Chapter Eight

935 Words
Arina -On est arrivés, dit-il en coupant le contact. Je descend de la voiture suivis d'Azhar. Il m'attrape par le poignet et m'entraîne vers un parc. Le soleil allait bientôt se coucher mais il faisait encore un peu jour vu que nous sommes en été. Il nous mène jusqu'à un petit endroit calme où il y avait peu de monde. Il sort son polaroïd et prend une première photo de moi où j'étais de dos. Je me tourne vers lui, il avait la tête baissé vers la photo qui venait de sortir de l'appareil. J'ai toujours préféré le genre de garçon classe et pourtant, lui est loin de l'être. Il n'a jamais d'autre tenue qu'un survêtement et une casquette sur la tête. Et je pense très certainement que pour rien au monde, il troquerait sa paire de TN pour des mocassins ou son jogging pour un costard ou un simple jean. Mais je lui trouve un charme et j'avoue qu'il est bel homme. -On les fait ses photos ? dit-il en souriant. Je hoche la tête. Il s'approche maladroitement de moi, il me regardait droit dans les yeux. Il lève sa main, un peu hésitant et l'amène à ma joue. Il l'effleure et passe sa main dans mes cheveux. Mes jambes étaient comme paralysées, je n'arrivais même plus à bouger. Il retire mon masque puis ma pince sur la tête et secoue mes cheveux. Ils se détachent, laissant mes boucles atterir sur mes épaules. Il retire sa main de mes cheveux, caresse ma joue et recule de deux pas en se raclant la gorge, assez gêné. On se lâche enfin du regard et il me prend en photo. Au départ j'étais un peu mal à l'aise mais finalement, on a bien rigolé. Un passant nous a même prit ensemble. Azhar a passé son bras sous mes genoux et m'a porté, telle une princesse. -Elles sont stylées, dit-il en les admirant J'allais me rattacher les cheveux mais Azhar m'arrête en attrapant mon poignet. -T'es encore plus belle comme ça. Je souris et lui dépose un b****r sur la joue. Il m'avait tellement mis à l'aise que je me suis enfin lâché. Il a sourit puis il a passé son bras autour de mon cou et nous avançons vers la voiture. Je monte côté passager et lui conducteur. Il tend l'appareil et m'interpelle avec "ouais la bombe". Je me retourne, souris et il prend une dernière photo de moi :          Il prend place face au volant et démarre. Le trajet s'est fait dans une ambiance des plus festive. J'avais passé l'une de mes plus belles soirées de ma vie. Arrivés à l'hôpital, il se gare dans le parking mais on ne descend pas tout de suite. On reste là, dans un silence assez perturbant, assis au fond de nos sièges. -Ta maladie la, dit-il hésitant, c'est dangereux ? Enfin...tu peux en mourrir quoi ? -Oui, tu le sais déjà ça. -J'essaye de me rendre compte. -... -Je t'aime bien, t'es gentille et tout, t'es bon délire...t'es une bonne pote quoi mais...je sais pas, j'aurais du mal à digérer si tu part. Mon cerveau était en pause, tout ce que j'avais retenue c'était le mot "pote" sortir de sa bouche pour me définir. Qu'est-ce que je croyais ? Qu'il pouvait être attiré par moi ? Quelle conne p****n. Avec la gueule qu'il a, il doit en avoir plus d'une à ses pieds mais...je sais pas. Je m'étais dis qu'on se connaissait depuis des mois et que peut-être qu'il serait un minimum attaché à moi. Je raconte quoi moi ? À ses yeux je suis une petite gamine de 20 ans et malade en plus de cela. Mais moi je m'étais attaché à lui pourtant. Ça me fait un peu mal. -J'ai survécu 8 ans avec, peut-être que je vais survivre 8 ans de plus. -J'espère bien. -C'est qu'il m'aime bien le petit Azhar, dis-je en poussant son épaule -en souriant, Tu devrais monter minimoys. On se voit demain. -Bon beh...bonne nuit, dis-je intimidée. Je m'apprête à descendre mais il me retient une nouvelle fois par le poignet. -Eh, en se grattant l'arrière du crâne, y'a moyen que tu me passe ton numéro ? J'ai eu quelques secondes de reflexion avant de lui dicter mon numéro. Je lui fais un petit sourire et remonte dans ma chambre. Je m'allonge sur mon lit et serre l'oreiller contre moi. Si je suis seulement attaché à lui, pourquoi ça me fait aussi mal que ce ne soit pas réciproque ? [...] Les jours passent et se ressemblent. Plusieurs jours où Azhar était complètement porté disparu. Au début, on s'appellait souvent, on s'envoyait des messages à longueur de journée. Mais depuis deux semaines, il ne répond plus et je ne le vois plus à l'hôpital. Je ressentais une sorte de douleur au fond de moi sur le fait qu'il veuille m'ignorer. Ma foi, je peux pas faire grand chose. Si il ne veut pas me parler, qu'il ne me parle pas. Décidément, ils ont tous l'air de marquer ma vie et s'en aller. Après un mois et demi, j'ai enfin pu rentrer chez moi. Tarek, ma mère et ma tante sont venus me chercher. Moi j'étais juste épuisée alors en rentrant je me suis immédiatement endormis. [...] À mon réveil, je prend mon téléphone et à mon plus grand étonement, je venais de recevoir un message d'Azhar. -*Rejoins moi devant la boulangerie du centre.* -*Première fois que tu m'envoie un message sans fautes.* -*Tu viens ou pas ?* -*C'est bon j'arrive.* Je me rince rapidement le visage et enfile un gilet Lacoste appartenant à mon frère. Tout ça était bizarre, sa disparition et sa réapparition soudaine mais je préfère ne pas me prendre la tête avec de banales questions. Je me rend au point de rendez-vous mais j'aurais certainement pas dû venir. Devant moi, se produisait une scène que je n'aurais pu imaginer. Kamar et Azhar s'embrasser fouguesement dans sa voiture...
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