Chapitre 11Denis avait promptement coupé le son du téléviseur en entendant la sonnerie, toujours un peu inquiet des appels hors les créneaux considérés comme usuels. Son inquiétude se renforça quand il reconnut le numéro des « Toulousains » sur le cadran électronique du téléphone fixe. — Bonsoir, Père, c’est Deng, désolé de vous appeler si tard. Je ne vous ai pas réveillé ? Je vous dérange ? — Non, ni l’un, ni l’autre, je t’en prie. Comment vas-tu ? — Bien, je vous remercie, Père. Tout se passe bien pour vous ? — Oui, parfait, tout va bien : les copains, la mer, la routine tranquille… Et chez vous ? Quelles sont les nouvelles d’Oriane ? Cela fait déjà quelque temps que je ne l’ai pas eue au téléphone. Rien de grave ? — Non, non, ne vous inquiétez pas, rien de bien grave, mais nous aur

