LXXV

732 Words

LXXVDepuis quelques années, les hôtelleries campagnardes de l’art ont changé d’aspect, de physionomie, de caractère. Elles ne sont plus hantées seulement par le peintre ; elles sont visitées et habitées par le bourgeois, le demi-homme du monde, les affamés de villégiature à bon marché, les curieux désireux d’approcher cette bête curieuse : l’artiste, de le voir prendre sa nourriture, de surprendre sur place ses mœurs, ses habitudes, son débraillé intime et familier, ses charges, un peu de cette vie de déclassés amusants, que les légendes entourent d’une auréole de licence, de gaieté et d’immoralité. Peu à peu, on a vu venir loger dans ces chambrettes, manger à cette gamelle de la jeunesse, de la bonne enfance et de l’étude d’après nature, toutes sortes d’intrus, des professeurs, des offici

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