XXXII-1

2006 Words

XXXII Il passa donc trois ou quatre jours dans la solitude, en proie aux angoisses de la honte et de la misère, ne sachant où fuir l’une et comment arrêter les progrès de l’autre. Son âme avait reçu la plus douloureuse atteinte qu’elle fût disposée à ressentir. Les chagrins de l’amour, les tourments du remords, les soucis même de la pauvreté ne l’avaient jamais sérieusement ébranlé ; mais une profonde blessure portée à sa vanité était plus qu’il ne fallait pour le punir. Malheureusement ce n’était pas assez pour le corriger. Horace était sans force et sans espoir de réaction contre l’arrêt qui venait de le frapper. Enfermé dans un grenier, errant la nuit seul par les rues, il se tordait les mains et versait des larmes comme un enfant. Le monde, c’est-à-dire la vie d’apparat et de dissipat

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