Dans le salon, je rencontrai un inconnu qui ôtait arrivé de Moscou avec Peter Alexandrowitch, et après quelques mots, je sus que le nouveau venu avait l’intention de rester à la maison un certain temps. C’était un homme de confiance envoyé par le prince à Saint-Pétersbourg pour régler quelques affaires de famille importantes, dont Peter Alexandrowitch s’était déjà beaucoup occupé. En me remettant la lettre du prince, cet homme ajouta que la jeune princesse avait voulu m’écrire, elle aussi. Elle avait affirmé jusqu’au dernier moment que sa lettre serait prête sans faute, à l’heure fixée. Mais elle avait laissé partir l’équipage en disant qu’elle n’avait rien à dire, qu’on ne pouvait s’exprimer suffisamment dans une lettre, qu’elle avait gribouillé cinq fouillés de papier et les avait ensui

