Chapitre 2

1081 Words
Depuis que l'avocat Leroy avait commencé par narrer sa conversation avec le mystérieux Larry Martin, le journaliste n'avait pas tenté de lui couper la parole comme il savait si bien le faire en posant de temps à autre des questions. L’avocat Leroy prit une pause puis il reprit aussitôt la parole. ‍" Cet homme que j’avais devant moi, m’étonna fort. Il parlait avec calme assurance alors qu' à sa place d'autres auraient été en train de paniquer au vu de la situation. Il continua donc en me disant :   ‍ - Tout a tourné autour d’un mot. Un mot que beaucoup adorent mais n’ose le dévoiler au vue de se faire critiquer par la société. Un mot qui pour les chrétiens est un tabou; une manifestation du diable. Oui, il s'agit de LA m**********n. Toute ma vie, s’est jouée sur ce mot.  "Je plissai le front, ne comprenant pas en quoi cela avait trait avec son accusation alors lui, perdu dans ses pensée continuait en ces mots : - La première d’entre celles qui devaient m’ouvrir les yeux sur le monde de l’amour, fut Oboubé. Je pense bien que je me dois de vous la décrire. Cependant, parlons d’abord de ROCKY car elle est la raison même de ma rencontre avec vous. Rocky n’avait que neuf ans alors que moi je grimpais les marches de ma douzième année de vie. C’est à cette fille de neuf ans que pour la première fois de ma vie, j’ai dit je t’aime. Comment nous sommes nous connu ?  Rocky faisait la même classe que moi au cour primaire de notre village. En classe j’étais le plus taquin, le plus beau travailleur. J’avais toujours les meilleures notes. Tout comme la plupart des champions, je pensais que toutes les filles devaient m’aimer. Qu'elles m’étaient réservées et que j’avais tout les droits sur elles. Qu'il me suffisait de lever le petit doigt pour qu'elles accourent. Rocky, était cependant une fille timide mais battit comme un garçon. Elle me plaisait. Nous n’étions que des enfants mais je savais qu'’elle n’était pas indifférente à mon charme. Elle me souriait toujours quand je la regardais et cela me comblait d’allégresse. Une joie infinie qui avait sa source dans un coin de mon cœur. Une source intarissable d’où affluait de la joie et de l’amour chaque fois que je la voyais. - Pourquoi me racontez vous tout cela monsieur Larry Martin ? finis-je par lui demander.  - Monsieur l’avocat, je vous l’ai dit. Mon récit risque d’être assez long.  - Tel est mon constat. Mais je pense que vous pourrez tout simplement me relater l’accusation qui est porté contre  vous. Les questions que je vous poserai ensuite m’éclaireront.  - Ecoutez mon histoire monsieur l’avocat. C'est très important parce que vous devriez me défendre devant les juges et le procureur de la république.  - Qu’est ce qui vous prouve que j’accepterai prendre votre défense ?   "Je commençais par être exaspéré par le trop d’assurance de cet homme qui voulait être mon client. Il me répondit en ces termes "   - Vous êtes un bon avocat monsieur et je sais que vous ne défendez que les bonnes causes. Ma cause est bonne. Puis- je continuer ?   ‍- Je vous écoute, dis-je simplement.  - Parfait, merci. Je disais que Rocky exerçait sur moi une extraordinaire fascination. Elle m’avait peut-être envoûté. Je ressentais un certain spleen quand elle n’est pas là. Nous évoluons ensemble dans le domaine scolaire puis un soir alors que nous discutions ensemble dans la cour de l’école, elle m’offrit un gâteau fait de miel qui me plut beaucoup. Elle me dit qu’elle en avait encore à la maison et qu’elle m’en offrirait encore si seulement j’acceptais la raccompagner chez elle après le cours.  Malgré mon âge, je commençais par avoir des idées érotiques. Cette fille bâtit comme un garçon me plaisait trop pour que je me permette de rater une opportunité de me rapprocher encore plus d’elle que d’habitude. Elle m’indiqua que ses parents ne seraient pas à la maison et cela ne fit qu’accroître ma volonté de la suivre. Une fois chez elle, sous prétexte qu'’elle avait chaud, elle alla s’enfermer dans la douche. Je remarquai vite qu’elle n’avait pas menti. Ses parents étaient absents et je devais profiter au maximum de cela. Depuis la douche, la voix de Rocky me parvint au salon. M’indiquant une bibliothèque installé dans un angle du salon, elle m’invita à y dénicher une b***e dessinée pour m’occuper le temps qu’elle me rejoigne. Sa petite voix me donnait des frissons. Je me ruai vers la bibliothèque fouillant furtivement les lignes rangées de livre puis tout d’un coup, mon regard se posa sur un livre caché derrière les autres livres. Je dégageai une demi-douzaine de livre pour le sortir. C’était une petite brochure à peine plus grand que la moitié d’une feuille format A4. Le livre qui devait bouleverser l’ordre de ma vie. Comment pouvais-je cependant savoir que je tenais là entre mes mains une dynamite fumante ? C’était une revue interdite aux mineures. Sur la couverture une belle jeune fille nue comme un verre de terre me narguait avec son sourire enjôleur. Je n'avais que quatorze ans à l'époque et cette vue me bouleversait. C’est alors que l’idée me vint de jouer au voyeur.  Sur la pointe des pieds, je me glissai silencieusement jusqu’à la salle de bain puis à travers le trou de la serrure, je me mis à regarder Rocky prendre sa douche.Elle faisait jouer l’eau sur sa poitrine où naissaient deux seins minuscules.  L’eau ruisselait merveilleusement sur ses fesses rondes riches en chair et son teint clair était encore plus éclatant sous l'effet de l'eau. Ce corps de petite fille me captivait. C’était ma première fois de jouer à ce jeu de voyeurisme et je ne savais pas que cet acte inconvenant allait me suivre le long de ma vie comme une queue dont je ne pourrais me débarrasser. Aujourd’hui encore, je reconnais que regarder ainsi Rocky à travers ce petit troue m’avait procuré énormément de plaisir. Je ne pouvais détacher mes yeux de cette image tabou. J’avais l’impression que l’on avait englué mon attention à cette image et mes yeux s’attardaient surtout sur son entrecuisse où poussaient de fins duvets que je trouvais blancs. Quand elle eut finit de se laver, je rejoignis à la hâte toujours sur la pointe des pieds, ma place dans le salon, luttant de toutes mes forces pour repousser ma virilité de gamin...
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