XXVSi indulgente d’ordinaire, Mme Favoral était trop sévère, cette fois, et c’est bien injustement qu’elle accusait son fils. Elle oubliait, et quelle mère ne l’oublie, qu’il avait vingt-cinq ans, qu’il était homme, et qu’en dehors de la famille et d’elle-même, il devait avoir ses intérêts et ses passions, ses affections et ses devoirs. Parce qu’il quittait la maison pour quelques heures, Maxence n’abandonnait assurément ni sa mère ni sa sœur. Ce n’est pas sans un débat intérieur qu’il s’était décidé à s’éloigner, et encore, en descendant l’escalier : – Pauvre mère, pensait-il, je suis sûr que je lui cause une peine affreuse, mais comment faire autrement !… Le grand air et le mouvement de la rue, quand il y mit le pied, interrompirent brusquement ses réflexions. C’était, depuis que le

