Chapitre 5

1356 Words
Mon livre secret continuait par m’apprendre l’art d’aimer. Je le lisais et le réalisait tous les jours. Mais tout devait encore s’enliser après une journée passée avec mon ami Yaka. Il était l’un des plus grands amis que j’avais. Plus âgé que moi de quatre ans, il m’encourageait à accepter les avances non voilées de Charlotte. Pour lui, je devais la faire mienne sans ménagement puisque c’était tout ce après quoi elle courait. Yaka m’apprenait beaucoup de chose que je ne pouvais sûrement pas découvrir seul. Par exemple aller voler des mangues dans l’arbre du voisin sans se faire prendre. Parler à une femme sans baisser les yeux, se montrer impitoyable face aux lézards qu'on attrapait sur les murs au retour de l’école. Aussi ce dimanche quand nous fûmes revenus de notre habituel chasse aux lézards, nous les prîmes et à l’aide de seringues ramassées sur les dépotoirs, nous leurs injections de l’eau jusqu’à ce qu'ils grossissent comme des crapauds et cela nous faisait marrer. Alors seulement on les libérait fier de notre œuvre. Ce dimanche quand on revint à la maison, Yaka décida de prendre une douche pour lutter contre la suffocante chaleur de cette matinée. Je le suivis jusqu’à la salle de douche et m’arrêtai à l’entrée de la porte causant avec lui de tout et de rien. Yaka,  je l’aimais parce qu'il ne se formalisait guère pour des situations qui auraient pu mettre plus d’un dans l’embarras. Aussi ce fut sans gêne qu'il se dénuda devant moi et commença par se laver. Mes yeux glissèrent tout de suite dans son entrecuisse. Il avait une sorte de bois d’ébène faite qui s’allongeait à vue d’œil chaque fois qu'il passait et repassait sa main savonneuse la dessus. Son phallus durcissait. Il riait à gorge déployé me regardant dans les yeux. Je su alors ce qu’il faisait. Il se masturbait tout en me demandant si j’avais déjà fait l’amour. Je remuai la tête négativement ; trop fasciné et éberlué par le volume de cette chose vivante qui pendait entre ses cuisses. Il avait fait avec sa main, un fourreau dans lequel allait et venait son membre hallucinant. Dieu j’aurai du fuir ce spectacle mais, je ne pouvais savoir que j’admirais là mon peloton d’exécution. Il me disait dans une voix essoufflée  - Attends ! attends ! et tu verras.  Yaka, continuait son manège malaxant précautionneusement son hallucinant membre ; glissant sa main sur toute sa longueur. Son souffle devenait court et ses yeux semblaient alors plus que jamais vitreux avec cette impression qu’ils allaient être exorbités. Yaka accélérait le rythme et il râlait, feulait. Peut-être voulait-il m’amuser mais cela me causait une curieuse impression. Un petit cri s’échappait de sa gorge alors qu’un jet presque blanc gluant s’enfuyait de sa verge qui tressautait dans sa main ouverte ; active au ralenti. Un léger soubresaut, avait finit de faire tressaillir tout son corps et il s’apaisa l’air ravi. Je le regardais toujours fasciné. Je compris qu'il venait d’avoir son plaisir. Il venait d'é******r sous mes yeux avec la plus grande indifférence. Ses yeux hagards m’en disaient long. Mes yeux n’arrivaient plus à quitter sa semence d’une blancheur inerte répandue sur la dalle de la salle de douche. Je n’avais alors qu’une idée faire comme lui ; jouir avec cette même volupté dont je venais d’être témoin. Sentir monter en moi le plaisir ; cette sève brûlante s’exploser dans ma main me faisant gémir sans honte tout comme mon ami. J’en avais farouchement envi et je me sentais capable de recommencer l’expérience. Un travail que j’avais laissé inachevé deux ans plus tôt. Aussi quand je rentrai chez moi, la première chose que je fis fut de m’enfermer illico à double tour dans ma chambrette après avoir cherché les outils nécessaires - savon et eau. Mon livre secret m’attendait jalousement sous mon oreiller. Je commençai mon infâme rituel. C’est alors que je commis la vraie première erreur fatale. J’avais choisi de faire comme l’autre sans me demander si cela était bon pour moi. J’enclenchais ainsi un compte à rebours qui se révélera très lent dans son décompte. Je lisais les histoires obscènes de ses hommes qui couchent avec leurs belles mères ou de ses secrétaires qui se font prendre par leurs patrons dans les toilettes. Ces témoignages amorales de la rubrique les lecteurs nous écrivent m’excitaient. Je savonnais ma main et faisait comme mon ami Yaka en me tripotant sans arrêt. Mon phallus prenait des proportions démesurées. Je me sentais plus que jamais homme et j’étais fier de couver autant de grâce et de virilité. Je me donnais en spectacle à moi-même devant mon miroir que j’avais décroché du mur. Je considérais ce présent bonheur comme mon droit. Un droit que nul ne pouvait m’enlever et que nul ne pouvait m’interdire. Je respirais la volonté de connaître l’absolu extase; ce plaisir lointain qui commençait par se faire sentir alors que ma main tripoteuse   allait et venait le long de mon organe au bout duquel suintait un translucide fruit de mon plaisir. La vue de ces prémices me donnait la force de continuer.  Je commençais par ressentir la bienfaisante impression d’une poussée violente de plaisir traverser mes nerfs depuis mes orteils jusqu’à la racine de mes cheveux. J’étais aux anges et je n’arrivais pas à croire ce qui m’arrivait. Et je ne pouvais m’empêcher de suer. Un jet fluide et puissant s’échappa de moi me libérant de cette doucereuse torture qui n’en finissait pas et je retombai inerte sur le lit. J’étais fourbu ; harassé  de plaisir. Je regardais mon membre qui tantôt fort dans une érection de cheval devenait flasque. Ce petit organe avait pu m’apporter cet état d’âme second ? Cette évasion que je recherchais depuis auprès de Rocky qu’en vérité, je n’avais jamais pu oublier !  J’étais là à avoir toute sorte d’idées saugrenues. Ma semence coulait chaude sur ma main. Je me rappelai alors une phrase de Yaka : « ‍ La magie de l’amour réside dans ce plaisir qu'on découvre caché derrière des coups de boutoir » Cependant, je me disais à quoi bon rechercher encore l’amour auprès des filles si je peux trouver seul la finalité de l’amour ; la finalité de l’acte sexuel. Il ne me restais qu'à adopter la m**********n comme mon mode privilégié pour la recherche de plaisir. Rocky pouvait aller au diable. J’avais entre temps utilisé Charlotte pour rendre jalouse Rocky mais, elle se préoccupait peu de qui je fréquentais et plus encore, elle se moquait de ma laide chérie Charlotte. Le désintérêt apparent dont elle faisait preuve me rongeait l’esprit. J’étais blessé dans mon amour propre. Le temps comme un fleuve coulait et nous grandissions et au lieu de ma Rocky, ce fut Charlotte à l’allure cascadé qui comme un naufragé s’accrochait à moi. Il y avait de quoi rire mais j’étais en vérité malheureux et je ne supportais que Charlotte m’aima. J’étais trop fier de moi pour m’enticher d’une épave. Le comble, tous les efforts qu'elle entreprenait pour s’embellir n’arrivaient qu'à l’enlaidir encore plus. Elle était moche et à l’opposé de Rocky bavarde. Et moi, j’étais trop égoïste ; trop luxuriant pour vraiment l’accepter. En vérité, je voyais plus l’allure et le physique de Rocky sans jauger sa morale et sans me demander si en l’occurrence je lui convenais. Je ne pouvais comprendre que l’amour ne doit pas être appréciation mais acceptation. L’amour, devait être tolérance et humilité mais, moi, j’étais trop grossier ; trop ambitieux et trop vaniteux. Certes comme je le pensais, Charlotte était moche mais elle recelait une beauté à laquelle j’étais aveugle. C’était ce pieux amour sans idées préconçues qu'elle me vouait. C’était cette affection doublée de tendresse infinie qu'elle me portait et moi l’infatieux, je continuais par ne regarder que Rocky pour qui je ne suis qu'un minable ; un garçon de pauvre qui osait vouloir plus grand que lui. Je savais être en route de perdre ces deux filles avec mon indécision à voir clair. Parce que pour Rocky je n’hésitais pas et Charlotte pourrait finir par se fatiguer de courir après moi.  Je décidai de partir à la chasse à l’amour. 
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