Je veux me partager avec toi

1113 Words
Après ce magnifique dîner, pour la première fois empreint de chaleur, je me retire dans ma chambre et, dès que j’entre, je découvre Kaï-Lani qui était déjà là. - DILANE (avec un sourire taquin) : On dirait que tu m’attendais. - KAÏ-LANI (avec un regard affectueux) : J’étais impatiente de te revoir… - DILANE (se rapprochant avec lenteur) : Mais ils sont encore tous éveillés. Junior pourrait arriver à tout moment… - KAÏ-LANI (d’une voix douce) : Alors dépêche-toi de m’embrasser, mon Dilane… Là, au moins, si je dois partir plus tôt, je m’en irai avec le goût de tes lèvres sur les miennes. - DILANE (avec une lueur d’audace dans les yeux) : Tout compte fait, je ne crois pas que quelqu’un viendra. Et même si c’est le cas, je n’ouvrirai pas. Dit-il en se rapprochant doucement, effleurant ses lèvres avant de les embrasser. Après leur b****r. - KAÏ-LANI (avec un sourire espiègle) : Alors, tu as aimé mon cadeau aujourd’hui ? - DILANE (surpris et amusé) : Hein, mais quel cadeau ? - KAÏ-LANI (avec un air satisfait) : Le poisson. - DILANE (surpris) : C’était donc toi ? Moi qui croyais l’avoir pêché ! - KAÏ-LANI (avec un clin d’œil complice) : C’est bien ce que tu as fait. Je lui ai juste ordonné de se faire attraper. - DILANE (riant) : Tu as raison… Il n’a pas été facile à sortir de l’eau, tout de même. - KAÏ-LANI (riant aussi) : Ah ah ! C’était une blague de Scylla. Ça l’amusait de voir comment vous vous débattiez pour… ne pas tomber et sortir le poisson de l’eau. - DILANE (feignant la colère) : Je n’y crois pas ! Elle va me le payer, Scylla ! - KAÏ-LANI (inquiète) : Hein !? Tu comptes lui faire du mal ? Elle voulait juste plaisanter… Je lui demanderai de s’excuser… Pas besoin de… - DILANE (tentant de la rassurer) : Euh, mais non… C’était juste une façon de parler. - KAÏ-LANI (soulagée) : Ah… D’accord. - DILANE (avec un sourire complice) : Tu me crois vraiment capable de battre une sirène ? - KAÏ-LANI (d’une voix douce et sérieuse) : À vrai dire, ce n’était pas pour elle que je m’inquiétais. - DILANE : Ah oui... Sinon, vous avez bien rigolé au moins ? - KAÏ-LANI : Oui… On s’est bien amusées. Et quand on a raconté l’histoire aux autres, ils ont tous ris aussi. - DILANE : Et ce poisson étrange, qu’était-ce donc ? Tout le monde se posait la question… Il était tellement délicieux ! On l’a partagé avec toute ma famille. - KAÏ-LANI : Tu as bien fait. C’est comme ça qu’on le mange : en famille. C’était un poisson très spécial. Pour un pêcheur, il est possible de ne jamais attraper un tel poisson de toute sa vie. - DILANE : En tout cas, c'était incroyable ce soir, tout le monde était heureux. Ce poisson est vraiment spécial comme tu le dis. C’était une expérience si conviviale que même ma belle-tante en était conquise. Je crois même que c'est la première fois que je la vois rire autant avec nous. Une autre nuit en compagnie de Kaï-Lani dans ma chambre, on s'était même endormi l'un à côté de l'autre, je ne m'étais même pas rendu compte quand elle était partie. Et c'est ainsi que le temps passait, le temps passait si vite que j'avais parfois l'impression de ne pas passer assez de temps avec Kaï-Lani. Maintenant, je partageais mon temps entre la terre et l’océan. Et, sans trop comprendre pourquoi, au bout d’un moment, j’aimais mieux être dans l’océan que sur terre. J’étais vraiment devenu un homme partageant son temps entre deux mondes. Un soir, dans ma chambre avec Kaï-Lani, nous ne nous disions rien, on profitait juste du silence de la présence l'un de l'autre quand elle me dit : - KAÏ-LANI : Dilane… Je… - DILANE : Oui, quoi ? - KAÏ-LANI : Je… C’est un peu embarrassant… dit-elle d’un air timide. - DILANE : Ah bon… Embarrassant à quel point ? - KAÏ-LANI : Très, très, très… - DILANE : Alors ferme les yeux et fais comme si je n’étais pas là. Ensuite, dis-moi. Nous étions couchés sur mon lit et Kaï-Lani avait sa tête posée sur ma poitrine, quand elle se redresse. - KAÏ-LANI : Je sais… Regarde-moi dans les yeux. En la regardant, je n’ai rien compris à ce qui s’était passé. C’était comme si elle avait déposé son désir directement dans ma tête. Était-ce cela qu’on appelait la télépathie ? - DILANE : Tu veux… - KAÏ-LANI : Oui… Je veux me partager avec toi. Ce qu’elle appelait partager n’était rien d’autre que f***********r. J’étais stupéfait à cette demande, je ne savais même pas quoi lui répondre. - KAÏ-LANI : Tu ne dis rien ? (Le regard triste). Tu ne veux pas ? - DILANE : Non… Non ce n’est pas ça… Mais… Je… Je… Je suis… Je suis encore... Puceau. - KAÏ-LANI : Ça veut dire quoi être puceau. - DILANE : Euh… Ce que tu demandes… Je… ne l’ais encore… Jamais fait. - KAÏ-LANI : Oh, mais moi aussi. Chez nous, nous ne devons le faire qu’avec une seule personne de toute notre vie. Et je t’ai choisi Dilane, mais si tu ne veux pas… - DILANE : Mais si… Je le veux bien, d'ailleurs, j'y pense depuis un moment. - KAÏ-LANI : C'est vrai ? Demande-t-elle le sourire aux lèvres. - DILANE : Oui. Mais, il y a un autre problème. Je ne sais pas du tout comment je pourrais faire ça avec toi… Ce n'est qu’on... Ce n'est pas pareil. - KAÏ-LANI : Je comprends... Mais, je pourrais peut-être prendre une forme humaine… Pour notre première fois. - DILANE : Tu pourrais faire ça ? C'est vrai ? - KAÏ-LANI : Oui ! Mais, juste que… Tu sais… Je ne sais pas marcher. - DILANE : Marcher, ce n'est passe un problème, je te porterai même s’il le faut. - KAÏ-LANI : Alors, je reviendrai demain… - DILANE : Ce n’était pas pour tout de suite ? - KAÏ-LANI : Mais non… (riant). J’apprécie ton impatience, mais il me faut un certain temps pour prendre forme humaine… Ça sera pour moi la première fois alors, je dois m’y préparer. - DILANE : D’accord. - KAÏ-LANI : Alors à demain… Mon Dilane. - DILANE : A demain… Kaï-Lani Comme d’habitude, il me suffit de cligner des yeux une fois pour me rendre compte qu’elle n’est plus là. Mon regard vers la fenêtre, je la vis juste me faire des signes d’au revoir de la main avant de plonger.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD