PREMIÈRE PARTIE : LA NAISSANCE ET LE VOYAGE D'UNE GUERRIÈRE :

1848 Words
NOTA BENE : Cette histoire est une histoire réelle mélangé avec de l'imagination ; je parlerai des choses réelles puis utilisera le nom des villes qui existent. La partie conceptualisation est là pour expliquer certaines choses qui portent des zones d'ombre. Merci pour la lecture, et n'hésitez pas à donner votre opinion ( positif comme négatif ) à la fin de chaque chapitre. LA CONCEPTUALISATION : – Retenez que la famille de Adejoke et celui de Ahouanjinou sont des familles des "Gouns" qui ont leur origine au Bénin ; c'est leurs ancêtres qui se sont évolués vers le Nigéria; c'est le pourquoi ils l'habitude de parler le Goun-gbe mélangé avec le Yorouba – Le Goun-gbe : est une des variations de Fon-gbe ; ceux qui la manipulent sont appelés " les Gouns" ( au pluriel) ou simplement Goun ( au singulier ). – Adjilete : est l'un des villages du Nigéria situé dans le sud de l'arrondissement de Egbado ( lire : êgbado ) dans l'état de Ogun ( lire : Ogoun ); ses coordonnées géographiques sont 6° 42' 0" Nord, 2° 56' 0" Est et son nom d'origine (avec signes diacritiques) est Ajilete ( lire : Ajilété ). – Tcho : est une expression qui exprime la pitié, la demande de pardon, l'invonlontaire... – Les Yoroubas ont l'habitude de dire " c'est vous même les grands qui aviez dit" au début de toute citation, proverbe ou adage à cause du respect qu'ils ont pour l'aîné à qui ils s'adressent, parce que dans la culture yorouba prononcer des proverbes devant une personne âgée que soit, est une manque de respect envers la personne "Tu as tout faux" : est un jargon utilisé très souvent par les ivoiriens pour tu as menti et/ou tu n'as pas réussi Le café moka : est une boisson non gazeuse avec du sucre ajouté à base de café; il vient d’Éthiopie. Le café moka possède un goût bien spécifique, et ce n’est donc pas un café « classique ». Si vous appréciez le goût moka café ou si vous avez connu les boissons moka café en Afrique, alors vous serez ravi que cette boisson emblématique vienne jusqu'à vous. Threesome ( anglicisme ) : Un plan à trois Sodabi : Le Sodabi est un liqueur obtenu par la distillation du vin de palme. C'est une boisson traditionnelle dans beaucoup de régions tropicales, très répandue en Afrique de l'Ouest. La dénomination sodabi étant utilisée majoritairement au Bénin et au Togo où elle occupe une place importante dans la vie quotidienne et religieuse, elle revêt différents noms selon le pays, par exemple au Cameroun, elle est appelé "ondotol", ou "hâ", en Côte d'Ivoire, c'est le "koutoukou", au Ghana, c'est "akpeteshie", au Nigeria, c'est "ogogoro" – Le sodabi est utilisé notamment pour les grandes occasions : Chaque fête est l’occasion de boire du sodabi. Ainsi, il accompagne souvent les naissances, les mariages, les premières communions, les enterrements, la fête de l’igname, la fête du vaudou. Il occupe une place toute particulière lors des mariages et des funérailles. – Le sodabi au quotidien : Il est courant de partager un verre de sodabi avec ses invités, en signe d’hospitalité et de respect. Le premier verre est parfois déversé sur le sol, accompagné de quelques paroles de prière ou d’une bénédiction. Il est également fréquent d’offrir un verre de sodabi, ou parfois même une bouteille entière en guise de remerciement pour un service rendu ou pour célébrer la signature d’un contrat. Plus qu'un alcool ordinaire, le sodabi est une composante essentielle de la culture béninoise. Il est présent lors de toutes les cérémonies religieuses et familiales, mais également au quotidien. Mais notez bien, les religions qui ne prennent pas l'alcool ne s'approchent pas du tout de Sodabi. Chef : le surnom "chef" est utilisé pour désigner tous corps armés au Bénin LE VODOUN ORO : est désigné le héro conservateur de la biodiversité au Bénin Au Bénin, la nature est pourvoyeuse de divinités. Un arbre, un animal, un enclos végétal, une forêt ou une broussaille cache pour la plupart un sanctuaire, un couvent où loge un vodoun. Célébré comme bienfaiteur par les uns et décrié comme malfaiteur par les autres, le vodoun continue de susciter un espoir en termes de conservation de la biodiversité au Bénin. Le modèle emblématique reste et demeure le vodoun Oro. Par Megan Valère SOSSOU La nature a toujours été l’objet d’attention soutenue émanant des forces religieuses comme les communautés traditionnelles vodoun au Bénin. Une tentative de définition de ce dernier se résume à des idées que les croyants se font de diverses puissances immatérielles émanant soit de faits de la nature, soit de personnes humaines ayant rang d’ancêtres. Bien qu’il y ait une montée du christianisme, le vodoun n’a pas encore été totalement extirpé de l’esprit des béninois quelque soit la génération. Depuis les temps anciens, les hommes veillent dans leurs actions destructives à ne pas inquiéter les forêts sacrées. Le Bénin en compte deux mille neuf cent-quarante (2940) forêts sacrées sur son territoire. Cependant, elles ne couvrent qu’une superficie de 18 360 hectares soit 0,16% explique le Colonel Vincent de Paul BEHANZIN, Chef d’inspection forestière du Zou. Depuis quelques années déjà, la majeure partie de ses forêts sacrées jadis bâties, par certains vodoun subsiste à peine sous forme de reliques éparses en raison de l’action de l’homme, celles érigées par le Vodoun Oro restent un exemple de la survivance naturelle. Une richesse culturelle de l’aire culturelle Yoruba Anago qui conserve strictement la diversité biologique au Bénin. – D’où vient le vodoun oro, l’invisible déesse du vent, divinité de s**e féminin ? : Un prêtre du vodoun Oro ayant requis l’annonymat, nous expose ce que la légende mythique raconte. Il rapporte que « Ogou, le dieu du fer avait demandé à sa sœur Oro, une divinité de s**e féminin et déesse du vent, de venir sur la terre pour offrir des sacrifices à Dieu, le créateur en colère, pour demander son indulgence et obtenir son pardon, après que des divinités qui vivaient toutes avec Dieu l’aient offensé. Dans son voyage vers la terre, la légende révèle que Oro s’est mise toute nue, et a confié ses habits à une autre divinité qui l’accompagnait, à mi-chemin entre le ciel et la terre, afin de permettre au sacrifice de vite se propager aux quatre vents. Etant venue sur la terre pour déposer le sacrifice composé de tous les fruits, les femmes qui ont vu toute nue Oro ont commencé par se moquer d’elle. La divinité a essuyé des coups de fouet, des jets de pierres. Confuse et couverte de honte pour sa nudité, la déesse du vent est allée se cacher dans une forêt. La divinité qui l’avait accompagné est retournée au ciel pour informer Ogou de la situation. La divinité Oro étant fâchée, s’est réfugiée dans la forêt et n’apparaitra en principe que la nuit ». Le Professeur Noukpo Agossou, dans ses écrits « Les villes du Bénin méridional : entre nature et culture ? », justifie de même que le vodoun est toujours implanté dans un décor naturel qui lui imprime son identité. Il l’a maintes fois notifié, le vodoun est né de ou dans la nature. – Connivence entre le vodoun Oro et la diversité biologique Ainsi, avec un principe strict de conservation fondé sur la peur, les forêts sacrées contrôlées par le vodoun Oro sont respectueusement évitées par toute la communauté à cause de son rôle de protecteur spirituelle en faveur de toute la communauté. De plus, ce principe de peur est inspiré selon les spécialistes par cette divinité secrète en raison de stricts édits d’interdiction d’accès et d’exploitation des ressources naturelles. Car, en croire E. Kenali, riverain d’une forêt sacrée, orozoun dans la commune de zangnannado, la divinité résiderait dans toutes les ressources naturelles (végétales, animales et minérales) sur son espace. En cas de violation des interdictions à travers le déboisement, le braconnage au sein de la forêt sacrée ou d’intrusion quelconque, la sanction suprême infligée par le vodoun Oro, connue de tous, consistait à faire disparaître l’individu dans la nature sans aucuns recours. Dès lors, la question qui se pose, demeure, la composition biologique de la forêt consacrée au vodoun oro (orozoun). Selon des études scientifiques alliant nature et culture, il ressort que l’empire naturel du vodoun Oro offre plusieurs espèces d’animaux dont des reptiles, des insectes, des chauves-souris, des primates, des potamochères et trois grandes catégories de peuplements végétaux. Les grands arbres dénommés Atingbo, d’une hauteur de 10 m et plus comme l’iroko, (Lokotin, Milicia excels) ceinturé de rameaux de palmier et qui abrite parfois la divinité, le baobab (Kpasa, Adansonia digitata), le fromager, (Ajolohuntin Huntin, Ceiba pentandra), et le cocotier, (Agonkεtin, Cocos nucifera). La deuxième catégorie d’arbre est constituée des arbres et arbustes, dit Atin, haut de 2 à 10 m, englobe l’hysope, (Désretin, Newbouldia laevis). Cet arbre réputé dans la purification, intervient dans toutes les cérémonies liturgiques. Le palmier à huile (Détin, Elaeis guineenis), dont les rameaux sont utilisés en ficelles rituelles comme symboles d’interdiction. Le figuier, (Aviatin, Ficus polita), qui sert d’ombrage pour les cérémonies réunissant un nombre important d’adèptes. Le Samba, (Olotin, Triplochiton scleroxylon), l’arbre sacré du vodoun Oro, reconnaissable à son fût très élancé, effilé et droit. Et enfin, les arbrisseaux, (Atinvu) et les herbes (zoun kan), qui ont généralement moins de 1 m. Néanmoins, témoigne un initié, le sieur Nougbodohoue, un entretien saisonnier de la forêt sacrée, Orozoun s’effectue à l’occasion des cérémonies rituelles à travers le sarclage des touffes d’herbes l’aménagement des entrées et des sentiers précisant que cette activité s’opère sous la vigilance des dignitaires. Par ailleurs, une complicité est observée entre nature et vodoun Oro sur toute l’étendue du territoire nationale. Autrement dit, où se trouve le vodoun oro, retrouve t- on une forêt systématiquement sacrée et encore vierge. Il s’agit des communes d’influence culturelle yoruba anago comme Ouidah, Covè, Zagnanado, Kétou, Pobè, Ikpinlè, Adja-Ouèrè, Sakété, Ifangni, Bantè, Savè, Ouèssè, Tchaourou, Adjarra, Avrankou et Porto-Novo. Bien que la sacralisation des forêts soit un moyen efficace de protection ou de conservation des ressources naturelles en leur diversité biologique, le Bénin peine à se positionner comme une nation exemplaire dans la conservation de la biodiversité. Politiques et acteurs culturels ont du mal à mettre les petits plats dans les grands en vue de réserver à la génération future une riche biodiversité. Toutefois, rappelons que plusieurs forêts sacrées autres que celles consacrées au vodoun Oro, sont en proie au morcellement et à la vente des réserves foncières. Une situation qui bafoue la culture et la nature du Bénin. Si rien n’est fait, les forêts sacrées les mieux protégées et conservées resteront celles de la divinité Oro, elles-mêmes, victimes des élagages saisonniers dues aux changements climatiques. Ifangnin : est une commune du sud-est du Bénin, chef-lieu de la commune du même nom et préfecture du département du Plateau; Adjégounlê est la ville frontière qui sépare Ifangnin du Nigéria Ikpokia ( Ipokia ) : est une zone de gouvernement local de l'État d'Ogun au Nigeria, c'est là se situe le village de Sêdjê
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