CHAPITRE 2 : CULPABILITÉ

1261 Words
Le père de Camélia MacConely n'avait pas du tout dormie cette nuit. Ça faisait deux jours qu'il n'avait pas des nouvelles de sa fille. Il ignorait si elle et Luciana étaient en bonne santé car d'après les enquêteurs, elles n'ont pas utilisé les billets d'avion réservés par la secrétaire de l'entreprise, alors où sont-elles ? Ils continuent les recherches. Mais en matière d'enquête, les premières quarante huit heures sont décisives. Maintenant c'était officiel : elles sont portées disparues.  Monsieur MacConely se sentait coupable d'avoir forcé sa fille à travailler avec Patrick Forge malgré ce qu'il lui fit subir pendant la croisière. Luciana l'avait pourtant prévenu quand elle était venue le voir dans son bureau, elle avait dit que Camélia n'était pas du genre à ce rebeller et pendant qu'il y pense, sa fille a toujours accepté tout ce qu'il lui proposait sans se révolter.  Il avait toujours pensé que c'était parce qu'il connaissait ce qu'il lui faisait plaisir et qu'elle le savait mais maintenant il en doute beaucoup. Pourquoi n'a-t-il pas vu qu'elle souffrait ? Parce qu'il était trop négligeant, il ne lui a jamais demandé ce qu'elle voulait vraiment, elle, sa fille unique qui n'avait apporté qu'amour, bonheur et fierté dans sa vie depuis sa naissance.  Alors qu'il y songeait, il sentit son épouse bouger dans le lit. -- Jack, tu es encore debout ?             Lui dit-elle -- Je n'arrive pas à dormir.        répondit-il -- mais il est trois heures du matin enfin, tu veux te rendre malade ou quoi ? -- Chérie, je te rappelle que toi non plus tu ne dors pas, sinon tu ne parlerais pas aussi clairement -- Oui c'est vrai mais toi tu ne peux pas te permettre de passer une nuit blanche tu as une santé fragile je te rappelle -- Je ne suis pas si fragile, et comment veux-tu que je me porte bien si personne ne sait où se trouve notre fille ? -- Je prends cette histoire en charge, je suis plus apte à le faire, toi repose-toi. De plus je sais que notre Camélia et son ami vont bien, je le sens Jack -- J'aimerais tellement qu'elle nous appelle pour le confirmer, elle nous en veux tu crois ? -- Ça, personne ne peut le savoir, je sais qu'on aura des nouvelles très bientôt, mais pour l'instant repose-toi d'accord ? -- D'accord mais s'il te plaît ne dit rien au médecin, je n'ai pas le moral pour entendre ses sermons -- Je ne le ferais pas, je te le promets, maintenant repose-toi. --  Viens-là chérie, te tenir dans mes bras me permettra d'être plus rassuré -- C'est bien ce que je comptais faire mon amour ! Patrick Forge prenait sa douche, en pensant à tout ce qui c'était passé depuis qu'il a rencontré Camélia MacConely. C'était une belle rencontre, il se demande encore pourquoi c'est elle qu'il avait embrassé et non Luciana qui était plus son genre. Peut-être que quelque part, son âme savait que cette fille lui ferait du bien car en y repensant les moments qu'ils ont passés à Stanford étaient inoubliables.  Ils étaient vraiment amis là-bas, ils partageaient des journées entières à rigoler, à papoter et il se sentait si vrai dans ces moments là. Ils passaient souvent la nuit ensemble lorsqu'ils décidaient de regarder un film ensemble et qu'ils s'endormaient avant la fin. Elle lui souriait le matin à son réveil, elle était si parfaite qu'il se sentait spéciale avec elle. Mais quand elle a prononcé l'interdit : "je t'aime" il s'est transformé en la pire version de lui-même parce qu'il ne voulait plus aimer.  Suite à cela il aurait pu se racheter sur le bateau mais il a détruit le peu d'estime qu'elle avait encore pour lui. C'est à ce demander si ça vaut la peine d'aimer. L'amour est souvent une chaine de destruction, de souffrance. On te fait du mal, tu fais du mal à ton tour. Après être sortie de la douche, il mit un costume gris, une chemise blanche, des souliers italien noir et sortit de sa chambre sans prendre de cravate. Descendu des escaliers, il se dirigeait tranquillement vers la porte sans jeter un coup d'oeil à sa famille qui prennait le petit déjeuner au dans la salle à manger. -- Tu ne viens pas déjeuner avec nous ?                  L'interrompit-elle sa mère -- Non, je suis pressé, désolé.                Répondit-il -- Ça ne t'empêche pas de nous saluer, si ?                Dit son père -- Heuh oui bien sûr, j'avais la tête ailleurs, j'ai pas fait attention.             répondit-il il -- Et bien dans ce cas, vas avec le chauffeur si ta tête est si en l'air               lui dit sa sœur -- Non, je dois passer prendre Alex alors.. -- Patrick, tu ne peut pas conduire dans cet état je sais que tu ne vas pas me dire ce qui ce passe même si je te le demandait mais s'il te plaît vas avec le chauffeur Peyton à raison  insista sa mère -- Je n'ai rien de grave ne vous inquiétez pas, c'est juste des petits soucis au boulot -- Et bien je suis heureux que l'entreprise te tienne autant à cœur                  répondit son père -- Ouais moi aussi bon là je dois vraiment y aller. Quelques minute plus tard après avoir pris Alex. --  Ça va vieux ?                   Demanda Alex -- Ouais je crois. -- Ne me mens pas Pat -- Je comprends pourquoi Camélia est partie, à sa place j'aurai faire pire. -- Non, ne me dis pas ça, tu sais que moi aussi j'ai ma part de responsabilité dans le départ précipité des filles -- Je sais mais peut-être qu'en reconnaissant nos fautes nous pourrons nous améliorer -- Je sais pas vieux, moi en tout cas j'ai pas fais exprès de la blesser mais toi c'est une tout autre histoire -- Oui je sais, c'est une histoire dramatique. -- Ouais ! -- C'est que j'étais tellement égoïste et aveuglé que je n'ai même pas réfléchi à tout le mal que j'ai fais à cette pauvre fille, je crois même qu'à sa place je n'aurai jamais retrouver le sourire -- Oui mais elle a surmonter tout ça, vous étiez presque redevenu amis mais tu as précipité les choses -- Trop précipité. C'est normal qu'elle soit partie. -- Et moi que dire, j'ai failli tuer Luciana avec ma jalousie. Nous sommes vraiment des plaies. -- Non, nous étions. Écoute, je sais que nous avons fait du mal aux filles, je sais que nous ne les méritons pas mais ça peut changer. -- Changer ? Regarde-toi Patrick, tu as changer ça fait maintenant six mois mais Camélia n'a vu en toi que ce bourreau des coeurs que tu étais, ça sert à quoi de changer si celles pour qui nous le faisons ne le remarquent même pas ? -- Je sais que lorsque tu as voulu te rapprocher de Luciana après son accident elle n'a pas voulu mais c'est juste parce que tout comme moi tu es revenu à la charge un peu trop vite. -- Pas faux, maintenant que tu le dis je comprends mieux. -- Si elles sont parties c'est parce qu'elles ne pouvaient plus nous supporter Alex -- Et si elles ont eu si mal c'est parce que nous avons toujours une grande places dans leur coeur -- Exactement, il faut qu'on passe de ceux qu'il les font souffrir à ceux qui les font sourire Alex Jack MacConely dans son bureau reéssaya le numéro de Camélia, il entendit la sonnerie cette fois-ci, et attendait impatiemment qu'elle décroche. -- "Allô, Papa ?"
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