Quand la Révolution éclata, on s’attendait à voir les Balthazar se prononcer pour la République. Il n’en fut rien. Ils demeurèrent chez eux, sombres, silencieux, sinistres. Or, celui dont M. de Bréhaut et Mailloche retrouvaient le cadavre était l’aîné des trois fils, – Simon Balthazar. M. de Bréhaut l’avait, quelques mois auparavant, reçu chez lui, un soir qu’il neigeait, et il lui avait donné l’hospitalité. Simon s’était plein amèrement de la mauvaise réputation qu’on leur avait faite à lui et à sa famille, et il avait protesté de son innocence. Il était parti le lendemain en remerciant le gentilhomme, et depuis on ne l’avait pas revu. Comment Simon avait-il été étranglé par le terrier ? Et comment pouvait-il se faire que Bamboche eût quitté l’écurie la nuit précédente ? M. de Bré

