IVIl était vêtu comme un chasseur, avec un chapeau de toile, des bottes et un ciré kaki. Il marchait lentement, regardant à droite et à gauche comme s’il guettait. Marie se leva, pleine d’espoir. Peut-être avait-il aperçu Mathilde… Quand il s’approcha, elle demanda : — Auriez-vous rencontré une petite chienne grise sans queue ? Je l’ai perdue il y a plus de deux heures. Il la regarda attentivement et dit : — Oui, je l’ai vue de loin. Elle courait comme une folle. C’était loin, vers le petit étang. Dans cette direction, ajouta-t-il en faisant un geste de la main. — Merci, dit Marie. — Je ne me suis pas inquiété parce que j’ai cru voir quelqu’un avec elle. J’ai dû me tromper. Vous êtes toute seule ? — Oui. — Vous connaissez le coin ? — Non, mais je vais me débrouiller. Le château de

