ÉPILOGUE II Lundi 9 octobre 2017Je suis atterré. Je viens, en effet, d’apprendre la mort d’Adrian Kersiroux. Adrian a quitté le centre de soins de Perharidy, hier soir, à la nuit tombante, sur son fauteuil roulant. Personne ne l’a vu partir, personne ne l’a remarqué en route. Il a roulé jusqu’au port de Roscoff, trois kilomètres environ, et s’est laissé tomber du quai. Ce matin, on l’a trouvé dans la vase, entre deux bateaux de pêche, la tête contre son fauteuil. Il s’était attaché à celui-ci avec le lacet de sa chaussure. Il avait, dans la poche de son blouson, une photo de la belle Katell. Et une lettre pour elle, devenue illisible, l’encre lavée et mangée par l’eau de mer. Elle ne saura jamais ce qu’il avait voulu lui dire. C’est peut-être mieux ainsi. On a trouvé sur sa table de nuit,

