La matinée s’égrena dans un mélange d’anticipation et d’agitation, mes pensées revenant sans cesse sur le mystérieux admirateur dont tout le lycée parlait à voix basse. Les murmures et les spéculations me tenaient en éveil presque autant que le souvenir du rêve étrange qui m’avait visitée la nuit précédente. Lorsque la sonnerie annonça le déjeuner, un mélange de nervosité et d’excitation m’envahit. Je ne pouvais nier le plaisir secret que me procurait cette attention. Artemis, toujours vive dans mon esprit, semblait partager ma fascination, ronronnant doucement : « Te rends-tu compte que tu te laisses autant captiver par ce geste que moi ? » Je secouai la tête, tentant de refouler cette intrusion, mais elle persistait, prête à recevoir ce qui lui était destiné. En entrant dans la cantine

