Chapitre XXVIII Le chien était dans un état déplorable. Son corps couvert de sang et de boue, ses longues oreilles déchirées, un fragment d’étoffe accroché à ses dents, ne laissaient aucun doute sur ce qui s’était passé. Au coup de fusil, le chien s’était élancé suivi de son compagnon. L’assassin avait pris la fuite, les chiens l’avaient poursuivi. La conformation du basset, qui a les jambes courtes et torses, ne lui permet pas de courir très vite ; mais il est tenace. Les deux vaillants animaux avaient poursuivi longtemps l’assassin sans l’atteindre, mais très certainement ils y étaient parvenus. Alors, si on en jugeait par les blessures du chien, la lutte avait dû être terrible, acharnée, l’homme s’était défendu avec énergie ; mais les deux bassets avaient dû le mordre cruellement

