Chapitre 2

2185 Words
Je regarde sans le voir le mec allonger à mes pieds, mort d'une balle en pleine tête. Ma bonté me perdra... J'ai voulu faire le mec sympa avec lui, il avait une bonne tête, et du coup je lui avais laissé un délai d'un mois supplémentaire pour rembourser les 200000 qu'il devait à mon père, mais non apparemment c'était pas encore assez. Et pour couronner le tout, ce con a voulu se barrer. Mes gars et moi, on s'est juste contenter de l'attendre à deux rues de chez lui, on l'a emmener faire un petit tour en bagnole jusqu'à un coin isolé au bord d'un lac, histoire qu'il profite une dernière fois du paysage, et voilà, c'était réglé. Au moins, vous pouvez constater ce qu'il en coûte quand on essaie de se jouer de moi, Théo Fanzolini, fils et futur héritier du grand chef de la mafia Sicilienne. Une fois ma sale besogne effectuer, j'essuie correctement mon arme avec un mouchoir. Ouais j'aime pas quand il y a des traces de doigts ou des éclaboussures de sang sur mon flingue, dites vous que je suis légèrement maniaque sur les bords, puis je le range calmement dans la poche de ma veste tout en tournant la tête vers mon éternel bras droit, mais également mon meilleur ami Théo : " Nettoie moi ça." Marco : " Tout de suite patron." Il se tourne ensuite vers deux autres gars et leur fais signe d'approcher, quand à moi je suis déjà entrain de m'éloigner. Tout en retournant vers la voiture, je sors mon téléphone de ma poche et tape brièvement un texto à mon père C'est fait Puis je remet le cellulaire dans ma veste avant de m'adosser à la voiture en fourrant mes mains dans les poches de mon pantalon. Vous voulez que j'vous dise la vérité ? Cette partie du boulot n'est pas celle que je préfère, bien au contraire, mais quand on est le fils d'un grand mafieux, on a pas vraiment le choix et on obéit aux ordres sous peine de se prendre une énorme raclée. Et on obéit deux fois plus quand votre père vous a officiellement nommer comme futur successeur. Moi, étant petit, je rêvais à une vie tranquille, peinard... Avec une femme, des enfants, mais clairement je peux l'oublier. Cette vie là ne sera jamais pour moi. J'attend toujours devant la berline noir que Marco me rejoigne. Il revient enfin vers moi, le sourire aux lèvres et avec un pas nonchalant. Je ne comprendrais jamais ce mec. Il vient tout juste de se débarrasser d'un corps encore tiède et ça ne lui fait ni chaud ni froid. Arrivé à ma hauteur, il s'arrête devant moi Marco : " On fait quoi maintenant patron ?" Théo : " Pour ce soir, on a rien d'autres de prévu. T'as pas une idée pour passer le temps ?" Je le vois réfléchir en se tapotant le menton, puis son visage s'illuminer. Apparemment, il a trouvé ce qu'il cherche Marco : " On pourrait aller au bar qui est à la sortie de la ville. On m'a dit qu'il y avait des danseuses à poil." Je lui tape sur l'épaule Théo : "J'aime bien ton idée..." Sur la route je reçois un appel, c'est Enzo, un autre de mes gars... Théo : " Ouais ?" Enzo : " Ton père a demandé à ce que tu rentres en Sicile la semaine prochaine. Il dit que tes affaires sont finis ici pour l'instant." J'adore l'affection paternel de mon père... Théo : " Il l'a demandé ou ordonné ?!" Enzo : " A ton avis ?" Je soupire. Ce sera toujours pareil avec lui Théo : " Et mon père ne peut pas m'appeler lui même pour m'le dire ?!" Enzo : " Ah moi patron tu sais, je me contente juste de te passer le message." Et comme d'habitude, personne n'ose contredire mon cher père ou aller à l'encontre de ses ordres, moi l'premier. Une nouvelle fois, je soupire avant de répondre Théo : " Tu lui diras que c'est okay." Enzo : " Ça marche." Il s'apprête déjà à raccrocher je m'empresse de l'interpeller avant qu'il ne le fasse Théo : " Eh Enzo ?" Enzo : " Ouais patron ?" Théo : " On va au bar à la sortie de la ville avec Marco. Tu nous rejoins là bas." Enzo : " Pas de soucis patron. J'arrive tout de suite." Puis je raccroche. Lorsque nous arrivons enfin devant le bar il y a déjà une sacré foule qui fait la queue pour rentrer. C'est si bien que ça là d'dans, ou c'est juste les meufs à poil qui les attirent comme des mouches ?! En tout cas, hors de question pour moi de faire la queue, c'est mort ! Enzo ne tarde pas à nous rejoindre. Une fois tous les trois réunis, nous passons devant tout ces gens et nous dirgeons directement vers l'entrée. Au passage, j'entends certains clients montrer bruyamment leurs mécontentements, mais je choisi de les ignorer c'est mieux pour eux s'ils veulent être encore en vie demain matin. Un vigile m'arrête en posant méchamment sa main sur mon torse et me hurle aux oreilles Vigile : " Vous faites la queue comme tout l'monde !!!" J'entends Enzo et Marco ricanaient derrière moi. Je baisse la tête sur la main toujours poser sur mon torse, puis lève à nouveau la tête vers ce mec et me permet de le toiser d'un oeil mauvais, puis je regarde à nouveau sa main Théo : " Mec, je te conseille fortement d'enlever ta main de là dans les cinq secondes si tu tiens à ta vie !!!" Vu le ton que j'emploie pour m'adresser à lui, il devrait comprendre que je ne plaisante pas. Toutefois, ce mec se permet de laisser sa main sur moi malgré mon ordre. Je souffle un bon coup en fixant mon regard dans le sien. Cinq... Quatre... Trois... Deux... Un... Puis d'un mouvement rapide, je lui saisis le poignet et le lui retourne près à le lui casser. Juste une pression de plus, et le mec perd l'usage de son bras à vie. Fallait m'écouter, pourquoi est ce qu'il faut toujours que j'use de la violence avant qu'enfin on fasse ce que je demande ?! Le vigile se tord de douleur, tandis que moi je retiens un rire nerveux. Marco s'approche de son visage et lui chuchote à l'oreille Marco : " Je te présente mon boss, Théo Fanzolini. Tu dois déjà connaître ce nom, non ?! C'est le fils du chef de la mafia Sicilienne. Si j'étais toi, je nous laisserais passer sans faire trop d'histoire, si tu veux encore pouvoir te servir de ta main à l'avenir... Et du reste aussi par la même occasion." Le vigile lève un regard suppliant vers moi Vigile : " Okay, okay, okay... C'est bon, je savais pas. Je suis désolé monsieur Fanzolini !!! S'il vous plait, ne me faites pas de mal. J'ai une femme et un fils." Je le lâche, il tombe à terre. Je lui crache Théo : " Fais gaffe à c'que tu fais à l'avenir ! Maintenant, tu vas être bien gentil et nous indiqués simplement le coin VIP ! Mes amis et moi, on veut pas d'histoire, on veut juste profiter d'une soirée tranquille après une journée de merde !" Il se redresse avec un regard penaud et fait signe à un de ces collègues de venir nous rejoindre. Ce dernier nous fait entrés dans le bar. Notre look détonne complètement avec les personnes à l'intérieur. Alors que nous, nous sommes vêtus de costumes italien taillé sur mesure, eux sont vêtus de jean's et de t-shirt. Cette population ne sait clairement pas être classe. On est tombés où là ?! Le deuxième vigile nous excortent jusqu'à l'étage dans une pièce à l'écart. Une fois installés dans le canapé, je commande une bouteille de leur meilleur whisky De là où nous sommes, nous avons une très bonne vue sur la scène. Le spectacle débute cinq minutes après notre arrivés. Les premières danseuses ne me font pas un grand effet. Je ne vais pas mentir, oui elles sont belles, elles bougent bien leurs corps, mais leurs shows, personnellement, c'est du déjà vu pour moi. Nous avons exactement les mêmes chez moi en Sicile. Rien d'exceptionnel quoi... Je suis à deux doigts de regretter d'être venu ici. Je jette un rapide coup d'oeil à mes deux acolytes. Par contre, eux à voir leurs visages, ils sont ravi d'être là. Une serveuse arrive avec ma bouteille de whisky. Quand je croise son regard, j'ai un choc ! Elle est absolument magnifique, divine. Un vrai régal pour les yeux. Ces cheveux sont mi long châtains ondulés, sa peau est légèrement hâlé, elle a les yeux verts en amande, sa bouche est parfaitement dessinée couleur pêche, j'adore ce que je vois là devant moi. Je la vois me lancer un rapide regard, j'en profites pour lui sortir mon plus beau sourire. Elle s'empresse de détourner les yeux. Serait-elle troublée autant que moi ? Théo : " Bonsoir mademoiselle." Abby : " Bonsoir Monsieur. Je vous apporte votre commande. Nous sommes désolés pour l'attente, il y a un monde fou ce soir et nous sommes légèrement débordés." Cette belle jeune femme n'ose pas me regarder dans les yeux, et ça m'amuse. Je profite qu'elle dépose la bouteille sur la table pour provoquer un contact entre elle et moi, et lui effleurer sa main. Elle tressaille à mon toucher, moi également d'ailleurs mais je choisis d'ignorer ce qu'il vient de se passer pour le moment. J'enchaîne Théo : " Je vous en prie, prenez quelques minutes pour vous joindre à nous et boire un verre en notre compagnie." Abby : " Merci pour l'invitation c'est gentil de votre part, mais je ne peux pas je dois prendre mon service." Son service ? Mais de quel service elle me parle ? N'est elle pas déjà en plein service là ? Ma foi, autant lui demander directement Théo : " N'êtes vous pas déja en service actuellement ? Je ne vois pas de quoi vous pouvez bien parler, mais dans tout les cas vous pouvez bien prendre cinq minutes de pause pour tenir compagnie au parfait gentleman que je suis n'est ce pas ?" En terminant ma phrase, je lui sors mon plus beau sourire. Elle rit, et je dois avouer que son rire est le plus beau son que j'ai eu l'occasion d'entendre de toute ma vie Abby : " Aussi gentleman que vous soyez je dois aller me changer pour prendre mon second service qui commence dans 10 minutes maintenant. Restez encore unpeu et vous aurez l'occasion de voir de quoi je parle." Théo : " Je peux peut être vous aidez à vous changez ? A deux nous irions beaucoup plus vite." J'ai parlé sans réfléchir, et j'ai peur d'en avoir trop fait. Je ne voudrais pas passer pour un pervers auprès d'elle. A ma grande surprise, elle rit à nouveau Abby : "Je n'crois pas non, nous ne sommes pas assez intimes pour ça. Ravi de vous avoir rencontrer messieurs. Passez une bonne soirée." Et sur ces simples mots, elle tourne les talons et s'en va. Je la suis des yeux dans la foule jusqu'à ce qu'elle passe une porte et que je la perde de vue. Je suis sorti de ma torpeur par Marco et Enzo qui se marrent derrière moi Enzo : " Elle t'a fait de l'effet la serveuse patron hein ?" Marco : " Patron, tu baves." Qu'ils sont cons !!! Rappelez moi pourquoi je ne les ai pas encore jetés dans un lac avec un bloc de béton attachés aux pieds ?! Mais, si je veux être honnête, je dois admettre qu'ils ont raison, elle m'a fait de l'effet cette serveuse, unpeu trop à mon avis. Il faut que je la retrouve, et tout de suite !!! J'entends à nouveau la musique qui se remet en marche. Machinalement, je jette un regard à la scène en contrebas et mon cœur rate un battement... Je la vois ma serveuse, elle est là, au milieu de la scène, à se déhancher sensuellement au rythme de la musique dans un mini costume ne cachant aucun centimètre de peau mis à part son intimité. Ces seins rebondit sont un supplice pour mes sens. Je sens une pointe de jalousie m'envahir quand j'imagine tous ces pervers entrain de la mater et une envie folle de dégainer mon flingue pour tous les buter ! Tout à coup elle s'approche de la barre de pôle dance. Je la vois s'agripper dessus et commence à faire des figures que je ne pensait même pas que c'était physiquement possible. Tous les yeux sont actuellement rivés sur elle. Tous les hommes la regarde, ils sont tous subjugués, tout comme moi. Ils ne sont là que pour elle. Je sens doucement mais sûrement une possessivité dont je ne soupçonnais même pas l'existence m'assaillir inexorablement. A cet instant, je m'en fais le serment, cette fille sera à moi...
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