Altaïr
Moi : C’est comme pour la première fois, mon calme ne leur plaît pas ce qui fait qu’ils m’ont tabassée.
Elle me caresse la joue puis pose délicatement sa tête sur mon torse, je ne devrais pas lui dire les trucs comme ça, je sais très bien qu’elle aime pas mais elle veut savoir quand même.
Moi : T’inquiète pas, je résiste.
Perla : Mais tu résistes depuis trop longtemps, tu vas tenir encore combien de temps ? C’est ça que je me demande, c’est ça que j’ai peur.
Moi : Ils essayent de tout faire pour que je combats contre et c’est moi qui va perdre, le but c’est que je résiste encore tu vois ? Ils doivent savoir que mon comportement dépend de ma sortie c’est pour ça qu’ils en profitent.
Ça ne m’étonnerait même pas que Thibault leur a dit ça, depuis mon arrivée il me déteste pour une raison que je ne sais pas, en réalité je m’en fous, qu’il m’aime ou qu’il m’aime pas ça changera rien du tout pour moi, c’est pas mon pote et ça ne le sera jamais donc il peut continuer à pleurer, sa vie j’en ai rien a foutre et même la vie que je suis en train de mener j’en ai rien à foutre, je vais sortir c’est tout ce que j’ai en tête.
Je sais qu’elle est fier de moi parce que je suis résistant, c’est m’avoir ici, j’ai juste besoin qu’elle continue à venir ici tous les dimanches, j’en ai réellement besoin pour tenir le coup.
Elle sait que ce n’est pas facile pour moi, résister alors que je me fais tabasser c’est vraiment qu’en prison que ça s’est passé, si je n’avais pas une vie à construire derrière ses murs, je les aurais déjà tué un par un sans pitié, ils me pensent faible, c’est pas grave, on va dire que je suis faible pour l’instant.
Moi : Pourquoi tu dis rien ? Tu t’inquiètes pour moi c’est ça ?
Perla : j’ai pas envie de venir ici et d’apprendre que tu t’es fait tabasser, il faut que ça s’arrête Altaïr, ça peut pas continuer comme ça.
C’est pour ça que je ne voulais pas lui dire, elle va commencer à s’inquiéter, elle s’inquiète déjà de toute façon mais quand je me prends des coups et qu’elle est au courant, son inquiétude remonte d’un coup elle est derrière moi quoi qu’il arrive ça je le sais, mais là elle n’a pas à s’inquiéter pour moi, j’ai pas envie de ça.
Moi : T’as peur pour moi c’est ça ?
Elle hoche la tête doucement.
Moi : Je dois résister, si toi-même tu me dis ça, il faut que j’attende un peu pour pouvoir sortir non ?
Pour une seconde fois, elle hoche la tête.
Moi : Fais-moi confiance, tant que je me bats pas alors c’est bon, pour ce qui est de ce qu’il se passe en prison, dès lors que je vais sortir tout sera derrière moi, te focalise pas sur ça s’il te plaît, je vais très bien tu le vois bien.
Perla : À peine je me suis assise sur toi que tu as fais une grimace.
Moi : C’est vrai que j’ai mal, je vais pas te cacher ma douleur mais j’ai connu pire, bien pire que ça.
Elle détourne ses yeux.
Moi : T’es mignonne quand tu t’inquiètes pour moi, j’aime bien.
J’embrasse sa joue puis la serre légèrement contre moi.
J’ai juste envie de sortir là, j’ai besoin d’elle tous les jours et pas qu’un jour de la semaine, ça fait déjà deux ans, deux ans que je résiste à la voir qu’une fois par semaine au lieu de sept.
Moi : Ça va aller pour moi, t’inquiète pas.
Je la force à me regarder puis je souris, elle a encore les larmes aux yeux, elle doit en avoir marre que des personnes me fasse du mal, c’est ma punition alors je l’accepte totalement. J’accepte ce que je suis en train de vivre ici, c’est la seule chose que je peux faire de toute façon au vu du fait que je peux pas sortir.
Moi : Je suis pas ton bébé aujourd’hui ?
Perla : *elle efface ses larmes* Si, tu es mon bébé aujourd’hui, t’es toujours mon bébé.
Elle enroule ses bras autour de mon cou, elle aime trop faire ça, depuis que nous nous sommes rapprochés après notre mariage, elle a commencé à enrouler ses bras autour de mon cou ou alors ma taille, elle fait ce qu’elle veut ça c’est sure mais je crois savoir pourquoi elle fait ça.
Elle veut avoir mon visage plus près du sien surtout là quand nous sommes assis comme ça, c’est pour ça qu’elle fait ça.
Perla : Tu dois faire attention à toi, vraiment parce que moi je m’inquiète beaucoup.
Moi : T’inquiète pas, tout se passe bien tant que je ne réponds pas à la violence.
Perla : Tu vas supporter de te faire tabasser encore combien de temps ?
J’aimerais bien moi-même répondre à cette question mais je ne sais pas, je n’ai jamais réfléchi non plus, pour moi tant que je ne suis pas sorti d’ici il ne faut pas que je réponde avec la violence. J’essaye de tout faire pour m’en sortir et pour me contrôler mais je sais pas si ça va réellement marcher longtemps, J’aimerais bien, mais je sais très bien que je vais perde patience si je vois que ça ne change pas, il faut que j’en parle à mon gardien, je n’ai pas le choix il doit m’aider.
Moi : Je sais pas, on verra.
Là je ne peux pas la rassurer, je veux pas lui mentir en lui disant un temps puis je ne supporte pas jusqu’à en venir aux mains.
Moi : Au lieu de parler de moi tout le temps, toi comment ça va ?
Perla : Oh ben moi ça va, il n’y a pas de problème à l’entreprise ni à la maison, je vais souvent chez nos pères parce que j’ai rien à faire, la maison est vide sans toi, il faut aussi que tu reviennes pour Baguera, tu me manques beaucoup.
Au moins ils ont pu apprendre à se connaître en étant sans moi, Ça veut pas dire que je suis content de son loin de là mais ils ont dû se rapprocher, et ça ça me fait plaisir, Baguera fais partie de ma vie exactement comme elle est j’ai besoin que tous les deux soit soudé, j’ai besoin de ça pour être heureux.
Perla : Ta mère gère très bien l’entreprise et personne ne sait qu’on est marié, elle montre aucun sentiment envers moi, mais dès lors qu’on est chez nos pères c’est tout autre chose, elle est incroyable, vraiment.
Elle me fait un petit sourire, là elle est en train de me dire que j’ai de la chance d’avoir ma mère en vue, c’est à cause de son petit sourire que je dis ça, c’est un sourire triste.
Moi : Reste près d’elle, mon père doit gérer son entreprise et ton père aussi, elle est toute seule.
Perla : Ton père est fous amoureux d’elle, ça se voit rien que dès qu’il la regarde, je t’assure qu’il a une façon de regarder ta mère comme personne ne regarde quelqu’un, il a le même regard que mon père quand il regarde les photos de famille, c’est exactement le même.
Là elle montre clairement de la joie dans ses paroles.
Moi : Et moi ? Je te regarde comment ?
Elle cligne plusieurs fois des yeux, j’ai peut-être pas le regard d’un mec amoureux mais je suis pas pareil comme mon père ou le siens, ça ne veux pas dire non plus que je ne l’aime pas, Elle sait très bien que je l’aime de tout mon cœur, je n’ai même pas besoin de lui dire, elle doit s’en souvenir, elle ne peut pas oublier ça dans tous les cas.
Perla : Avant que tu rentres en prison tu avais un regard mignon sur moi, mais dès lors que t’es rentré ici, ton regard il a changé, il est devenu plus sombre et plus démoniaque et ça même quand tu me regardes.
Je ne dirai rien en continuant de la regarder dans les yeux, elle aime pas me regarder ça ? Elle ferme de me dire que j’ai un regard démoniaque, ça me choque quand même ce qu’elle est en train de me dire, elle dit la vérité ça c’est sure mais je ne savais pas que je paraissait aussi sombre que ça.
Moi : D’accord, je vois.
Perla : C’est pas méchant, je d’écrits juste ton regard.
Moi : Je sais, t’inquiète pas, dès lors que je vais rentrer à la maison, je te regarderai avec la même passion que je te regardais avant, c’est parce que la situation n’est pas facile ici c’est pour ça que mon regard et de le plus sombre.
Perla : Oh là là mais t’es pas obligé de te justifier, ce n’est pas de ta faute je sais très bien.
Je pose mes lèvres sur les siennes quelques secondes, comment j’aurais fait si elle n’avait pas été là ? Mon existence aurait été comment ? Avec qui j’aurai fini ma vie ? Et qui aurait bien plu se mettre avec cette femme ? Heureusement pour moi, elle est à moi, elle m’appartient et pas seulement parce qu’elle portes mon nom de famille, je sais parce que elle arrive à faire battre mon cœur et c’est la seule personne qui arrive à faire ça.
Moi : Je crois qu’il va nous laisser une heure, ça fait déjà plus que 30 minutes.
Perla : Alors tant mieux, tu as besoin de plus de temps pour profiter de moi.
Je ris en posant mes lèvres sur son front.
Moi : Tu dis que je dois faire attention ici, mais toi aussi tu dois faire attention à l’extérieur, tu sais très bien que tu t’entends très bien avec mes hommes alors si tu te sois en tranchée, tu peux les appeler sans problème, de toute façon ils t’aiment déjà bien avant qu’ils te connaissent.
Perla : Ils sont tellement gentil avec moi, je t’ai dit qu’il venait quelques fois à la maison et je t’assure que ça me fait plaisir, je comprends pourquoi ce sont des hommes, ils sont dignes de confiance Ça je n’en doute pas du tout.
Moi : Mais par compte si en a un qui t’approche, je n’hésiterai pas à lui tirer une balle dans la tête, je veux bien être gentil mais personne t’approche.
Perla : Dis n’importe quoi, je les aime comme tes frères.
Elle a raison, je les aime comme mes frère, pourtant j’en ai déjà un que j’aime de tout mon cœur, mais mes hommes moi aussi je les aime, c’est ma famille, nous n’avons pas besoin d’avoir un lien de sang pour être de la même famille, et eux ce sont ma famille, je suis content pour ça.
Perla : J’espère que tu ne regrettes pas ton travail, c’est vrai que c’est pas bien ce que tu as fait, mais tu as rencontré des personnes incroyables et tu as créé des liens avec des hommes que tu considères aujourd’hui.
Je ne regrette pas, je ne regretterais jamais mon ancien travail parce que ça fait partie de moi, ça fait partie de mon identité.
Moi : Y’a rien que je regrette dans ce monde, si ce n’est le fait que je peux pas t’avoir plus longtemps qu’une simple heure.
Altaïr.