Chapitre 63

1448 Words

63Mikael était revenu au campement comme dans un rêve, sans même avoir conscience du poids de Volod qu’il avait dû traîner de force, et sans être sûr qu’Emöke les suive. Pendant tout le trajet, il n’avait cessé de revoir le visage d’Ojsternig qui hurlait : « J’ai ta femme ! Et j’ai pris ton fils ! » Il entendait encore son rire fou, qui couvrait tous les autres bruits autour de lui. Dans la tente, quand il l’eut étendu sur sa couche, il comprit que Volod lui avait sauvé la vie. Volod était pâle. Emöke s’agenouilla près de lui, ouvrit sa casaque et déchira sa chemise trempée de sang. Le poignard avait pénétré profondément en haut de son flanc droit. Quand elle eut nettoyé la blessure avec du vin, on distingua, au-delà de l’épiderme, les muscles tranchés et, au fond, la masse sombre du foi

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