Perla
Ajla (mère d’Altaïr) : Tu vas bien mon bébé, olala tu as l’air fatiguée toi.
Je m’avance vers elle rapidement avant de la prendre dans mes bras, je n’en peux plus, mon mari est en train de tout ce mot craquer même si il ne le montre pas, j’ai le cœur brisé de plus en plus, j’ai peur pour lui, j’ai l’impression qu’il ne va pas tenir mais qu’il essaye de tout faire pour ça.
Il me dit de pas m’inquiéter et je n’ai pas envie de m’inquiéter mais je suis obligé, il est en danger et il peut encore plus se mettre en danger et rester là-bas, il y a personne qui l’aide, il est seul contre tous.
Ajla : C’est à propos de mon fils c’est ça ?
Moi : J’ai peur pour lui, j’ai vraiment peur.
Ajla : Pleure pas bébé *elle essuie mes larmes* il n’aurait pas aimé te voir comme ça tu sais ?
Je hoche la tête avant qu’elle me reprenne dans ses bras.
Ajla : Moi aussi j’ai peur pour lui, je sais très bien qu’il est fort et qu’il peut encore résister, mais il va exploser et ce n’est pas ce qu’il faut.
Moi : Il risquerait de ne pas sortir dans les mois qui arrivent.
Ajla : Il sait très bien ce qu’il fait, et il sait très bien ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire, fais-le confiance tu verras.
Une nouvelle fois je confirme de la tête avant de me détacher d’elle, elle m’a un peu rassuré j’ai quand même peur pour lui, de toute façon tant qu’il est là cette peur ne pourrait pas sortir à l’intérieur de moi, je veux la voir près de moi en dehors de la prison pour être tranquille et pour ne plus avoir peur pour lui.
Ajla : T’es mignonne quand tu pleures tu sais ?
Je ris en baissant le regard, elle me fait énormément de compliments sa mère, je suis bien content de m’entendre bien avec elle, le contraire m’aurait fait mal, sachant qu’en plus je n’ai pas de mère et je ne peux pas ressentir cet amour là qu’énormément de personnes ont.
Moi : Merci beaucoup d’être là, merci.
Ajla : T’as pas à me remercier pour ça, j’ai manqué énormément de temps avec toi qu’on aurait pu passer ensemble, déjà pour ça je m’en veux beaucoup.
Elle embrasse ma main.
Ajla : T’es fatiguée, tu devrais monter aller te reposer, ils ne sont pas là encore.
Je lui fais un petit sourire avant de lui embrasser la joue et de monter dans ma chambre, enfin c’est celle d’Altaïr et moi, Ça fait combien de tant que je n’ai pas dormi avec ici ? Ça fait plus que deux ans maintenant et ça me manque tellement.
Là j’ai envie de le serrer dans mes bras je te le dire à quel point il me manque, c’est ça le problème, quand tu t’attaches à quelqu’un jusqu’à tomber amoureuse de cette personne tu ne peux plus te détacher d’elle, ou alors ça va prendre vraiment beaucoup de temps.
De toute façon je n’ai pas trop envie de me détacher de lui, c’est réellement pas ce que je veux, Notre amour est fort je le sais très bien parce que je suis encore avec lui malgré tout, et qu’il m’aime encore malgré qu’il soit derrière les barreaux.
L’idée juste qu’il est en prison m’attriste, c’est à cause de ses conneries ça c’est sûr et certain mais je sais pas, je n’aime pas le savoir là-bas, bien qu’il a pris du volume et qu’il est bien plus musclé qu’avant, je sais très bien qu’il ne mange pas bien là-bas.
Je ne peux pas lui ramener de la bouffe non plus, c’est dommage, mais ça aurait été trop beau pour être vrai, déjà que j’ai un énorme privilège de pouvoir le voir maintenant une heure sans qu’on soit filmé, sans qu’on entende dans la pièce, et sans qu’il y ait un garde avec nous, c’est réellement un privilège qu’on a tous les deux, et ça c’est à cause de son bon comportement.
Je l’ai jamais félicité pour ça, c’est vrai que je l’encourage beaucoup mais je le félicite pas assez, son comportement est exemplaire là-bas surtout pour ceux qui veulent sortir, la prochaine fois que je le vois, je lui dirai si je n’oublie pas.
Je vais passer la semaine ici déjà pour dormir dans cette chambre, mais en plus je ne sais pas pourquoi j’ai l’impression que je sens plus son odeur ici qu’à la maison, peut-être que c’est parce qu’il a grandit ici, il a aussi beaucoup de parfum qui lui ressemble donc je peux mettre sur odeur sur moi.
J’ai l’impression d’être folle parfois, tout ça parce qu’il n’est pas là, après je ne suis pas voir ça je le sais, c’est juste que mon mari me manque c’est tout.
Deux ans, Ça fait déjà deux ans qu’il tient le coup, j’ai pas envie qu’il lâche, depuis qu’il est là-bas il fait énormément d’efforts pour ne pas craquer et il arrive d’ailleurs, il est très fort et j’espère que ça va continuer, je sais pas par contre s’il peut tenir encore un an là-bas, je dis ça parce que je ne sais pas quand il pourrait sortir et qu’il faut qu’il se prépare à rester encore plusieurs mois là-bas. J’ai confiance en lui, et j’ai confiance en sa résistance, encore juste un peu, un tout petit peu.
Je baille en mettant ma main devant la bouche, je suis fatiguée, pourtant je ne fais rien du tout mais je suis fatiguée, j’ai l’impression d’être de plus en plus faible, que plus le temps passe, plus je n’ai envie de rien faire, pourtant ce n’est pas ce que je montre, je montre que j’ai envie de faire si houssas alors dans l’intérieur, ce n’est pas du tout comme ça.
Il faut que je me ressaisisses, je dois être plus forte pour soutenir Altaïr, je peux pas dire stop, pas maintenant.
___
Quelques semaines plus tard.
Avocat : On va avoir un procès dans un mois, Ça peut s’annoncer. mais ça peut s’annoncer mauvais aussi, là je pense que tout dépend de son comportement alors il faut qu’il tienne encore un peu.
Moi : J’espère que ça va bien se passer, merci pour votre travail.
Avocat : Je ne fais que mon travail, il y a pas besoin de me remercier.
Il se lève et je me lève à mon tour, il me serre la main ayant un petit sourire bienveillant, J’espère que je ne me trompe pas sur lui, parfois j’ai peur de me tromper sur les avocats comme je me suis trompé avec l’ancien, d’ailleurs j’ai appris que son travail n’était pas bon, il ne voulait pas dû te faire sortir mon mari et qu’il profiter de son argent.
Là il va être jugé, j’espère qu’il va être enfermé parce que par contre, lui il mérite d’être enfermé, il a fallu moi je l’ai donc à partir de ce moment-là il ne mérite pas de marcher librement dans la rue sachant que c’est un acte volontaire.
Moi : À bientôt monsieur, merci pour votre travail encore une fois.
Cette fois-ci c’est moi qui lui fait un sourire avant de sortir de son bureau, je vois mon mari dans une heure, il faut que je me dépêche pour ne pas être en retard, je pense pas que je vais être en retard si je traîne et si il y a des bouchons c’est sure que je vais pas pouvoir arriver à l’heure.
Je me dépêche de sortir du cabinet d’avocats avant d’aller dans ma voiture, enfin dans celle d’Altaïr, je me rends compte maintenant que je lui ai toujours pas dit, ou je ne sais pas, est-ce que je lui ai dit ?
Je secoue ma tête avant de démarrer, je n’ai pas le temps de penser à ça, tant que je suis pas arrivé il faut que je pense à rien d’autre que sur la route.
Lorsque j’arrive 30 minutes plus tard, je suis contente d’arriver en avance, heureusement qu’il y avait pas de bouchons sur la route, sinon je serai jamais arrivé ayant vingt minutes d’avance.
Je regarde mon portable avant de sourire, c’est Altaïr qui est sur mon fond d’écran, il était en train de faire des crêpes à ce moment-là et son visage était rempli de farine, heureusement que je l’ai pris en photo, à chaque fois qu’il voit cette photo, il grimace ce qui me fait encore plus sourire, je n’ai pas envie d’enlever cette photo, pour lui ça fait pas sérieux mais pour moi ça montre que ce n’est pas que le patron d’une entreprise qu’il aime énormément.
Il a finalement un grand cœur mais qu’il cache derrière ses émotions, personnellement je le connais bien maintenant alors je sais comment il est, mais pour ceux qui le rencontre pour la première fois, c’est très différent, ils ont l’impression de voir un diable devant eux et c’est compréhensible parce que c’est l’image qu’il fait ressortir de lui.
Je sors de la voiture avant de me diriger dans la prison, ce n’est pas un diable, il a un très grand cœur et pour ça il faut apprendre à le connaître pour découvrir ce cœur là. Moi je le connais et je crois que ça suffit, personne a besoin de le connaître, si ce n’est que c’est ami ou son entourage.
Gardien : Toujours en avance, je vais aller le chercher.
Il me met dans la salle avant de partir, il est toujours sourire ce gardien, je vois très bien qu’il aime son métier, je suis sûre et certaine de ça. Ou c’est possible qu’il me sourit par politesse, alors à ce moment-là je serai quand même contente parce qu’il est poli contrairement à l’autre gardien qui ne voulait pas me lâcher pendant une heure. C’était horrible pour moi, j’ai l’impression qu’il voulait me faire du mal et je sais qu’il aurait très bien pu le faire, on était tous les deux dans la pièce il ne m’as pas laissé sortir et je devais être assise, ce n’était pas traumatisant pour moi mais ça aurait pu l’être.
Quand la porte s’ouvre je tourne ma tête faire mon mari qui est souriant, lorsce que la porte se referme, il s’approche de moi rapidement avant d’embrasser mon front.
Altaïr : T’as vu comment tu souris? T’es trop belle.
Je le laisse continuer à embrasser mon front.
Altaïr : *il arrête et se met en face de moi* Tu vas bien ?
Moi : C’est pas à toi de me poser cette question mais à moi, comment tu vas ?
Il rigole en haussant les épaules, il a l’air d’aller beaucoup mieux, en tout cas il est plus souriant que les dernières fois, peut-être qu’il a pris bonne nouvelle c’est pour ça.
Moi : Pourquoi t’es rayonnant comme ça ?
Altaïr : Je sais pas, j’avais envie de te voir et tu es là, tu m’as mis le sourire.
Je souris simplement.
Altaïr : Ça se passe comment pour vous ? Il y a pas de problème ?
Moi : Il y a aucun problème t’inquiète pas pour ça.
Il embrasse mes mains en souriant, je ferme les yeux quelques instants avant de les rouvrir, si seulement il pouvait être comme ça plus souvent malgré sa situation. Ça aurait été beaucoup mieux mais ça voudrait dire qu’il cache quelque chose.
Perla.