Chapitre 1 partie 1
Le bruit des gouttes d'eau qui coulent et tombent sur le sol me rappelle toutes les fois où mon don s'est réveillé pour prédire une mort imminente. Je reste là, assise contre un mur aussi froid que la glace, dans l'humidité de la cave. Je suis constamment seule et livré à moi-même car mes parents ne supportent pas mes cris quand mon don s'active sans crier gare. Je pleure sans cesse dans l'espoir que j'arrives un jour me sortir de cette injustice. Depuis petite, je me justifie auprès de mes parents en leur disant que je n'y suis pour rien, qu'il ne faut pas m'en vouloir mais ils ne m'écoute pas et préfère me faire passer du temps dans cette cave par peur que je prédises une autre mort. Alors que je ne cesses de me maudire, la porte de la cave s'ouvre sur mes parents et le père Constantin, un prêtre et un ami de mes parents. Qu'est-ce qu'il va me faire encore ? Ils entrent dans le petit espace, mes parents ont toujours cette haine qui traverse leur regard quand ils me voient. Le père Constantin lui, s'agenouille devant moi.
Père Constantin : Bonjour Erica, comment te sens-tu ?
Erica : J'en aies assez d'être ici.
Je vois ma mère trembler à mes mots qui sont sortis naturellement. Elle pense peut-être que je suis possédée mais ce n'est pas le cas.
Père Constantin : Je vois, as-tu prédis une mort prochaine ?
Je secoue la tête sans parler. Le père Constantin pense toujours que j'arrive à prédire une mort un peu avant les faits mais il se trompe, je le ressent une fois que le mal est fait. J'ai prédis la mort des parents de mes parents, de mon oncle et d'une petite cousine qui est morte très jeune d'un accident de voiture. Je vois dans ma tête les gens mourir comme si j'y étais, c'est tellement effrayant à chaque fois que ça se passe.
Kade : Que pouvez-vous faire aujourd'hui mon père ? Cette malédiction doit cesser.
Père Constantin : J'entends ce que vous dites mais vous n'avez pas suivi mes conseils... Je vous avez demander de ne pas l'enfermer dans cette cave. Certes, elle est majeure mais vous n'avez aucun droit de faire cela.
Nicole : Vous nous dites constamment que ce n'est pas humain mais dès qu'on l'a laisse sortir, on la retrouve presque inconsciente au bord de la mer. Nous savons que lorsqu'elle est comme cela, elle a prédit la mort de quelqu'un qui n'est pas mort d'une mort naturelle.
Père Constantin : Ecoutez, cela fait des années que j'essaie d'aider votre fille mais en me renseignant un peu plus sur ce qu'elle a, je me suis rendu compte que ce n'était pas une possession ou un sort de magie noire...
Kade : C'est quoi alors ?
Père Constantin : Vous ne m'écoutez donc pas ? Je n'arrête pas de vous répéter que votre fille a un don de naissance. Elle est juste née avec ce don et que vous le vouliez ou non, c'est comme ça et comme vous, je ne sais pas comment c'est possible.
Je redresse lentement la tête, c'est la première fois que le prêtre dit haut et fort les choses que mes parents n'acceptent pas d'entendre. Ils disent tous le temps que c'est impossible, personne d'autres dans la famille à ce genre de don.
Kade : On vous a déjà dit que c'était impossible ! Notre famille n'a jamais été maudite par une telle chose avant elle ! Revoyez vos recherches !
Père Constantin : Vous semblez rester sur vos positions. Malheureusement, une énième séance d'exorciste sur une entité qui n'est pas là peut faire mourir votre fille donc, je peux vous dire aujourd'hui que je ne peux rien faire le temps que vous n'accepterez pas cela.
Nicole : Mon père, attendez ! Qu'est-ce qu'on fait d'elle ?
Le prêtre sort de la cave alors que mes parents lui courent après, j'entends encore leurs voix dans l'écho du couloir qui mène à la surface.
Père Constantin : Faites ce que je vous dis, laissez la voir le jour pour une fois !
J'entends la porte d'entrée claquer avant d'entendre des pas rapide qui reviennent dans la cave. Mon père entre furieux dans la petite pièce et me soulève violemment en me disant :
Kade : Sale fille maudite ! Par ta faute, tu dois rester là !
Erica : Ce n'est pas de ma faute ! Pitié relâche-moi !
Les larmes coulent le long de mes joues mais cela ne fait pas lâcher la prise de mon père pour autant. Soudain, je me fige en regardant dans le vide et un voile blanc m'empêche de voir. Des flash me viennent, ceux d'une vieille femme allongée dans son lit. Je me retrouve projeter près d'elle comme si je m'étais téléporter. La vieille dame a un appareil qui permet d'entendre ses battements et d'un seul coup, l'appareil s'emballe laissant place à une ligne droit. La scène me choque quand la vieille dame rouvre les yeux et regarde dans ma direction en me disant :
Vieille dame : Ne te laisse pas faire. Ton don est rare ma petite.
Je secoue la tête pour remettre mon esprit en ordre et au moment où mon regard revient sur la femme, celle-ci à les yeux fermés, éteinte. Tout devient noir et je reviens à moi en criant aussi fort que je le peux. Mon père est obligé de me lâcher alors que je me tiens la tête en m'agenouillant au sol, sentant l'âme de la vieille dame s'envoler de son corps pour aller je ne sais où.