III Pauv’pitit mam’zelle ZiziOh ! que Désirée était heureuse ! Frantz venait chaque jour s’asseoir à ses pieds, comme au bon temps, sur la petite chaise basse, et ce n’était plus pour lui parler de Sidonie. Le matin, dès qu’elle se mettait à l’ouvrage, elle voyait la porte s’entrouvrir doucement : « Bonjour, mam’zelle Zizi ! » Il l’appelait toujours ainsi maintenant, de son nom de petite fille ; et si vous saviez comme il disait cela gentiment : « Bonjour, mam’zelle Zizi ! » Le soir, ils attendaient le « père » ensemble, et pendant qu’elle travaillait, il la faisait frémir avec le récit de ses voyages. – Qu’est-ce que tu as donc ? Tu n’es plus la même, lui disait la maman Delobelle, étonnée de la voir si gaie et surtout si remuante. Le fait est qu’au lieu de rester comme autrefois sa

