ÉPILOGUE I Roscoff. Le vieux port – 15 août 2017Je suis souvent retourné voir Adrian au centre de Perharidy. J’y allais même très régulièrement. Il me suffisait de traverser la baie du Laber à marée basse, ou d’en faire le tour, en tenant Horace en laisse. Adrian n’allait pas bien. Son état ne s’améliorait plus. Son médecin lui avait annoncé qu’il n’y avait plus de progrès possibles. Il savait qu’il ne marcherait plus jamais. Qu’il resterait en fauteuil roulant toute sa vie. Il ne voulait plus sortir, il restait dans sa chambre, regardait à la télévision des images qu’il ne voyait pas. Ou alors, de la salle de repos, face à la plage, il laissait son regard errer sur la mer. Il ne supportait plus de voir passer un bateau, un kayak ou une planche à voile. Tout un monde qu’il ne pourrait plus

