Une fois que je ferme les yeux, je m’endors. Mais mon réveil est brutal. Ma belle-tante entre dans ma chambre, car je suis encore endormi alors que c’est déjà le matin.
- TIFFANY : Mais qu’est-ce que cela signifie ? Tu es encore endormi ? Dépêche-toi de te lever. Et vite !
Mais elle a la désagréable surprise de mon comportement face à cette énième provocation.
- DILANE : Ma tante… J’ai vraiment essayé, mais là, je n’en peux plus. Vas-y, déguerpis.
Choquée, elle reste bouche bée.
- DILANE : Tu n’as pas entendu ? Je t’ai demandé de sortir… (Il se lève de son lit) Allez ! Allez ! Dégage de ma chambre ! Va embêter quelqu’un d’autre avec nervosité.
- TIFFANY : Je ne sais pas pour qui tu t’es pris, mais ça ne va pas se passer comme ça.
Dit-elle furieuse avant de sortir. Et au niveau de la porte, elle croise Junior. Ils échangent des regards quelques secondes, puis elle s’en va. Junior entre à son tour.
- JUNIOR : Oulalalala ! (Ricane) Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Tu l’as mise à la porte de ta chambre ? Ahahah, je n’en reviens pas !
- DILANE : Je crois que j’y suis allé un peu fort, quand même.
- JUNIOR : Ne t’en fais pas pour ça. Mais dis donc, toi ça va ?
Junior regarde Dilane avec un air étrange, puis il remarque sa fenêtre ouverte.
- JUNIOR : Tu as dormi avec ta fenêtre ouverte ?
Dilane hésite. Il réfléchit à une réponse à donner pendant que Junior se rapproche de la fenêtre.
- JUNIOR : Ah, tu l’as ouverte ce matin. On le voit bien à l’humidité. Mais pourquoi t’es-tu recouché si tu t’étais déjà réveillé ?
- DILANE : Ah… Euh… Non… En réalité (Dilane balade son regard dans sa chambre). En réalité… J’ai étudié toute la nuit. Tu sais, j’ai un peu de retard avec les révisions à cause des évènements avec Ka… Dani…
- JUNIOR : Ah oui… Danielle… Ça ira bientôt, j’espère.
- DILANE : J’espère aussi… (Baille). Je me sens encore un peu fatigué… Tu veux bien me laisser un peu de temps ?
- JUNIOR : Bien sûr, frangin… Il faut que j’aille voir la tête de Tiffany. Ahaha ! Bon, à tout à l’heure.
Junior me lance un regard très curieux. Je le vois bien qu’il se pose des questions, mais il ne me les pose pas directement.
Dilane, seul dans sa chambre.
Mais c’était quoi ces regards ? Est-ce qu’il a compris ? J’espère que non… Kaï-Lani a peur de lui. Je ne sais pas pourquoi, mais je dois tout faire pour que Junior ne se doute de rien. Il pourrait lui faire du mal, sinon. Hmmmh, il se doute de quelque chose. Je dois intervenir pour éliminer ses soupçons…
À force de réfléchir, Dilane finit par avoir une idée. Cela faisait déjà plus d’une heure que Junior et sa tante l’avaient chacun à leur tour laissé dans sa chambre. Il sort de sa chambre et cherche Junior.
Il tombe sur Marie-Louise dans les escaliers.
- MARIE-LOUISE : Bonjour Dilane… C’est comment ?
- DILANE : Ouais, bonjour Marie… Ça va, et toi-même ?
- MARIE-LOUISE (se rapprochant de lui) : Je demande, hein… Tu as fait quoi à ma mère ?
- DILANE : Quoi ? Moi ? Mais rien… Je dormais, elle est entrée et… et je lui ai juste demandé de partir… C’est tout !
- MARIE-LOUISE : Hum !
- DILANE : Je suis désolé… Je ne…
- MARIE-LOUISE : Non, ne t’excuse pas. Je connais ma mère. Et parfois, moi-même, je me dis qu’elle a des soucis avec le bien-être des autres. En tout cas… Je suis contente de la voir furieuse comme ça. Bon, moi, j'ai mes affaires à gérer. On se voit plus tard, non ?
- DILANE : Okay, Marie, à plus... Dis, tu ne saurais pas où est Junior ?
- MARIE-LOUISE (avec un ton sarcastique) : Easy, hein ? Tu me demandes quoi comme ça ? Je suis sa gardienne ? Va le voir dehors, là-bas. Dit-elle en s'en allant à l'étage
Marie-Louise avait vraiment un caractère très grossier. Mais chaque fois, je me disais qu’elle n’avait qu’un mauvais modèle de mère et cela ne me préoccupait pas le moins du monde.
J’arrive enfin au niveau de la porte centrale et là, je surprends une conversation entre mon oncle et sa femme.
- TIFFANY : Et il m’a carrément mise à la porte… Mince ! Tu te rends compte ? Tu dois régler cette affaire. Pour qui il se prend ?
- ONCLE : Et tu voudrais que je fasse quoi ?
- TIFFANY : Il faut qu’il parte
- ONCLE (riant) : Ahaha ! Je dois mettre mon neveu à la porte ? Vraiment, tu ne pouvais pas être plus drôle que ça aujourd’hui ? Tiffany, autant mieux que tu le saches, tu as plus de chances de partir d’ici que de le voir lui partir. Est-ce que tu as compris ?
- TIFFANY : Quoi ? Ton neveu me manque de respect et c’est moi qui…
- ONCLE : C’est bien toi qui as commencé… Tu es juste venue te plaindre qu’il t’a mise à la porte de sa chambre. Te connaissant, je mets ma main à couper que c’est toi-même qui a cherché à ce que les choses se passent ainsi. Donc, il ne faut pas venir me déranger.
- TIFFANY : Te déranger ? Moi ? En tout cas, comme tu négliges ça, laisse-moi te dire qu’une fois, en pleine nuit, je l’avais croisé dehors.
- ONCLE : Ah oui ? Et toi, tu faisais quoi dehors en pleine nuit ? Toi qui roupilles comme si tu concourais avec la mort ? (Soupire et se lève). J'en ai assez de ton bavardage. Je vais sortir. Je vais aller faire un tour au débarcadère.
Et il se leva pour s’en aller, la laissant planté là