Représailles

717 Words
Cette fois, une fois à la maison, je n'avais pas retrouvé le bijou dans la chambre, même après avoir fouillé de fond en comble ma chambre, je n'avais rien vu. Je m'étais alors mis à ma fenêtre pour regarder l'océan, je croyais m'en être débarrassé même si tout au fond, j'avais un très mauvais pressentiment et les mots du vieil homme sur la plage me revint à l'esprit. Mais je fis vite de chasser cela de mon esprit. - DILANE : m***e ! Rien ne peut m'arriver. Je lui ai rendu son cadeau, c'est fini maintenant. J'en suis certain. Me dis-je pour me rassurer. Nous étions déjà dans l'après-midi alors la nuit ne tarda pas à arriver. Cette nuit-là, j’ai fait un rêve étrange, un de ces rêves qui se déroulent dans l’intimité de ma chambre. Alors que je dormais paisiblement, je me suis soudainement réveillé. Kaï-Lani était là, debout devant moi, le visage déformé par la colère, ses yeux brillant d’une fureur intense. D’une voix vibrante de rage, elle me lança : - KAÏ-LANI : Je t'offre en cadeau un des biens le plus précieux de ma vie du fond de mon cœur, et toi... et toi, tu le rejettes comme un vulgaire détritus, destiné à souiller l’océan ? Malgré mes efforts pour te comprendre, tu me rejettes comme si j’étais une simple banale bête aquatique comme celle que tu as l'habitude de mettre dans ton assiette. Une créature qui ne peut avoir de valeur à tes yeux et indigne de ton attention. Dilane, as-tu la moindre idée de ce que des êtres comme moi sont capables de faire ? Dans mon monde, un cadeau est une offrande sacrée, une fois accepté, il ne se rend jamais. - DILANE : Quoi ? Mais je n’ai même pas eu le choix ! Tu ne m'as jamais laissé le choix. - KAÏ-LANI : SI ! Tu l’as eu ! Tu aurais pu le laisser. Mais tu la pris. Ne te méprends pas, Dilane, les sirènes ne se laissent pas bafouer impunément. - DILANE : Si j’avais su… Jamais je ne l’aurais touché. Si j'avais su que c'était un poisson d'une autre espèce qui me l'offrait, jamais, je ne l'aurais touché ce foutu cadeau. - KAÏ-LANI : Mais tu la fais… Mais tu l'as fait Dilane. Écoutes moi très bien humain, je n’ai aucune envie de te faire du mal, mais tu as accepté ce cadeau alors, tu devras le garder. Si jamais... Je dis bien, si jamais, tu le rejettes une fois de plus, les conséquences pour toi seront terribles. En plein milieu de son discours, une pression intense s’est emparée de mon poignet. J’ai baissé les yeux, hypnotisé par la douleur, et j’ai aperçu sa main. Lorsque je les ai relevés, elle était déjà face à moi, son visage à quelques centimètres du mien. Pris de panique, j’ai lutté pour me libérer, en vain. Sa poigne était inflexible. D’un geste vif, elle a glissé le bijou dans ma main, me serrant les doigts jusqu’à la douleur. La pression était si intense que j’ai cru que mes os allaient se fracturer et que mes veines allaient exploser, laissant place à un engourdissement glacial. D’une voix menaçante, elle a murmuré : - KAÏ-LANI : Laisses moi te dire, Dilane. Si tu me forces à te montrer à quel point je peux être cruelle, tu le regretteras amèrement. Est-ce vraiment ce que tu souhaites ? Je ne pense pas, alors avant de recommencer ce geste, réfléchis bien. Un brusque sursaut m’a tiré du rêve, me laissant en proie à une vague de tremblements. J’étais dans mon lit, en sécurité, mais l’angoisse du rêve persistait, tenace et oppressante. Tentant de me rassurer, je me suis dit que ce n’était qu’un rêve. Mais la douleur persistante dans mon bras et la sensation de froid qui le parcourait me disaient le contraire. Des traces de doigts bleutées s’y dessinaient clairement visibles. J’ai ouvert ma main et le bijou de Kaï-Lani m’a sauté aux yeux, sa présence tangible confirmant la réalité de mon rêve. La réalité m’a frappé de plein fouet. Je compris que ce n’était pas un simple rêve. La question qui alors envahi mon esprit était : dans quelle situation inextricable m’étais-je jeté, simplement en ramassant un bijou sur la plage ?
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