LXXVIManette se trouvait parfaitement heureuse entre ces deux vieilles femmes, au milieu d’hommes. Les attentions, les prévenances, les égards allaient à sa jeunesse, à sa beauté. Elle se sentait trôner à cette table : elle y était comme une petite reine. Elle trouvait encore dans cette société une satisfaction nouvelle pour elle, et qui la flattait dans la fausse position où elle était. L’épouse du professeur, bonne créature ingénue, s’était laissé prendre à son excellente tenue, au nom dont on l’appelait, à des « Madame Coriolis » qu’elle avait entendus dans l’escalier. Elle croyait que le couple était un ménage, que Manette était la femme du peintre. Aussi avait-elle répondu à ses amabilités. Dans ses rapports avec elle, ses bonjours, les rapprochements du voisinage, les menues relati

