À découvert

1048 Words
— Non, non ! Je ne veux pas que tu me déranges avec tes questions, pas pour le moment. — Mystère ! Je le saurai de toute façon. — Tu peux m’aider à cogner, s’il te plaît ? — J’ai pas envie de faire tout un plat pour ça, alors oui. Elle me regardait d’un mauvais œil et moi j’étais focus sur le café d’Elena. — J’espère que tu viendras aussi nous servir du café après. — C’est quoi ton problème, Sasha ? Elena ouvre la porte en demandant s’il y a un souci. — Non ! Juste ton café qui va refroidir. — Bonjour, Sasha ! — Bonjour, Elena. Ton sourire. — Lâche-moi. T’es en couple, non ? — D’ailleurs, je m’en vais voir mon amoureux. À plus, les toutorros. — Enfin. Sasha s’en était allée et nous étions restées ensemble. Je la regardais prendre son café. J’étais en admiration. Je repensais à la nuit passée. Je voulais l’enlacer, l’embrasser et la prendre encore, étant donné que le café, c’était l’excuse parfaite. — Humm, très bons ces croissants. — C’est fait maison, en plus. — C’est toi qui les as faits ?? — Non ! La dame de maison, mais le reste c’est moi. — Merci, c’est gentil. — Ton merci est un peu trop sec. Je pense que tu devrais ajouter un nom ou un surnom la prochaine fois. — Ne te prends pas la tête. — Non ! Non ! Je m’en vais saluer mon pote. Écris-moi quand tu finis ton déjeuner. — D’accord. J’étais sortie, direction la chambre de George. Elle ne voulait pas que je la laisse seule, mais elle ne s’était pas interposée au fait que j’y aille. Pourtant, le mécontentement sur son visage se voyait. *George, Sasha & moi* _Toc-toc !_ — Oui, un instant. — Qu’est-ce que vous faites là-dedans ? — On mange seulement, répond Sasha en ouvrant. Je plonge sur le lit. — Ah, mon pote. — T’es bien plus que joyeuse. Et là, je sens qu’il s’est passé quelque chose, même si tu ne le dis pas. — Il n’y a rien. Mais qu’est-ce que toi et Sasha vous me voulez ?? Je dois faire bonne impression pour l’attirer vers moi, non ? — Juste qu’on te connaît. Et oui, il s’est bien passé quelque chose hier soir. — Et qu’est-ce que cela changerait si je vous le disais ? — Rien, on veut juste être fiers pour toi. — Je vous emmerde, dis-je en riant. Et on s’était étouffés de rire. Il était 8h du matin déjà et le dehors devenait de plus en plus clair. Les gars ne savaient pas quoi faire de la journée, sauf George qui avait un rendez-vous professionnel avec une entreprise de la place. Après son départ, nous n’étions que trois. J’avais appelé mon assistante pour reporter mes projets de cette journée-là. Sasha et Elena causaient en sourdine de l’autre côté de la salle. Mon téléphone en main, un message était arrivé et m’avait perturbée. C’était celui de Lina. _« Je vous ai appelée sans succès hier soir et j’ai aussi pensé à vous laisser un message ce matin. Répondez-moi dès que possible. »_ Je n’avais pas envie de répondre, mais cela ne devait pas donner une bonne image de moi vis-à-vis d’elle. Et puis je m’étais éloignée sans rien dire et j’étais allée en terrasse. _Le téléphone de Lina sonne._ — Bonjour ! — Salut. Comment tu vas ? — Bien, et toi ? — Ça va. — Désolée pour hier, j’ai pas vraiment eu le temps entre le boulot, le téléphone et la fatigue. Mais j’espère que tu ne t’es pas vexée. — Non, carrément pas. Je savais que tôt ou tard tu allais me rappeler. — Très bien. Tu voulais m’inviter dans un café ? — Non ! Pas vraiment. Juste prendre de tes nouvelles. — Merci, c’est gentil. On en reparlera plus tard. Là, j’ai du boulot. — Ah non !!! Je vais m’ennuyer, par la suite. — Désolée, mais je dois te laisser. — D’acc. Je ne sais même pas pourquoi je lui avais répondu ainsi. Mais l’évidence était trop visible. Je retourne à l’intérieur. Elles n’étaient plus au salon. Je longe les couloirs histoire de savoir où elles étaient, mais hélas, personne. — Hey, Madame. — Oui, Silvia, où sont passées ces dames ?? — À la grande piscine. — Je vous prépare quelque chose pour les rejoindre, Madame. — Non ! Et bien… oui, des jus de fruits. Préparez-en trois. — Tout de suite, Madame. J’arrive sans prévenir et elles étaient là, maillot de bain, pieds flottant dans l’eau. On voyait de loin la complicité de ces dernières. — Alors, mes dames, je vous dérange ? — Ouais ! répond Sasha. — Et dis donc, ma chérie. — Non ! Elle est juste grossière. Reste pour moi. — Ah bon !? — Toi, Sasha, je ne te comprends pas. Tu veux m’aider ou tu veux m’éloigner de ton amie ? C’est quoi ces pics ? — Rien, juste que je veux que vous me disiez où vous étiez hier. — Va pas trop te mêler non plus, hein. Parce que je t’ai déjà dit qu’il ne s’est rien passé, mais tu insistes avec ça. — Vous me prenez pour qui ?? Après ton départ hier soir, Nyra, je t’ai suivie et je vous ai vues entrer d’une pièce à l’autre. Voilà pourquoi j’insiste, car je sais que vous me mentez. Et là, on était à découvert. Mais je ne voulais pas avouer, et Elena non plus. — Je te jure qu’il ne s’est rien passé. Nyra m’a juste fait visiter et puis nous sommes retournées dans nos chambres respectives. — Jusque-là, tu insistes dans le mensonge. J’ai la preuve que tu n’as pas dormi dans ton lit, ni au salon, mais dans celui de Nyra. — Et ???? — T’en fais trop. Oui, on a eu à s’échanger quelques baisers et rien de plus, promis. — _en riant_ : Ah, enfin tu parles clairement. — _en riant_ : Tu exagères, Sasha !! — _un peu nerveuse_ : Ouais, de jour en jour, George te traîne un peu plus dans ses choses. — Comme quoi, on se ressemble, ma Loulou. — Mdr !! [À suivre...]
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