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833 Words
09 POINT DE VUE : CHARLOTTE Je ne cesse de me répéter que ça en vaut la peine, peu importe à quel point ça me rend malade. Voulant prendre une bouffée d’air frais maintenant que le restaurant s’est presque vidé, je sors dans la ruelle arrière, attrapant une des poubelles au passage pour la vider dans la benne à ordures. Je viens juste de la poser et j’étire mes bras au-dessus de ma tête quand un bruit me surprend. — Dustin. Monsieur Clarence. Qu’est-ce que tu fais là ? je demande nerveusement alors que l’homme franchit la porte arrière et s’avance vers moi. La ruelle est généralement vide, à part un employé qui sort parfois fumer. — J’étais aux toilettes quand tu es venue nettoyer ma table, répond-il avec désinvolture. — Je ne pensais pas devoir partir sans te dire au revoir. J’essaie de ne pas reculer pendant qu’il réduit la distance entre nous. Même si je voulais le faire, je n’ai pas beaucoup d’espace parce que la benne est à un pied derrière moi. — Eh bien, tu m’as vue. Merci d’être passé aujourd’hui, je dis avec un rire forcé en reculant d’un pas. Je jette un regard vers la porte, maintenant fermée. — Je devrais probablement retourner travailler de toute façon. — Allez, Lottie, me cajole-t-il, souriant de façon suggestive et avançant encore d’un pas. — Qu’est-ce que quelques minutes ? Tu as un peu de temps pour moi, non ? Je suis ton meilleur client, après tout. Je fronce les sourcils, ma main glissant dans ma poche. — Si tu veux récupérer tes cent dollars, je suis contente de te les rendre. Juste… recule, d’accord ! Je perds complètement le contrôle maintenant. Je n’aime pas la lueur lubrique dans ses yeux ni la façon dont il continue de me traquer pendant que je recule. Quand je sens le métal froid et dur de la benne contre mon dos, je craque. — Tiens, je dis en plaquant le billet contre sa poitrine. Il ne fait aucun geste pour le prendre, alors il tombe au sol, et mon regard le suit. Il ricane. — Si tu veux plus d’argent, Lottie, je peux arranger ça. Je suis prêt à dépenser beaucoup pour toi si ça veut dire que je peux te faire perdre la tête. Mes joues brûlent et je le pousse dans la poitrine. — Dégage, Dustin ! Désolée de te décevoir, mais je ne suis pas ce genre de fille. Malheureusement, il est un peu plus gros qu’un homme moyen, donc ma poussée ne le fait presque pas reculer. Il se contente de rire et m’attrape par l’épaule. — Tu pourrais l’être, au bon prix, Lottie. Et t’en fais pas, je vais m’assurer qu’on y prenne tous les deux du plaisir. — J’adorerais t’éclater le crâne, c*****d ! je lui hurle dessus en balançant mon genou vers son entrejambe, mais il intercepte le mouvement avec sa main, la repoussant vers le bas alors qu’il me plaque contre la benne, sa bouche écrasant la mienne. Je crie, mais presque aucun son ne sort, car il en absorbe la majeure partie. Je me tords pour m’éloigner, mais il appuie tout son poids contre moi, une main me maintenant en place par l’épaule, l’autre tripotant ma poitrine. Les larmes me brûlent les yeux et je les ferme avec force. Putain ! Je vais pas me laisser faire comme ça ! Soudain, son poids disparaît, et je cligne des yeux pour voir la bagarre qui se déroule devant moi. — Tu devrais garder tes mains loin des filles qui ne veulent pas de toi, Clarence, lance Brandon en frappant l’autre homme en plein visage, l’envoyant s’écrouler au sol. — Maxfield ! hurle Dustin en luttant pour se relever, mais Brandon l’écrase au sol avec son genou. — C’est pas tes putains d’affaires ! Elle et moi, on a un accord ! — On dirait pas que vous vous compreniez très bien, siffle Brandon en attrapant Dustin par le col et en lui envoyant encore quelques coups de poing au visage. — Considère ça comme ton dernier avertissement, Clarence. Éloigne-toi des femmes qui ne veulent pas de toi, surtout Charlotte. Mon cœur, déjà affolé, repart de plus belle. Pas à cause de l’échange v*****t entre les deux hommes, mais à cause de la façon dont Brandon prononce mon prénom. Fais pas ta pathétique, Charlotte. C’est comme échanger un homme des cavernes contre un autre. Dustin éclate de rire, crachant du sang au passage. — Me dis pas qu’elle t’a eu aussi, Maxfield. Elle est canon, mais je pensais pas que c’était ton genre. Brandon le renvoie au sol d’un coup brutal et Dustin gémit de douleur. — Elle va être ma femme, Clarence. Et si j’entends encore un mot de travers à son sujet ou si tu t’approches d’elle à moins d’un mètre, je te détruis. Et tu sais que j’en suis capable. Je halète à cette déclaration de Brandon. — Hé ! Je suis pas…
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