Chapitre XXIV Que s’était-il donc passé à la Fougeronne pour que Gontran ne vît d’obstacle sérieux à son mariage avec la petite demoiselle que l’inflexible volonté du bonhomme Durand ? Tout et rien, comme on va voir. On se souvient de la colère dédaigneuse avec laquelle Héloïse Fougeron, baronne de Castérac, avait accueilli l’aveu que son fils lui avait fait de son amour pour Blanche Durand. Gontran avait eu un premier moment d’épouvante et de découragement. Habitué à trembler devant sa mère, il avait cru tout d’abord que la baronne préférait le voir mourir de douleur que de consentir à ce qu’il contractât ce qu’elle appelait une mésalliance. Mais, depuis vingt-quatre heures, il s’était opéré un changement tel dans les idées de ce fils des preux élevé dans la naïve croyance qu’il des

