IV La salle d’attenteEh bien, oui, je t’aime, je t’aime… plus que jamais et pour toujours… À quoi bon lutter et nous débattre ? Notre crime est plus fort que nous… Après tout, est-ce bien un crime de nous aimer ?… Nous étions destinés l’un à l’autre. N’avons-nous pas le droit de nous rejoindre, malgré la vie qui nous a séparés ?… Allons, viens ! C’est fini, nous partons… Demain soir, gare de Lyon, à dix heures… Les billets seront pris, et je t’attendrai… « FRANTZ, » Il y avait un mois que Sidonie espérait cette lettre, un mois qu’elle mettait en œuvre toutes ses câlineries et ses ruses pour amener son beau-frère à cette explosion de passion écrite. Elle avait eu du mal à y arriver. Ce n’était pas facile de pervertir jusqu’au crime un cœur honnête et jeune comme celui de Frantz ; et dans

