouiller avec toi pour toujours ; tant la liberté m’était douce alors ! Je ne l’aurais pas changée contre le trône du monde. Il est temps de renoncer à des pensées trop altières. Je le sens, je l’avoue, lecteur. Vois mon repentir ; s’il est tardif, il est du moins sincère. De

